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27/11/2008

"Alerte enlèvement" analysée par les ministres de la Justice de l’UE

Par Duarte Levy

Au cours du dernier Conseil Justice et Affaires intérieures sous la présidence française, qui aura lieu ce vendredi à Bruxelles, les ministres de la Justice de l’Union européenne vont analyser les conclusions des exercices d’alerte enlèvement d’enfants, effectués au cours de l’année, afin d’encourager tous les États membres à se doter de dispositifs analogues à celui de la France, susceptibles d’être déclenchés de part et d’autre d’une frontière.

À l'occasion de la réunion informelle des ministres chargés de la justice et des affaires intérieures, à Cannes en juillet 2008, la présidence française avait déjà souligné la nécessité de mettre en commun des dispositifs de ''réaction'' en cas d'enlèvement d’enfants. Les résultats obtenus en France, aussi bien que dans l’exercice commun organisé entre plusieurs états membres, sont venus démontrer l’importance et la validité du système.

En juillet 2008, la Présidence avait présenté à tous les ministres un film retraçant un premier exercice transfrontalier d'enlèvement d'enfant réalisé un mois plus tôt avec la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Les autorités du Portugal, de l’Espagne, de la Suède et de la Tchéquie, ont accompagné l’exercice en tant qu’observateurs (lire l’article).

À l’initiative de la France, le Royaume-Uni, qui n’avait pas souhaité participer au premier exercice dans le cadre de l’Alerte Enlèvement, a été associé à un deuxième exercice, réalisé le 12 novembre dernier, afin de vérifier la coordination du travail des autorités et services chargés des enquêtes en cas d’enlèvement de mineur de part et d’autre de la Manche.

Selon la gendarmerie française, qui organisait cette simulation, l’exercice franco-britannique "Alerte enlèvement" a duré près de sept heures.

Avant même le début de la présidence française, Rachida Dati, la garde des Sceaux, et Franco Frattini, alors Vice-président de la Commission européenne, en charge du domaine de la "Liberté, Sécurité et Justice", avaient déjà manifesté leur souhait de que l'alerte enlèvement devienne "un système européen".

Système d’alerte pour enfants disparus est priorité européenne depuis 2006


1116062612.jpgEn décembre 2006, une réunion extraordinaire des États membres a approuvé l'initiative de la Commission européenne réservant dans tous les États membres des numéros de téléphone commençant par 116 "pour des services sociaux", y compris le numéro 116 000, pour devenir "un numéro d’appel d’urgence pour aider à la recherche des enfants disparus." En février 2007, la Commission a officiellement adopté la décision "réservant le numéro de téléphone 116 000 à tous les États membres comme numéro d’appel pour apporter des informations à propos d’enfants disparus."

En janvier 2008, après plusieurs années de travail dans ce sens, 630 des 718 députés présents à Strasbourg avaient déjà adopté la stratégie européenne en matière de droits de l'enfant, approuvent l’instauration d’un système européen d’alerte en cas d’enlèvement, ainsi que la mise en place d’un numéro de téléphone d’aide aux enfants, une mesure proposée en 2006, mais que certains États membres ont n’ont toujours pas mis en action.

Le document approuvé par le parlement va plus loin, car les députés "prônent une stratégie européenne contre le tourisme pédophile et l'instauration d'un corpus unique de lois pénales extraterritoriales, applicable dans toute l'Union", qui permettrait la poursuite en Europe des auteurs de crimes sexuels.

Dispositif Alerte Enlèvement : l’exemple français

Depuis sa création en 2006, le dispositif français, connu comme Alerte Enlèvement, permet de diffuser très rapidement auprès de la population, sur l'ensemble du territoire national, des informations précises relatives à l'enlèvement afin de provoquer des témoignages susceptibles de favoriser la prompte libération de la victime.

Dans les heures qui suivent le signalement de la disparition, la décision de déclencher le plan, "alerte enlèvement" est prise par le procureur de la République en étroite concertation avec les enquêteurs et uniquement après consultation du Ministère de la Justice.

Quatre critères doivent toutefois être réunis pour que le plan soit déclenché : il doit s'agir d'un enlèvement avéré, et non d'une simple disparition, même inquiétante ; la vie ou l'intégrité physique de la victime doit être en danger ; le procureur de la République est en possession éléments d'informations dont la diffusion permettrait de localiser l'enfant ou le suspect ; et la victime doit être mineure.

Le message d'alerte, indiquant un numéro de téléphone unique, est diffusé pendant trois heures par différents vecteurs : chaînes de télévision, stations de radio, agence de presse, panneaux à messages variables sur les autoroutes, message sonore dans les gares et les stations de métro, sites internet d'associations de victimes.

Mauvaise information ou manipulation ?

1037179703.jpgSous le titre "UE discute système d'alerte Madeleine", la Press Association annonce aujourd’hui qu’un pas de plus vers la création d’un système d’Alerte Européen sera donné ce vendredi, car, selon eux, le sujet aurait été mis en évidence "après la disparition, l’année dernière, de Madeleine McCann au Portugal et que l'idée d'un système d'alerte a été défendue par ses parents, Kate et Gerry".

