Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

17/01/2009

L’affaire Cipriano : Joana serait morte sous les coups de son oncle

Imagem1PDF.jpgNouveau témoignage à été écrit par Marcos Aragão

L’avocat Marcos Aragão Correia a révélé hier à la presse, en marge du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), un document signé par Léonor Cipriano, ou la mère de Joana accuse son frère, João Cipriano, d’être l’unique auteur de l’assassinat de la petite fille.

Dans ce document de huit pages, écrit par la main de l’avocat, Léonor Cipriano explique que son frère l’a convaincue à vendre Joana, mais que "les personnes n'avaient pas l'argent promis (une somme que Léonor n'a pas révélée) et João n'a pas livré la fille".

(Pour lire le document au complet, consultez ici les photos ou le PDF).

Cette énième version serait, selon Marcos Aragão, "la véritable histoire," le témoignage de Léonor racontant exactement ce qu’aurait arrivé à sa fille Joana, disparue en septembre 2004.

"Quand Joana est sortie de la maison, l'intention était de la livrer aux personnes et simuler un rapt", affirme l’avocat, expliquant que son oncle, João Cipriano, avait emporté les vêtements de la fillette dans un grand sac.

Selon Marcos Aragão, Joana aurait tout entendu de la discussion entre João et les acheteurs, menaçant son oncle "qu’elle allait tout raconter," après quoi "il aurait commencé à la battre finissant par la tuer".

D’accord avec ce nouveau témoignage, écrit par Marcos Aragão, Léonor n’était pas présente au moment de la mort de Joana mais João Cipriano lui aurait confessé son crime: quand il est retourné à maison il a essayé de cacher l'homicide, mais, devant l'insistance de Léonor, qui aurait détecté des taches de sang dans les pantalons de son frère, João a fini par admettre avoir tué Joana et avoir caché le corps dans un endroit proche de la maison avant de l’enterrer le lendemain.

amaral large 2.jpgÉnième version vise l’ex-coordinateur Gonçalo Amaral

C’est en marge du procès des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire que Marcos Aragão Correia – le même avocat qui affirmait avoir eu une vision de que le corps de Maddie était dans les eaux profondes du barrage d’Arade — à choisie de présenter le document à la presse soulignant que Léonor "a décidé d'oublier et de dire qu'elle ne savait de rien" à cause des "menaces de son frère", mais que la confession de sa participation dans la mort de Joana aurait été faite "sous torture" quand elle a été entendue par les inspecteurs de la PJ.

La nouvelle version des faits entourant la mort de Joana serait d’ailleurs utilisée par l’avocat de Léonor pour pointer du doigt l’ancien inspecteur et coordinateur Gonçalo Amaral, responsable pour l'enquête à la disparition et mort de Joana en 2004 et de Madeleine McCann en 2007.

Dans le document que l’avocat a écrit et que Léonor signe, l’ancien inspecteur est accusé de connaitre la vérité : "Si monsieur Gonçalo le sait, alors pourquoi a-t-il demandé qu’on me batte ? Pourquoi ?".

En déclarations à la presse portugaise, l’ancien coordinateur du DIC de la PJ à Portimão, s’est contenté de dire que Léonor Cipriano a déjà été considérée comme psychopathe (voir vidéo du psychologue Paulo Sargento) et qu’elle ment, soulignant que la mère de Joana, aussi bien que son frère João ont été jugés et condamnés pour la mort de Joana, tout "le reste sont des mensonges qui circulent".

L’avocat de Gonçalo Amaral, António Cabrita, va plus loin et après avoir considéré que le document présenté par Marcos Aragão n’a aucune relevance pour le procès en cours contre les cinq inspecteurs, affirme ne pas croire qu’il s’agit d’un discours de Léonor, mais plutôt l’œuvre de quelqu’un d’autre : "une évidente Instrumentalisation de la détenue à d'autres fins", notamment souiller l’image de Gonçalo Amaral.

