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24/03/2009

McCann lancent nouvelle campagne en Algarve pour le deuxième anniversaire de la disparition de Maddie

1037179703.jpgÀ un peu plus d'un mois du second anniversaire de la disparition de Madeleine McCann, alléguant qu'ils ont négligé les contacts avec les habitants, Kate et Gerry McCann ont annoncé maintenant le lancement d'une nouvelle campagne qui vise les résidants de Lagos et Burgau, les zones les plus proches du complexe touristique de Praia da Luz d'où, soi-disant, leur fille aurait disparu.

Conformément aux informations de leur porte-parole, Kate et Gerry croient maintenant que leur fille Maddie est toujours en vie et qu'ils ont négligé les contacts avec les habitants locaux, qui vont ainsi recevoir dans leurs boîtes aux lettres un pamphlet demandant de l'aide, tandis que des affiches vont être apposées dans la région.

Selon les informations mises à disposition maintenant par le couple, dans les jours qui ont suivi la disparition de Maddie "la collaboration des résidents portugais de Praia da Luz et des régions avoisinantes n'a jamais été demandée correctement", car leur attention se concentrait uniquement sur les appels internationaux.

L'annonce de cette campagne a surpris les résidents de la région d'Algarve qui regardent l'initiative des McCann avec méfiance.

Pendant des mois, jusqu'à la sortie de Gonçalo Amaral, la Police Judiciaire a exploité toutes les lignes d'enquête, aussi bien au Portugal – en particulier en Algarve – qu'à l'étranger, mais, à chaque fois, les investigateurs portugais et britanniques ont dû ramener leur attention vers l’entourage de Maddie et les neuf britanniques présents à Praia da Luz au moment de sa disparition.

En plus de l'enquête officielle, le couple a eu en Algarve des détectives privés espagnols et des hommes de main britanniques, mais toutes les informations obtenues se sont révélées fausses ou sans aucun intérêt pour l'affaire, ce qui a fini par accentuer les soupçons à leur sujet.

"L'expérience démontre que les réponses cruciales se trouvent dans le voisinage immédiat, quelqu'un dans la zone pourrait presque certainement avoir les informations essentielles qui pourraient aider au retour de Madeleine dans sa famille," disent les McCann en suggérant que, malgré les deux ans qui se sont écoulés, quelqu'un peut encore avoir reçu des informations qui conduisent à la solution du mystère. Raison pour laquelle ils demandent à ce que ces informations leur soient données sous forme anonyme par téléphone, via SMS, par email ou via la poste.

Duarte Levy (Faro)

17/03/2009

"Dix raisons pour lesquelles vous devriez engager un journaliste"

Il est vrai que le comportement de la majorité de mes collègues anglais dans l'affaire McCann — et je souligne McCann – pourrait ne pas être le meilleur exemple de leurs qualités professionnelles. Comme beaucoup d'autres professionnels, à savoir les policiers et diplomates, qui étaient en contact direct ou indirect avec le couple, ils étaient également des victimes d'un pouvoir qui les a surpassés.
Je ne peux même pas compter le nombre d'articles et de reportages qui ont été censurés ou n'ont simplement jamais été publiés. Prenant un exemple – un bon exemple — je me souviens d'une entrevue qui a été effectuée à Lisbonne le jour où livre de Gonçalo Amaral, "Maddie — la vérité du mensonge" a été publié.
Gonçalo Amaral, l'ancien coordinateur de l'investigation à la disparition de Madeleine, a donné une entrevue à une collègue anglaise. Une excellente entrevue dans laquelle l'ancien policier a parlé ouvertement à propos de l'affaire, expliquant de façon détaillée ses convictions.
Cette entrevue n'a été jamais publiée.
Ce n'était pas le cas que la collègue n'avait pas fait son travail… Elle était professionnelle et compétente.
"Nous pouvons uniquement publier des choses qui ruinent l'image d'Amaral. Des choses où nous pouvons l'appeler… Pas ça ! C'est mauvais pour les McCann", s’est justifié le rédacteur en chef du journal anglais, un journal qui est loin d'être un tabloïde.
Voici la raison pour laquelle je vous laisse avec "Dix raisons pour lesquelles vous devriez engager un journaliste" par Jill Geisler.

Duarte Levy

English

10/03/2009

Le mensonge de Gerry McCann

Gerry McCann a confirmé hier devant à la commission parlementaire qu’un des porte-parole du couple s'est réuni avec les chefs de rédaction et les directeurs des journaux britanniques afin de contrôler les informations qui étaient publiées. Quelques moments auparavant, pendant le même interrogatoire, le père de Maddie disait aux membres de la commission permanente qu’il n'a pas jamais eu l'impression de contrôler les médias et qu'ils [les McCann] ne sont jamais intervenus dans l'"agenda" suivi par les journalistes qui ont accompagné la disparition de leur fille à Praia da Luz.

