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17/08/2008

"Maddie : La Vérité du Mensonge" confirmée en Espagne, Argentine et Chili

Lire aussi: "La clarification à propos de l'article du journal The People"

"La Vérité du Mensonge", le livre de Gonçalo Amaral, l’ancien inspecteur de la Police Judiciaire (PJ), va être publiée le mois prochain en Espagne, mais également en Argentine et au Chili. L’information a été confirmée ce week-end par l’auteur au cours d’une session de présentation de son livre à la Fnac Madère.

Soulignant que la décision d’archiver le procès, en attente de meilleure preuve, avait été mal prise, Gonçalo Amaral a, une fois encore, affirmé que le livre est constitué de faits et témoignages, basés sur les détails du procès.

L'ex-coordinateur du département d’investigation criminelle (DIC) de Portimão a reconnu que sa carrière dans la Police Judiciaire était bien terminée, mais a réaffirmé qu’il n’est pas prêt d’oublier Madeleine McCann tant que la vérité ne sera pas connue.

Questionné à propos de l’édition du livre de l’ex-inspecteur de la PJ en dehors du Portugal, en particulier au Royaume-Uni, le porte-parole de la famille McCann à avertie : "n'importe quel éditeur devrait penser longuement et sérieusement à propos de ce à quoi ils s’exposent eux-mêmes," accusant Gonçalo Amaral d’essayer de gagner de l'argent avec son livre depuis le jour où il a commencé à écrire.

Malgré les menaces à peine voilés du porte-parole de la famille McCann, Clarence Mitchell, l’éditeur portugais, "Guerra e Paz", à confirmée que sont en cours les négociations pour la publication de "La Vérité du Mensonge" au Royaume-Uni et aux États-Unis, tandis qu’en Belgique et en France plusieurs éditeurs se sont déjà montrés intéressés dans la publication de la version francophone.

Duarte Levy & Paulo Reis 

Clarification à propos de l’article du journal The People, du 17 août 2008

Les informations publiées aujourd'hui par le journal The People, dans ce qui me concerne, sont fausses. Entre les jours 9 et 15 août, j'ai été contacté et me suis rencontré avec plusieurs journalistes britanniques (*), à leur demande, à propos du témoin qui prétendait avoir vu Madeleine McCann, à Bruxelles, et de l’article publié par moi et par Paulo Reis, à propos de l'existence de 24 photos, prises la nuit du 3 mai, par des touristes qui se trouvaient au Tapas Bar.

Il m’a été demandé de l’aide, de la part de ces collègues, vu que, outre le fait qu’ils ne parlent pas le français, ils ne connaissaient pas Bruxelles, ne savaient pas où et à qui se diriger pour investiguer l’affaire du témoin qui prétendait avoir vu Madeleine.

Comme il est règle entre collègues de métier, je me suis rencontré avec ces journalistes et je les ai aidés dans tout ce qu’il m’a été possible. Comme il est évident, nous avons parlé à propos de l’affaire Madeleine McCann, sur les informations publiées récemment dans mon blogue et dans le blogue de mon collègue Paulo Reis, nous avons échangé nos impressions et commentaires. Je ne reproduirai pas les commentaires de mes collègues anglais, parce que des conversations privées sont des conversations privées — pour le moins, pour des personnes de principes.

Pour qu'il reste clair, je n'ai pas, en ma possession, aucun élément qui soit de l'intérêt des autorités ou que puisse concerner l’investigation d’un crime.

Duarte Levy

17 aout 2008

(*) – Nick Fagge & Jonathan Buckmaster - Daily Express / Lucy Hagan - The Sun / Julie (?) Daily Mail / Emily Miller - The Mirror / James Millbank - The People (14 and 15 August)

English version 

16/08/2008

L’affaire Madeleine versus l’affaire McCann

"Les principales révélations après la divulgation de 30.000 pages du dossier d’enquête de la police dans l’affaire Madeleine McCann," écrit Jon Swaine dans le The Telegraph.

Deux possibilités : soit Jon Swaine n’a pas lu les pages divulguées par le Ministère Public au Portugal, ce qu’est exactement le cas de pas mal de journalistes britanniques, soit il ne sait pas compter, et alors il est important de lui faire arriver le message que le procès compte effectivement un peu plus de 30.000 pages, mais, pour le moment, le Ministère Public n’a donné l’accès qu’à une infime partie.

Quelques privilégiés ont, éventuellement, pu connaître la totalité des 30.000 pages, mais ce n’est certainement pas le cas de Jon Swaine.

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Les témoignages de la dernière chance – comme beaucoup les ont appelés – ont été pipés par la police britannique, c’est ce que révèle le compte rendu de la police du Leicestershire, seule autorité dans cette diligence, pourtant demandé par la Police Judiciaire (PJ).

"Pendant l’interrogatoire, il m’a été permis de rafraichir la mémoire par la lecture de la version traduite de mes déclarations originales à la Police Judiciaire," c’est ce que reconnaît Catriona Treasa Sicile Baker, une des nounous de l’Océan Club. Elle a été interrogée à deux reprises le 14 avril 2008 par l’officier Gierc de la police du Leicestershire – interrogatoire enregistré en DVD – et ses réponses ont été, sans surprises, identiques à celles données aux inspecteurs de la PJ au Portugal, spécialement après avoir pu "rafraichir" sa mémoire.

