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11/07/2008

La Commission sonne l’alarme pour les retards dans la mise en service des numéros d’urgence 116 destinée aux enfants

Les parents et les enfants doivent pouvoir appeler à l'aide rapidement et gratuitement tout en voyageant dans l’Union européenne. Rien que dans le Royaume-Uni et en Belgique, plus de 7.500 enfants ont été donnés comme disparus en 2007 (www.missingchildreneurope.eu). La préoccupation du public à propos de la sécurité des enfants a augmenté par des cas comme la disparition de Madeleine McCann au Portugal. En 2007, la Commission a réagi en réservant, au niveau national, des numéros de téléphone à six-chiffres commençant par le 116 pour des lignes d’appel d’urgente destinés aux cas d’enfants disparus (116000) et pour les services d'assistance (116111) avec lesquels les enfants peuvent eux même rechercher de l'aide. Cependant, un récent rapport de l’Union européenne prouve que seulement une minorité d'États membres ont assigné ces nombres aux prestataires de service : sept pour le 116000 et dix pour 116111. La Commission invite aujourd'hui les États membres à accélérer la mise en service de ces numéros.

En vertu des lois de l’Union européenne, les États membres ne doivent pas assigner les numéros, il leur est exigé de les réserver et d’informer le public et les prestataires de leur disponibilité. Le rapport démontre que peu d'efforts ont été faits par des États membres de manière à faire connaître la disponibilité des numéros, retardant leur mise en place.

“Il y a un an, la Commission a réclamé des numéros de téléphone européens 116 pour le faciliter aux parents et aux enfants d’appeler à l'aide,” a dit Viviane Reding, Commissaire européenne pour les Télécommunications. “Jusqu'ici seulement la Hongrie a pris toutes les mesures nécessaires pour mettre en place et en service les numéros 116. J'applaudis cet exemple, mais on doit sonner l’alarme dans les 26 autres États membres. Sous la charte de l'UE des droits fondamentaux, signée par tous les États membres, les droits de l'enfance doivent être protégés. C'est dommage que dans beaucoup d’États membres l'action ne semble pas suivre les mots quand il s’agit de mettre en application les numéros qui peuvent fournir une aide précieuse aux parents et aux enfants. La Commission a fait sa part du travail et espère qu'il ne sera pas nécessaire de commencer des procédures légales sur une question où il devrait y avoir un large consensus.”

Le rapport d'aujourd'hui prouve que plus de progrès est nécessaire pour obtenir la mise en service des numéros 116 000 et 116111 à travers l'Union européenne :

* Les numéros 116000 et 116111 ont été rendus publics — disponibles dans 24 pays (Autriche, Belgique, Bulgarie, la République tchèque, Chypre, Danemark, Allemagne, Estonie, Grèce, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Suède, Slovénie et Slovaquie), mais pas en Italie, en Lettonie ou au Royaume-Uni. Les dates limites pour réserver ces numéros étaient le 30 août 2007 (116000) et le 29 février 2008 (116111).

* La plupart des pays ont fait peu pour informer les potentiels prestataires de service à propos des numéros 116000 et 116111. Ceci a retardé la reprise de ces numéros par les potentiels prestataires, la plupart du temps organisations non gouvernementales. De plus amples efforts — des communiqués de presse, email/lettres aux potentiels prestataires, réunions — ont été organisés en Finlande, en France (pour le 116000), en Irlande, en Lituanie, aux Pays-Bas, au Portugal et en Suède.