Selon encore la Press Association, le Parlement européen, grâce à la disparition de Madeleine et l’initiative de ses parents, reconnait maintenant l’ampleur du problème… ceci malgré tout le travail effectué par le parlement et la commission depuis des années et qui a culminé avec les initiatives et les stratégies approuvées.

Avec une population estimée de 61 millions, le Royaume-Uni annonçait le nombre de 140.000 enfants disparues, soit une moyenne de 383 par jour, mais il a fallu la disparition de Madeleine McCann pour que le gouvernement britannique et l’UE prennent compte de l’ampleur du problème… À titre de curiosité, pendant la même période, la Belgique, avec ses 10,5 millions d’habitants, a malheureusement connu 8 disparitions par jour.

Press Association annonce encore que le système Alerte Enlèvement français est très performant, celui de la Belgique est identique, mais "moins bien établi", tandis que le Royaume-Uni s'appuie sur le système de communications efficace entre 53 forces de police, les organismes de bienfaisance et des groupes de bénévoles… Cherchez donc l’erreur.

Lire aussi:

Exception européenne pour une "Alerte McCann"

Système d’alerte pour enfants disparus est priorité européenne depuis 2006

La France et le Benelux vont tester leurs systèmes d’alerte disparition

Dernier effort des McCann à Strasbourg

19/11/2008

À quelle heure a disparu Maddie ?

The nanny Catriona Baker.jpg

Pag 1.jpg

Après presque 18 mois passés depuis la disparition de Madeleine McCann, il semble qu'encore aujourd'hui personne ne sait exactement à quelle heure la petite britannique aurait disparu ou même quitté la crèche de l'Océan Club et la police a dû se contenter de quelques témoignages, souvent imprécis et discordants, mais également des feuilles de registre avec les détailles des arrivés Pag 2.jpget départs des enfants. Un document tenu par les "nanny " engagé par la Mark Warner, souvent des jeunes sans aucune référence antérieure, excepte pour le fait qu'elles sont britanniques.

Catriona Baker, la "nanny" responsable de Maddie, a été interrogé à plusieurs reprises par les autorités portugaises et britanniques, mais, par coïncidence, elle est la seule à ne pas être sortie avec ses collègues la nuit de la disparition Pag 3.jpgde la petite. Elle a participé aux recherches la nuit de la disparition, mais - toujours selon ses déclarations - elle n'a jamais vu Kate ou Gerry McCann pendant qu'elle cherchait Maddie.

Réinterrogée à la demande des autorités portugaises en avril 2008, et après avoir consulté ses déclarations Pag 4.jpgprécédentes - que les policiers britanniques lui ont donné pour rafraichir sa mémoire - la "nanny" explique que la procédure normale adoptée par la Mark Warner prévoyait que les parents signent la feuille de présence au moment de l'entrée et sortie des enfants. "La feuille inclut l'espace pour le nom de l'enfant, l'heure et la signature des parents," souligne Catriona Baker.

Pag 5.jpgSelon un rapport préliminaire effectué par des experts, plusieurs documents contenus dans le procès d'enquête méritent d'être analysés plus en détail, parmi eux les feuilles de registre du Kids Club ou, à titre d'exemple, on retrouve la signature d'une "nanny" en place et lieu de celle des parents. Selon ce rapport, une expertise calligraphique serait même nécessaire.

Duarte Levy avec H.C. et P.R.

15/11/2008

Parents de Maddie au bord de la crise de nerfs

article-0-0213013400000578-292_468x650.jpgLivre de Gonçalo Amaral proche de publication au Royaume-Uni

L'annonce de la publication du livre de Gonçalo Amaral, "Maddie : La vérité du mensonge," au Royaume-Uni inquiète Kate et Gerry McCann qui ont déjà commencé à intimider les maisons d'édition britanniques les menaçant de représailles devant les tribunaux.

13/11/2008

Maddie : privés ont reçu l’aide d’une "taupe" au sein de la PJ

Réactions au Portugal, silence au Royaume-Uni

Lire l'article original

Imagem1.jpgLa révélation de détailles de l'entrevue vidéo d'un détective privé espagnol dénonçant la fuite d'informations confidentielles à propos du travail de l'équipe d'enquêteurs de la Police Judiciaire (PJ) dans le cas Madeleine McCann à déjà fait écho au Portugal tandis qu'au Royaume-Uni règne le silence le plus total à propos de cette information.

tv+_12.1108.jpgLe journaliste Hernani Carvalho a publié, hier, un article consacré à cette révélation ou l'ancien coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la PJ de Portimão, Gonçalo Amaral, affirme savoir de quoi l'on parle, mais qu'il juge que le moment n'est pas propice pour donner des clarifications. Selon les déclarations de l'ancien responsable de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann, il est toujours en attente du procès avec lequel les McCann l'ont menacé, car "à cette occasion il y aura encore beaucoup à dire et à révéler".