Révision de la condamnation de Léonor doit attendre la fin du jugement d’Amaral

La demande de révision de jugement de Léonor et João Cipriano restera à attendre le résultat final du procès des cinq inspecteurs de PJ, accusés d’avoir commis des actes de torture au cours d’un interrogatoire, le lendemain de la confession de Léonor en présence de son avocat de l’époque.

En novembre 2005, les deux frères ont été condamnés, respectivement, à 20 ans et quatre mois de prison et à 19 ans et deux mois, mais, en mai 2008, la Cour Suprême de Justice a réduit les peines pour 16 ans et huit mois de prison.

 

16/01/2009

L’affaire Cipriano : Leonor change d’histoire une nouvelle fois et accuse l’oncle d’avoir tué Joana

464514.gif.jpgLéonor Cipriano, la mère de Joana, la petite fille de sept ans disparue au sud du Portugal en décembre 2004, à une nouvelle fois changé sa version des faits, cette fois-ci à propos de la mort de sa fille.

Jugé et condamné pour l’assassinat de Joana, Léonor Cipriano participe aujourd’hui dans le jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) portugaise, accusés par le Ministère Public d’avoir commis des actes de torture à son encontre.

Hier, comme avait d’ailleurs "prédit" son avocat, Marcos Aragão Correia, à l’occasion du lancement de son livre, Léonor Cipriano a accusé l'oncle de Joana d´avoir assassiné l’enfant après avoir essayé de la vendre.

João Cipriano.jpgSelon Léonor, dans un document signé hier en prison, João Manuel Domingos Cipriano aurait tué Joana après avoir raté la livraison de l’enfant à ses acheteurs.

Aujourd’hui, vers 16 heures (15 h au Portugal) Marcos Aragão Correia, l’avocat de Léonor, accompagné du beau-père de Joana, António Leandro David Da Silva, lira un communiqué à la presse, devant l’entrée du Tribunal de Faro ou se déroule le jugement des inspecteurs de la PJ. Après ce communiqué, le document, au total de huit pages, sera livré au Ministère Public.

Une affaire réveillée pour servir le cas Madeleine McCann

Marcos Aragão Correia.pngAprès avoir trainé dans les tiroirs du Ministère Public pendant plusieurs années, pendant lesquelles les différents procureurs n’ont jamais réussi à établir avec certitude si Léonor Cipriano a été véritablement agressé et par qui, il a fallu l’affaire Madeleine McCann et un "divorce" de plus entre la police et les magistrats, pour que cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) soient accusés d’actes de torture… parmi eux le responsable de l’investigation à la disparition de Maddie.

Étonnamment, Gonçalo Amaral n’est devenue arguido dans ce procès qu’après avoir considéré les parents de Maddie comme suspects dans la disparition de leur fille, ce que tout policier aurait fait au vu des divers éléments de l’enquête.

Même si tous les spécialistes sont d’accord pour affirmer que l’affaire Joana Cipriano n’a aucune relation avec la disparition et mort de Madeleine McCann, les médias britanniques (et quelques portugais) ont été instigués à "réveiller" cette histoire afin de mettre en cause le responsable de l’enquête au sein de la Police Judiciaire, Gonçalo Amaral.

Aujourd’hui, quatre ans après l’assassinat et la disparition du corps de Joana, Marcos Aragão Correia, l’avocat qui a travaillé avec les détectives espagnols de Metodo 3 au service de Kate et Gerry McCann est devenu également l’avocat de Léonor Cipriano et continue à vouloir lier les deux affaires, visant à chaque fois le travail de Gonçalo Amaral.

"Indépendamment de tout ce que concerne l’affaire Cipriano – ou il n’a rien à cirer — si Marcos Aragão Correia réussit à ternir l’image d’Amaral, il aura par la même occasion réussi à redorer l’image des McCann," affirme un spécialiste en communication de la Police Judiciaire, soulignant que "c’était l’objectif tracé avec les Espagnols".