La contradiction de ses déclarations n'a pas été l’objet d'une demande de clarification de la part des membres de la commission et la vidéo de l'interrogatoire va garder pour l'histoire le mensonge de Gerry.

Português - English

Gerry McCann & Jeremy Paxman

Jeremy Paxman : Et bien, toute à l'heure j'ai parlé à Gerry McCann. Je lui ai demandé s'il avait été choqué par la façon dont les médias s'étaient comportés.

Gerry McCann : C'est plus que choqué… euh… Nous étions blessés…euh… nous avons eu le sentiment qu'il y a eu du tord total fait à notre fille, qui est toujours disparue. Et à vrai dire, c'est la chose qui est la plus difficile à pardonner. …. euh…. Il n'y a eu aucun respect pour cela. Il n'y a eu aucun respect pour les sentiments de Kate et de moi-même,… euh… nos autres enfants, en fait, toute notre famille.

Jeremy Paxman : Pensez-vous que vous étiez naïfs ?

Gerry McCann : Je …. ça … bien sûr nous étions naïfs… dans le sens où nous n'avons jamais été exposés aux médias précédemment et je… je pense, cependant, que nous avons été mieux protégés que beremy… beaucoup de personnes, Jeremy.

Jeremy Paxman : Mais ensuite vous avez eu tout ce cirque médiatique….

Gerry McCann : C'était vraiment un cirque.

Jeremy Paxman : …. campait dehors, autour de vous, mais vous avez collaboré avec eux quand cela vous arrangeait, n'est ce pas ? Et vous alliez annoncer des séances photo et si oui ou non vous alliez parler ce jour là - ou peut-être demain ou le jour suivant. Pensez-vous…. pensez-vous qu'à un certain degré…. vous avez récolté un tourbillon ?

Gerry McCann :  (sourire) nous avons récolté un tourbillon ? - Non, (toux). Je présume que vous prenez beaucoup une position « d'avocat du diable » ici sur ce que vous faites. Nous avons des objectifs très précis ce que nous voulions, et n'importe quels parents saisiraient l'occasion d'essayer d'apporter de l'information dans l'investigation qui pourrait aider à retrouver notre fille. Et c'est ce qu'étaient nos objectifs précis. …. Euh…. Je pense que l'une des choses que nous ferions probablement légèrement différemment est la…. la ligne de démarcation entre "quand les médias traitent une histoire.… euh… quotidiennement » ce qui s'est produit et a parlé aujourd'hui de quand …. euh… nous avons terminé nos voyages… euh…. en particulier en Allemagne, la Hollande, le Maroc, où nous avons estimé qu'il pourrait y avoir de l'information importante, nous sommes resté au Portugal parce que d'un point de vue émotionnel nous n'étions pas prêts à partir, et nous nous sommes sentis le plus près de Madeleine là-bas, et nous nous sommes entièrement attendus, à ce moment là, à la diminution de l'attention des médias, et…. et ça n'a pas été le cas. Et je pense, avec du recul, nous aurions probablement dû tracer une ligne beaucoup plus claire dans le sable, et aussi au sujet d'être pris en photo.

Jeremy Paxman : Nous, le consommateur, bien sûr, voyons cette bousculade de photographes et caméramans et journalistes entourant un couple à qui une chose terrible est arrivée, et nous ne le voyons que d'un côté, mais à quoi cela ressemble t-il quand vous êtes de l'autre côté ?

Gerry McCann : C'est très intimidant, en particulier quand vous n'avez jamais connu quelque chose de pareil auparavant et je dois dire quand je suis revenu du commissariat de police,…. euh …. le vendredi 4 mai et ai vu la masse de médias… euh… internationalement rassemblée, je .....ça semblait ... la perspective de les avoir…. euh…. marchant sur le pas de la porte, envahissant votre vie privée, fouillant n'importe quoi de, vous savez, vos jours d'école jusqu'à potentiellement l'université, jusqu'aux choses qui n'ont absolument aucun intérêt dans la recherche en cours, m'a rempli de d'effroi.

Jeremy Paxman : Tirez-vous une leçon au sujet de ce qui devrait être fait ? Je veux dire, c'est une question très générale, mais tirez vous une leçon ?

Gerry McCann : Je veux dire….De manière simple  - et c'est une manière simple parce que le règlement et la loi l'entourant et l'autorégulation est manifestement assez complexe, mais ce que nous réclamerions est une certaine action - et si c'est un pas en arrière nous voulons un reportage plus responsable et nous voulons qu'il y ait prise de responsabilité pour ce qui est écrit, en particulier quand cela a le potentiel de causer de sérieux dommages…. euh…. les vies des gens, et je ne sais pas comment une famille qui a été moins soutenue que nous aurait pu faire face, parce que nous avons eu un moment très, très près de destruction totale.

Jeremy Paxman : Pouvez-vous nous dire en conclusion, ce qui se passe avec la recherche de Madeleine maintenant ?