Aujourd'hui le quotidien 24 Horas, par la main du journaliste Luis Maneta, revient sur le sujet pour lequel il a essayé d'obtenir, sans succès, une réaction de la direction nationale de la Police Judiciaire.

 

11/11/2008

Maddie : privés ont reçu l’aide d’une "taupe" au sein de la PJ

Détective privé espagnol révèle comment les McCann ont pu avoir accès aux informations confidentielles de la police dans l'affaire Maddie

Selon un des détectives privés engagés par Metodo 3 dans le cadre de leur contrat avec Kate et Gerry McCann, un inspecteur de la Police Judiciaire aurait transmis à l'agence espagnole des informations confidentielles concernant les mouvements des enquêteurs portugais et de leurs collègues britanniques dans l'enquête à la disparition de Maddie.

Les informations ainsi obtenues ont permis aux détectives privés d'informer le couple McCann et leur entourage des diligences préparées par les enquêteurs portugais : "Plusieurs initiatives des hommes d'Amaral ont échoué grâce aux informations données par leur collègue... mais il y avait aussi des informations venant d'informateurs liés à l'ambassade britannique," affirme ce détective.

"Ce sont ces informations qui nous ont permis de savoir à l'avance ce que l'inspecteur Amaral et ses collègues voulaient faire," affirme encore le détective privé au cours d'une entrevue enregistré récemment en Espagne, soulignant que "l'enquête aurait probablement eu une fin différente sans l'intervention des privés, mais également de certains professionnels britanniques."

Dans son entrevue, enregistrée en vidéo dans des conditions uniques, et qui doit être intégrée dans un documentaire pour la télévision à propos de la disparition de Madeleine McCann, le détective espagnol identifie de façon claire l'inspecteur de la PJ et avance également "qu'il bénéficie d'une certaine protection au sein de la PJ à Faro."

Le détective va plus loin et affirme "qu'à des moments clé de l'enquête, grâce aux informations reçus de l'inspecteur portugais, nous avons créé des diversions dans les médias."

"Ça n'a pas toujours fonctionné, car j'ai remarqué que certaines diligences ont eu lieu sans qu'on soit prévenues... j'imagine qu'Amaral a dû avoir des suspicions et qu'il a restreint l'accès aux informations à ses hommes de confiance," rajoute le détective.

"L'investigation était pratiquement condamnée d'avance... nous avons su à l'avance ce qu'Amaral préparait et l'objectif voulu dans ses diligences," affirme le détective qu'après plusieurs mois de travail au service de Metodo 3 avait même essayé de prendre contact avec le coordinateur du DIC de Portimão, avant que celui-ci soit écarté de l'enquête : "j'avais rencontré personnellement Gonçalo Amaral il y a quelques années, mais il ne devait pas se souvenir de moi et dés qu'il a entendu que j'étais lié à Metodo 3 il s'est refusé à me parler protestant que si j'avais des donnés importants à verser au dossier, ceci devrait être fait de forme officielle."

"Il (Gonçalo Amaral) était connu chez nous comme un dur, en particulier dans les affaires de combat au trafic de drogue... il est un incorruptible," conclut le détective.

La révélation, qui risque de créer polémique au sein de la Police judiciaire à Algarve, viens d'ailleurs confirmer les suspicions levées par certains enquêteurs. Au moins deux inspecteurs de la PJ, contactés par SMM, ont directement avancé le nom de l'inspecteur qui aurait transmis des informations confidentielles aux détectives de l'agence espagnole. Selon eux, l'homme bénéficie d'une certaine protection au sein de la délégation de Faro et son comportement n'est pas original, car il aurait précédemment commis la même faute dans d'autres enquêtes.

"On ne recherche plus Maddie... moi, en tout cas, je n'ai jamais été engagé pour le faire"

Selon le même détective, il n'aurait jamais été engagé pour rechercher Madeleine McCann : "On ne recherche plus Maddie... moi, en tout cas, je n'ai jamais été engagé pour le faire. Tout ce qu'on m'a demandé de faire c'était de réunir le maximum d'éléments servant à rediriger l'enquête des Portugais vers le Maroc ou l'Espagne."

Cet ancien détective - qui n'est plus en mesure de continuer ses activités - affirme encore que l'agence espagnole aurait amené des journalistes britanniques au Maroc afin de les faire rencontrer des témoins préalablement choisies et payées : "l'objectif était de bien étaler dans les médias la piste marocaine et ainsi confirmer qu'il s'agissait bien d'un enlèvement, ce que les polices portugaises et britanniques ne voulaient pas croire," affirme le détective soulignant qu'il est incapable d'affirmer si les McCann étaient derrière ce genre d'opération.

"Le couple ne m'a jamais demandé de mentir à propos de quoi que ce soit. Malheureusement, je ne peux pas dire le même à propos de l'agence ou de l'entourage du couple," conclut le détective.

Duarte Levy

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