Lire aussi :
Marcos Aragão Correia : à une "vision" de l’affaire Cipriano
Jugement de Gonçalo Amaral le 24 octobre
Mère de Joana condamné une nouvelle fois
"Nous l’avons battu (Léonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"
Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions
Affaire Cipriano : Extrait d'entrevue avec le psychologue et professeur universitaire Paulo Sargento

27/11/2008

Affaire Cipriano : Extrait d'entrevue avec le psychologue et professeur universitaire Paulo Sargento

Duarte Levy interviewe Paulo Sargento — enregistré à Lisbonne, 18 octobre 2008

Duarte Levy : Quelle crédibilité ont les déclarations de Leonor Cipriano concernant les agressions, dont elle prétend être une victime ?

Paulo Sargento : Et bien, l'histoire de Leonor Cipriano aussi bien que celle de son frère, est une de compliquée, parce que, précisément de ce que nous savons, même en termes de tests, des tests qui ont été réalisés à différents moments, sur le frère et sur Leonor, est que leur crédibilité est réduite. Réduite dans le sens où tous les deux sont diagnostiqués ayant des désordres antisociaux avec un degré important de psychopathie.

Généralement, ce type de personne a en réalité une obligation de mentir, dans des circonstances ou le mensonge sert leurs buts, sert l'individu.

C'est-à-dire, ce n'est pas une impulsion de réduire l'anxiété, mais d'atteindre un objectif. Et dans ces circonstances, c’est toujours de crédibilité beaucoup plus réduite.

Quand nous parlons d'une personne, qui a un degré important de psychopathie, et confirmant cette idée… En fait elle, je parle d’elle puisqu'elle a été publiquement confirmée dans des rapports de l'Institut de la Réinsertion Sociale dans différentes circonstances et aussi, dans un rapport de la Commission de Protection de Mineurs d'où ce diagnostic est avancé. Donc, ce type de personne avec ce type de trouble de la personnalité, en réalité ils ont peu de crédibilité dans le sens qu'ils mentent en grande partie pour atteindre leurs buts.

Cela signifie d'une manière prosaïque que du point de vue de l'attribution de leurs jugements moraux, ces personnes ne voient pas de moyens d’atteindre des buts. Et quand en vue est le leur… mettons-le entre parenthèses `pour sauver leurs peaux ' ils peuvent mentir avec conviction.

Dans ces circonstances, leurs témoignages devront être correctement évalués par des spécialistes, de sorte que nous puissions avoir la pleine portée de la véracité, pas de la véracité, mais de la crédibilité de leurs déclarations.

Duarte Levy : Concernant Leonor et son frère, lequel des deux est la personne dominante ? Si en fait ça se produit.

Paulo Sargento : Nous n'avons pas de données… De ce que nous avons du point de vue public, il n'y a pas assez de données pour le savoir, mais il y a un facteur très curieux, qui est celui où le frère dit de façon insistante que `si ma sœur parle je parlerai également'. C'est une reconnaissance publique d'un genre d'assujettissement. Et la totalité du protagoniste de l’affaire relatif à Leonor Cipriano nous donne également un sens matriarcale – c’est à dire du protagoniste dans l'événement entier du crime, ou pas.

Mais la première question à souligner, et ça en est une facile à souligner dans chacune des entrevues données, est que quand le cercle commence à se resserrer, quand ils sont arrêtés, il dit ceci une ou deux fois : `si ma soeur parle je parlerai — je parlerai seulement après qu'elle parle' - ce qui lui donne le protagoniste et répondant à la question, elle est probablement un peu plus d'un commandant que lui.

Entrevue exclusive par Duarte Levy. Image par Joana Morais. ©Tous droits réservés.

18/11/2008

Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions

Images_jornallcipriano.jpgL'affaire Léonor Cipriano : le son ne va pas avec l'image

Un procès qui vise Gonçalo Amaral plus qu'un autre

(Mise à jour)

Selon le médecin du Centre de Santé d'Odemira, ou Léonor Cipriano avait été observé quelques heures après les allégués agressions des inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), les traces qu'il à constaté au moment de la consultation ne correspond pas aux bleus qu'ont peux observer sur les photos présentées au tribunal de Faro.