* Les potentiels prestataires de la permanence téléphonique d’urgence ont révélée leur intérêt pour le 116000 en Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne, Grèce, France, Hongrie, Irlande, Italie, Malte, Lettonie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Slovaquie et au Royaume-Uni, alors que les potentiels prestataires du service d’assistance 116111 se sont révélées en Bulgarie, République tchèque, Danemark, Allemagne, Estonie, Grèce, Finlande, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Suède, Slovaquie et au Royaume-Uni. Cependant, seulement sept États membres (Belgique, Portugal, Grèce, Danemark, Hongrie, Pays Bas et Slovaquie) ont assigné le numéro 116000 aux prestataires du service tandis que dix autres (la Bulgarie, la République tchèque, le Danemark, l'Allemagne, la Grèce, la Finlande, la Hongrie, le Portugal, la Suède et la Slovaquie) ont assigné le 116111.

* Jusqu'ici, uniquement la Hongrie a signalé que les deux numéros (116000 et 116111) sont opérationnels.

Il appartient aux prestataires de rendre opérationnels les numéros d’urgence et d'assistance une fois qu'un État membre leur assigne un numéro. Ces prestataires de service doivent être capables d’assurer dans tout le pays un service irréprochable et gratuitement, 24/7. La Commission suit de près l’évolution et la mise en place des services dans tous les États membres.

Source : Commission Européenne

Au Portugal le 1410 et le 116000

Le Gouvernement portugais, par décision du Ministère de l'Administration Interne, a attribué à l'Institut d'Aide à l'Enfant (IAC) la responsabilité du numéro de téléphone d’appel d’urgence 116000, un système qui permet l'avertissement rapide et gratuit dans les situations de disparition d'enfants.

L'Institut d'Aide à l'Enfant est une institution privée de solidarité sociale, créée en 1983, par un groupe de personnes de différents secteurs professionnels : médecins, magistrats, enseignants, psychologues, juristes, sociologues, techniciens des services sociaux, éducateurs, etc.

Commentaires

Bonsoir tout le monde,

Merveilleuse idée les numéros de téléphone. Mais comme dans toute bureaucratie, il faut du temps … beaucoup de temps, pour coordonner les activités … quand il n'y a pas de revenus en jeu !

Ce que je trouve un peu particulier, c'est la fonction du 2e numéro (116111). Il a été conçu "pour les services d'assistance (116111) avec lesquels les enfants peuvent eux même rechercher de l'aide." Deux commentaires : l'enfant doit être assez vieux pour se souvenir de six chiffres et il doit être capable de ne pas se tromper avec l'ordre de tous ces "uns" (combien de "un" avant le 6, combien après).

Je sais qu'une bonne campagne de publicité pourrait ancrer dans l'esprit des jeunes ce numéro mais ne serait-il pas plus judicieux de faire une campagne pour faire communiquer les enfants en difficulté directement avec la police locale ? Il me semble que le 112, en étant répandu à travers l'Europe, pourrait très bien faire l'affaire pour aider ces enfants. Ils pourraient être transférés à un autre numéro au besoin par la personne prenant l'appel.

Écrit par : Cher Loque | 12/07/2008

bonjour le blog,

rien à dire sinon que j'adhère totalement à ce que dit CHER LOQUE.

bonne journée à tous, sans oublier Maddie et tous les enfants en souffrance!

Écrit par : juanita | 13/07/2008

Bon point pour cet action!

Il faut que les deux numéros se mettent en place avec un peu plus de promptitude et tout ira bien !

Mais, une seule ombre au tableau et qui fait tâche tout de même....., est que ce soit les Mac Cann qui soient venus présenter cette action qui existait déjà aux USA , sous l'appelation du plan Umber , du nom de sa fondatrice...

Les McCann se sont approprier du mérite d’un travail qui n’a pas été le leur, faisant une politique de relations publiques en tentant de s'approprier l' initiative (du Parlement) qui était déjà en cours.... (extrait d'un des articles)

Ils ont fait forts tout de même, mais ils y ont été amené par leurs hautes relations , histoire de détourner les esprits et que l'on pense d'eux qu'ils ne pas ces gens qu'on a dépeints comme des suspects potentiels dans l'affaire de la disparition de leur fille ...

Écrit par : lamotte | 13/07/2008

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