Gerry McCann : Je pense qu'une chose, aujourd'hui, que nous voudrions souligner à nouveau est que la recherche de Madeleine est tout à fait en cours. … euh… nous avons…. euh…. beaucoup d'activité qui se passe en coulisse…. euh…. Nous en parlerons en public quand nous pensons avoir besoin de plus d'informations dans un secteur spécifique. Mais… euh…. Le fonds Madeleine… euh… finance une recherche en cours. Nous tenons absolument à travailler avec les autorités ici ainsi qu'au Portugal, pour essayer au grand, grand minimum de trouver Madeleine ou trouver qui l'a prise.

Jeremy Paxman : Gerry McCann, merci.

Gerry McCann : Merci.

Gerry va s’expliquer au Parlement

Imagempag24horas.png

(Em português)

Publié aujourd’hui dans le quotidien portugais 24 Horas

Le père de Madeleine McCann va expliquer cet après-midi comment il a réussi a obtenir, par via extrajudiciaire, 600.000 euros.

Gerry McCann le père de Madeleine McCann, la fillette disparue à Praia da Luz en mai 2007, est l´un des témoins que le comité permanent du Parlement britannique pour les sujets de culture, sport et communication sociale, va interroger cet après-midi. Sa présence est insérée dans le cadre d´une enquête sur les normes appliquées au travail de la presse, le respect de la vie privée et les cas de diffamation. Outre le père de Maddie, la commission va interroger également le porte-parole du couple, Clarence Mitchell et Adam Tuddor, l´avocat du cabinet Carter – Ruck qui a représenté les McCann dans les procès de diffamation menés par le couple contre divers médias en Angleterre.
En avril, Gerry et Kate McCann ont reçu 600.000 euros du groupe Express dû à la publication de plus de 100 articles qui ont été considérés par un juge du Suprême Tribunal britannique comme "extrêmement diffamatoires".
Les membres du comité parlementaire, dans sa majorité du parti travailliste, parti du premier ministre Gordon Brown, veulent savoir pourquoi le système d´auto régulation de la presse n´a pas marché dans le traitement du cas de la disparition de Maddie et pour quelles raisons le comité du contrôle des médias, Press Complains Commissions (PCC) n´a pas enquêté elle-même à propos du comportement des journalistes anglais.

Le "Daily Express", le "Daily Star" et leurs éditions respectives du dimanche ont publié divers titres que les avocats du couple ont considérés comme faux, car ils suggéraient que Kate et Gerry seraient responsables de la mort de Maddie. L´affaire n´arriva pas au tribunal, car un accord entre les deux parties fut signé.

Entre les différents sujets que la commission parlementaire veut voir éclaircis, il y a aussi les élevés montants payés au couple et à leurs sept amis, désignés par les médias comme les "Tapas7".
Le comité a considéré comme extrêmement irréguliers les montants payés extrajudiciairement par divers médias britanniques sans que les accusations pour diffamation soient arrivées devant les  tribunaux.
Les membres du comité veulent établir si, à la lumière des récentes décisions judiciaires l´équilibre entre la liberté d´expression et la vie privée des McCann a été respecté.

Imagempag24horas1.pngLaboratoire mis en cause

Le Forensic Science Service (FSS), le laboratoire anglais de Birmingham à qui les autorités portugaises ont confié les examens médico-légaux dans le cas Maddie, a un passé rempli d´erreurs. Dans un des cas les plus récents, l´assassinat de Damilole Taylor, une deuxième vérification demandée par la police britannique à un deuxième laboratoire, celui-là indépendant finirait par révéler des vestiges de sang de la victime sur les chaussures et le pull des deux suspects. Une piste que le FSS n´avait pas vue.

Robert Murat
: "Les fausses accusations dans l´affaire Maddie ont presque détruit ma vie" dit Robert Murat à l´Université de Cambridge où celui qui a été le 1er arguido de l´enquête a parlé à propos du travail des tabloïdes anglais.

Tony Bennett : Le solliciteur anglais continue à distribuer un document avec 60 raisons pour expliquer pourquoi Madeleine McCann n´a pas pu être kidnappée. C´est lui qui a organisé la plus récente contestation au porte-parole des McCann, Clarence Mitchell.

Marcos Aragão :
L´avocat continue à viser Gonçalo Amaral avec ses critiques. Mais lui aussi est persuadé que Maddie a été assassiné. Il lui manque juste trouver le corps de l´enfant avec ses supposés pouvoirs paranormaux, ce qu’il à déjà essayé de faire.

Gonçalo Amaral :
L´ex-coordinateur de la PJ, dans une entrevue enregistrée en Espagne, a accusé les autorités portugaises de "ne pas avoir la volonté politique pour rouvrir le procès et les investigations". Jusqu'aujourd'hui, personne ne l´a contredit.

Duarte Levy