La reprise du jugement des cinq inspecteurs de la PJ, accusés d'actes de torture à l'encontre de Léonor Cipriano, condamné à 16 ans de prison pour la mort de sa fille Joana, a ainsi été marquée par un nouveau témoignage qui met en cause l'authenticité des photos.

"Ce que j'ai vu c'était un seul coup, très fort, du côté droit," à indiqué le médecin soulignant qu'il serait impossible que les bleus do coté gauche du visage puissent avoir été faits avant sa consultation. Selon les explications données par Léonor au médecin, les lésions présentes sur son visage au moment de la consultation ont été provoquées par une chute volontaire dans les escaliers, après son interrogatoire.

Ce n'est pas la première fois que l'authenticité des photos, prises au sein de la prison, est mise en cause, car elles montrent une Léonor Cipriano avec des bleus sur les deux côtés du visage, en particulier dans les yeux.

Une analyse numérique, effectuée par des experts légaux à la demande de la défense des inspecteurs, avait déjà souligné le manque de fiabilité des photos. Leur basse résolution, l'absence de date ou de l'heure, ont rendu impossible une analyse plus complexe.

Léonor a été battu au sein de la prison même et non par la PJ

Une ancienne codétenue de Léonor Cipriano, en déclarations exclusives à ce blogue, avait déjà confirmé que Léonor Cipriano avait bel et bien été agressée au sein de la prison après son retour des interrogatoires à la PJ.

"Les bleus dans le visage de Léonor Cipriano n'ont pas été faits par les inspecteurs (de la PJ)... elle a été bien arrosée dans la prison après son arrivée, en prison personne n'aime les assassins d'enfants," avait alors confirmé cette ancienne codétenue de la mère de Joana.

Après l'agression au sein de la prison, soulignant qu'il n'y a jamais eu autant de bleus sur le visage ou le corps de Léonor, contrariant ainsi l'authenticité des photos (lire l'article).

Un ancien chef des gardes de prison était déjà venu à la barre pour dénoncer un comportement anormal de la directrice de la prison, Ana Maria Calado, en marge d'une relation bizarre avec Léonor. La responsable de la prison lui aurait alors suggéré de changer un rapport écrit à propos de quelques marques rouges sur le visage de Léonor au moment ou elle rentrait de son interrogatoire à la PJ. Dans le même rapport, le chef des gardiens donnait également compte des explications de la mère de Joana à propos de ses lésions : selon elle les marques rouges étaient bien le résultat d'une chute dans les escaliers après son interrogatoire.

 

Aujourd'hui, à la demande des avocats de défense des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire, le juge qui préside le jugement à accepté de ne pas entendre le témoignage de la directrice de la prison, Ana Maria Calado. La demande se base, selon Maître António Pragal Colaço, représentant de quatre des cinq inspecteurs, sur l'existence d'indices de que la directrice de la prison d'Odemira, Ana Maria Calado, ne serait pas un témoin crédible et impartial.

Une lettre d'une codétenue, adressée aux autorités après les accusations faites à l'encontre des inspecteurs, renforce cette version : selon ce témoin, la mère de Joana avait reconnu auprès de ses codétenues qu'elle serait tombée dans les escaliers, mais que, après une réunion avec la directrice de la prison, elle aurait changé sa version affirmant avoir été torturée et qu'elle comptait toucher une indemnisation.

Un procès qui vise Gonçalo Amaral plus qu'un autre

Marcos Aragão Correia, l'avocat de Léonor Cipriano, prétend maintenant que le Ministère Public (MP) autorise l'ouverture d'un procès autonome à l'encontre de l'ancien inspecteur Gonçalo Amaral. Selon l'avocat, l'ancien coordinateur de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann serait "le principal responsable" des allégués agressions sur sa cliente. En déclarations aux journalistes à sa sortie du tribunal, l'avocat, connu pour sa liaison à l'affaire Madeleine McCann, à indiqué que l'accusation était incomplète tant qu'Amaral n'était pas jugé comme principal responsable et puni pour les allégués actes de torture.

