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30/10/2008

"Nous l’avons battu (Leonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"

(Mise à jour) "Les bleus dans le visage de Léonor Cipriano n'ont pas été faits par les inspecteurs (de la PJ)... elle a été bien arrosée dans la prison après son arrivée, en prison personne n'aime les assassins d'enfants," affirme une ancienne codétenue de la maman de Joana soulignant qu'après cette agression "Léonor avait un traitement de faveur de la part de la directrice." La codétenue va plus loin et soutient qu'il n'y a jamais eu autant de bleus sur le visage ou le corps de Léonor même après l'agression de qu'elle aurait été objet au sein de l'Établissement Pénitentiaire d'Odemira, contrariant ainsi la véracité des photos présentés devant le Tribunal de Faro.

leonor expresso.jpgLes révélations faites à SMM, selon cette ancienne détenue, ne sont pas nouvelles, mais n'ont pas été tenues en compte par la Police Judiciaire : "quand j'ai appris ce qu'elles avaient en tête (Léonor et la directrice) j'ai envoyé une lettre à Faro, mais je ne l'est pas signé, car j'avais encore du temps à faire et je ne voulais pas de problèmes."

Si depuis les allégués agressions de qu'elle aurait été victime Léonor à toujours affirmait que l'ancien coordinateur Gonçalo Amaral ne l'avait jamais touché, aujourd'hui, après l'arrivée de l'avocat Marcos Aragão, elle affirme tout le contraire, changeant de version à plusieurs reprises au cours du procès.

 

Une affaire avec plusieurs liaisons dangereuses

Au cours des dernières sessions du tribunal, un ancien chef des gardes de prison est d'ailleurs venu confirmer le comportement anormal de la directrice et sa relation bizarre avec Léonor : selon lui, la responsable de l'établissement aurait même suggéré qu'il devrait changer le contenu d'un rapport écrit à propos du retour de Léonor Cipriano de la PJ de Faro avec quelques marques rouges sur le visage.

Le chef des gardes, António Maia, qui a été entendu comme témoin, a indiqué qu'il était en service le 15 octobre et que Léonor Cipriano, de retour en prison, lui avait confirmé qu'elle était bien tombée dans les escaliers après son interrogatoire dans le bâtiment de la PJ à Faro, car, citant la mère de Joana, elle avait éprouvé un vertige après avoir passé plusieurs heures sans manger. Ce sont ces déclarations, consignées dans le rapport d'Antonio Maia, que la directrice Ana Maria Calado, lui aurait suggéré d'altérer.

 

29/10/2008

Maddie : Ni vérité ni conséquence

30102008005.jpgUn nouveau livre des journalistes Hernâni Carvalho et Luis Maia, intitulé "Maddie : Ni vérité ni conséquence", revient sur les moments plus significatifs de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann, la petite Britannique que les autorités ont décidé de ne plus rechercher.

Les deux journalistes avaient déjà publié un livre à propos des 129 premiers jours de l'enquête.

"Kate et Gerry sont une paire complémentaire, typiquement produite dans la deuxième moitié du XX siècle. Lui, l'homme enfant, qui a besoin d'être orienté par quelqu'un de sa confiance. Elle, la dame de fer, qui a besoin de contrôler, car elle a peur de rester dans les mains d'autres personnes. Par curiosité, ceci est le profil de beaucoup de couples qui ont besoin d'avoir recours à la fécondation assistée... Également, par curiosité, il s'agit du profil d'un couple qui se donne avec régularité aux perversités," écrivent les journalistes.

Hernâni Carvalho, un des journalistes portugais à avoir reçu le plus de lauréats pour sa carrière, est passé par des scénarios de guerre comme la Bosnie, Timor, ou l'Afghanistan. Aujourd'hui, il aborde les faits-divers de la criminalité sans complexes sur une des chaines de télévision le plus populaires du Portugal, TVI.

 

23/10/2008

"Comme il ne s'agit pas d'une petite blonde appelée Madeleine McCann, les gens ne s’en soucient pas".

niños_uganda_tmb.jpgUn groupe d'étudiants britanniques d'origine juive participe aujourd'hui, à Jérusalem, à une marche de protestation contre l'enlèvement de plus de 30.000 enfants ougandais au cours des dernières décennies. Cette marche est organisée dans le cadre de la campagne mondiale "Gulu Walk" qui proteste contre la situation des enfants ougandais dans un conflit qui dure depuis plus de 22 ans.

Selon cette information, avancée aujourd'hui par le quotidien israélien Haaretz, la majorité des enfants enlevés sont devenues des soldats ou encore des esclaves sexuels des forces en conflit.

"Le conflit dure depuis 22 années et il n'est pas au coin de la rue, et comme il ne s'agit pas d'une petite blonde appelée Madeleine McCann, les gens ne s'en soucient pas," protestais Deborah Blausten, porte-parole de l'organisation à Jérusalem.

La marche commence à 18 h devant la Cour Suprême pour se terminer quelques heures plus tard dans la Place Zion (Kikar Tzion).

 

21/10/2008

Dossiers Freeport et Maddie dans l’agenda des autorités portugaises et britanniques

maddie_verdade.jpg

Selon une source proche du Foreign Office et du cabinet du premier ministre Gordon Brown, les autorités britanniques ont récemment abordé avec Lisbonne la suite à donner aux "affaires" Madeleine McCann et Freeport de Alcochete.

L’information a d’ailleurs été confirmée par une source de la Police Judiciaire au Portugal qu’avance également l’accusation de "qu’un échange de bons procédés" aurait été envisagé au cours de ce contact entre les deux pays.

Si le cas "Maddie", comme il est le plus connu, concerne la disparition d’une fillette de trois ans et la protection donnée par les autorités britanniques à ses parents, notamment par l’ingérence directe de la diplomatie et des gouvernements de Tony Blair et Gordon Brown, l’affaire Freeport concerne, selon les dernières informations, le transfert d’argent de comptes offshore au Royaume-Uni vers de personnalités politiques portugaises et les questions relevés au tour de la construction de cette grande surface commerciale à Alcochete.

Freeport 1.jpgLes deux affaires sont embarrassantes et Lisbonne et Londres veulent avant tout éviter que les détails puissent tomber dans le domaine public : les Britanniques veulent éviter que ce soit connu le rôle joué par les autorités dans l’affaire McCann tandis que les Portugais ne veulent plus entendre parler de suspicions de corruption qui puissent toucher le gouvernement et en particulier le socialiste José Sócrates.

Freeport, l’affaire qui dérange

L’annonce, par les autorités britanniques, de l’existence de comptes offshore sur des banques anglaises appartenant à des compagnies liées directes ou indirectement au Portugal et à l’affaire connue par Freeport d’Alcochete, est venue réveiller un dossier d’allégué corruption que le gouvernement portugais voudrais voir oubliée et que les autorités à Londres, du moins publiquement, voudraient voir investigué par une équipe conjointe.

Selon les britanniques, des importantes sommes d'argent ont été envoyés à un bureau d'avocats de Lisbonne agissant en tant qu'intermédiaires d'affaires pour le compte de diverses personnalités portugaises.

Une rencontre officielle entre portugais et britanniques est d’ailleurs prévu dans l’agenda des enquêteurs mais, selon des sources proches du Ministère Public, aucun accord ne parait possible car, officiellement, les autorités de Lisbonne attendant encore les résultats d’une lettre rogatoire expédié en 2005 à l’Home Office et qui n’a obtenu aucune réponse à ce jour.

En tout cas, l’affaire n’est pas enterrée et les allégations volent dans les deux sens entre Londres et Lisbonne accusant la compagnie anglaise Freeport d’avoir payé des "pots-de-vin" à des personnalités de la vie politique portugaise afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour construire le complexe commercial Freeport Alcochete sur des terrains appartenant à la Réserve Naturelle de l'estuaire du Tejo, le fleuve qui borde Lisbonne, ou se trouve l’habitat naturel d’un grand nombre d'espèces en voie de disparition.

L’affaire remonte pourtant à 2005 quand, en pleine campagne électorale, des accusations de corruption sont lancées contre José Sócrates, alors candidat du Parti Socialiste (PS) et actuel Premier-Ministre. Après une enquête dirigée initialement contre la presse, responsable de la divulgation de l’affaire, le juge en charge du procès finit par condamner un ancien inspecteur de la Police Judiciaire, José Torrão, à 18 mois de prison avec sursis pour avoir divulgué des documents confidentiels. Selon le juge, Torrão avait commis un crime de violation de secret par fonctionnaire en photocopiant illégalement des documents internes à la Police Judiciaire avant de les remettre à la presse portugaise, notamment à l’hebdomadaire "O Independente".

La condamnation de l’ancien inspecteur de la PJ a d’ailleurs été confirmé par le Tribunal de la Relation de Lisbonne contrariant ainsi le Ministère de la Justice qui prétendait la répétition du jugement considérant que le crime en cause ne permettait pas l'utilisation de données provenant de la facturation détaillée et de la localisation cellulaire de téléphones portables comme moyens de preuve.

Maintenant, les autorités britanniques, comme c’était le cas dans l’enquête à la disparition de Madeleine McCann, ont demandé qu'une équipe conjointe soit constituée afin de poursuivre l’investigation. Une idée qui ne plait pas à la justice portugaise et qui aurait déjà amené le Procureur-Général, Pinto Monteiro, à refuser la proposition.

Selon une source du Ministère Public à Lisbonne, après la mauvaise expérience vécue avec le gouvernement britannique autour de l’affaire Madeleine McCann, les autorités portugaises voudraient garder un contrôle plus efficace sur l’enquête. Au Portugal, une enquête avait déjà été confiée à la Police Judiciaire de Setubal, sous la tutelle du Procureur du Ministère Public à Montijo, mais n’avait pas produit les résultats attendus et aujourd’hui l’affaire est entre les mains de Cândida Almeida, la responsable du Département central d’investigation et action criminelle (DCIAP).

19/10/2008

Mère de Joana condamné une nouvelle fois

Après une requête considérée infondée, présentée par Marcos Aragão Correia, le nouvel avocat de Leonor Cipriano dans le procès intenté par le Ministère Public contre les inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), la 2éme Cour Criminelle du Tribunal de Faro à condamné la mère de Joana à payer une amende de 270 €.

Pour rappel, Leonor Cipriano à accusée les inspecteurs de la PJ de l’avoir agressée au cours d’un des interrogatoires qui ont précédé sa condamnation à 16 ans de prison pour l’assassinat de sa fille Joana (lire ICI).

Depuis qu’il est devenu l’avocat de Leonor, Marcos Aragão Correia, plus connu pour ses interventions dans l’enquête à la disparition de Madeleine McCann, n’a pas cessé d'annoncer l’introduction de nouvelles requêtes et des nouveaux témoins. Récemment l’avocat, objet lui-même de plusieurs procès-crime, avait annoncé qu’il voulait être mis sous protection indiquant qu’un des inspecteurs l’aurait comparée à un chien à qui on devrait donner une tape sur le flanc.