Devant le Tribunal de Faro sont jugées cinq inspecteurs de la PJ accusées par le Ministère Public (MP) de divers crimes : Gonçalo Amaral, l'ancien coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de Portimão, est accusé de ne pas avoir dénoncé les allégués agressions, Leonel Lopes, Pereira Cristóvão et Marques Bonne, sont accusées d'avoir torturé Léonor Cipriano afin d'obtenir sa confession, tandis que l'inspecteur Nunes Cardoso est lui accusé de falsification de documents.

Marcos Aragão Correia, qui avait déjà admis être rentré dans l'affaire Léonor Cipriano à la demande des détectives espagnols au service de Kate et Gerry McCann - ce que Metodo 3 à pourtant nié - continue à viser particulièrement Gonçalo Amaral dans un procès ou personne ne comprend exactement quel serait le rôle de l'ancien coordinateur de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann.

Les allégués agressions ont eu lieu en 2004, mais ce n'est qu'en février de 2008 que le tribunal décide que Gonçalo Amaral serait également jugé à côté des autres quatre inspecteurs, ceci malgré le fait que Léonor Cipriano avait toujours affirmé que l'ancien responsable de la PJ n'était pas présent au moment des faits.

 

30/10/2008

"Nous l’avons battu (Leonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"

(Mise à jour) "Les bleus dans le visage de Léonor Cipriano n'ont pas été faits par les inspecteurs (de la PJ)... elle a été bien arrosée dans la prison après son arrivée, en prison personne n'aime les assassins d'enfants," affirme une ancienne codétenue de la maman de Joana soulignant qu'après cette agression "Léonor avait un traitement de faveur de la part de la directrice." La codétenue va plus loin et soutient qu'il n'y a jamais eu autant de bleus sur le visage ou le corps de Léonor même après l'agression de qu'elle aurait été objet au sein de l'Établissement Pénitentiaire d'Odemira, contrariant ainsi la véracité des photos présentés devant le Tribunal de Faro.

leonor expresso.jpgLes révélations faites à SMM, selon cette ancienne détenue, ne sont pas nouvelles, mais n'ont pas été tenues en compte par la Police Judiciaire : "quand j'ai appris ce qu'elles avaient en tête (Léonor et la directrice) j'ai envoyé une lettre à Faro, mais je ne l'est pas signé, car j'avais encore du temps à faire et je ne voulais pas de problèmes."

Si depuis les allégués agressions de qu'elle aurait été victime Léonor à toujours affirmait que l'ancien coordinateur Gonçalo Amaral ne l'avait jamais touché, aujourd'hui, après l'arrivée de l'avocat Marcos Aragão, elle affirme tout le contraire, changeant de version à plusieurs reprises au cours du procès.

 

Une affaire avec plusieurs liaisons dangereuses

Au cours des dernières sessions du tribunal, un ancien chef des gardes de prison est d'ailleurs venu confirmer le comportement anormal de la directrice et sa relation bizarre avec Léonor : selon lui, la responsable de l'établissement aurait même suggéré qu'il devrait changer le contenu d'un rapport écrit à propos du retour de Léonor Cipriano de la PJ de Faro avec quelques marques rouges sur le visage.

Le chef des gardes, António Maia, qui a été entendu comme témoin, a indiqué qu'il était en service le 15 octobre et que Léonor Cipriano, de retour en prison, lui avait confirmé qu'elle était bien tombée dans les escaliers après son interrogatoire dans le bâtiment de la PJ à Faro, car, citant la mère de Joana, elle avait éprouvé un vertige après avoir passé plusieurs heures sans manger. Ce sont ces déclarations, consignées dans le rapport d'Antonio Maia, que la directrice Ana Maria Calado, lui aurait suggéré d'altérer.