C’est exactement ce que les officiers britanniques ont fait avec tous les témoins qui avaient déjà été interrogés par les inspecteurs de la PJ au Portugal dans les jours qui ont suivi la disparition de Madeleine. Partant du principe que ces interrogatoires étaient destinés à retrouver d’éventuelles contradictions et à vérifier la valeur des premiers témoignages, laisser les témoins répondre après avoir rafraichie leur mémoire ne serait"-il piper les résultats ?

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"C’est au départ d’une piste suivie par ces agents (les nouveaux détectives des McCann) que la police belge a analysé le système de vidéo surveillance de la banque KBC, à Bruxelles, où un enfant a été confondu avec Maddie," écrit le Correio da Manhã à propos de la nouvelle agence de détectives engagée par les McCann... c'est faux. Les McCann ont appris l’existence de ce témoin, un vigile de la société Securitas, par les médias britanniques. C’est d’ailleurs le The Sun qui est parvenu à publier les premières images et à fournir au couple la vidéo de surveillance de la banque.

La police fédérale belge à ouvert immédiatement une enquête pour identifier et localiser l’enfant et la femme qui l’accompagnais, mais la divulgation des images par le The Sun et les affiches distribuées dans le quartier par l’équipe du Daily Express ont permis au papa de la fillette de se faire connaître auprès de la police. Les détectives ne sont jamais intervenus dans cette histoire.

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C’est également intéressant de voir que Gerry McCann "a été étonné que des copies des dossiers d’enquête aient été données aux médias", comme il a écrit sur son blogue, le 14 août 2008. Les McCann ont deux des meilleurs et plus chers avocats du Royaume-Uni — Angus McBride et Michael Caplan. Ils ont engagé deux des meilleurs et plus chers avocats portugais : Rogério Alves, l’ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, et Pinto de Abreu.

Au Portugal, il est légal et habituel de donner aux médias l'accès aux dossiers d'une enquête, ceci à trois moments distincts : quand le secret de justice est levé et le procès est abandonné, après l’accusation et avant le jugement, quand le jugement est terminé.

N'importe quel jeune avocat aurait pu dire aux avocats britanniques des McCann que, une fois que le secret de justice était levé, les médias auraient l’accès aux dossiers. Ainsi, pourquoi une telle surprise ? Personne n'aurait donc dit aux McCann, hors qu’ils demandaient chaque jour la levée du secret de justice, qu’une fois qu’il serait terminé, les dossiers seraient également disponibles aux journalistes ? Es qu’ils s’attendaient uniquement à que leurs avocats et celui de Murat soient les seuls à avoir accès aux dossiers ? Soit les avocats portugais du couple n'ont pas informé correctement leurs clients, ou alors il y a quelque chose de bizarre avec la surprise des McCann.

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L’appel fait par Gerry McCann, dans son dernier message, sur son blog est également intéressant : "Maintenant que les autorités ne recherchent plus Madeleine nous implorons tous ceux qui ont fourni des informations à l'enquête de nous contacter à investigation@findmadeleine.com ou sur + 44 (0) 845 838 4699. Nous garantirons que toute l'information sera traitée avec la plus totale discrétion. Vous pouvez nous aider à trouver Madeleine."

Que signifie-t-il "toute l'information sera traitée avec la plus totale discrétion" ? La police, britannique ou portugaise, ne sera pas informée ? Quand Metodo 3 a établi une hotline, Clarence Mitchell a insisté sur le fait que le nouveau service d'assistance téléphonique n’allait pas court-circuiter l’enquête de la police portugaise à la disparition de Madeleine. "Ceci, en effet, sera une structure complémentaire," a-t-il dit.

"Nos propres détectives peuvent poursuivre très rapidement toute piste potentielle et je voudrais souligner que toute information crédible qui parvient à l’hotline est immédiatement partagée avec les forces de police [des pays respectifs], que ce soit en Espagne, au Portugal ou en Afrique du Nord, suivant la nature de l'information. Ceci n'est pas un signe de perte de confiance. On voudrait que ce soit un exercice en collaboration avec la police."

Duarte Levy & Paulo Reis 

English version 

14/08/2008

Brian Kennedy et Metodo 3 rencontrent la PJ

Lire aussi: "Maddie : 24 photos qui peuvent rouvrir l'enquête"

Le 19 octobre 2007, Alberto Carbas, le chef de l’unité Anti-Enlèvement espagnole du Département d’Investigation Criminel (Unidad de Secuestros de la Policia judicial), contacte la Police Judiciaire (PJ) et demande aux inspecteurs responsables de l’enquête à la disparition de Madeleine s’ils étaient disposés à avoir une réunion avec un représentant de Metodo 3 et un officier de la police espagnole appartenant à la même unité.

Le but de cette réunion était de fournir à la PJ de l'information que ces détectives ont eue. L’officier de la police espagnole a précisé que Metodo 3 n'a eu aucune intention d'interférer dans le travail de la police portugaise, mais uniquement de transmettre de l'information utile. Dans la même rencontre, Metodo 3 a précisé qu'ils n’étaient pas au service des McCann, mais qu’ils travaillent pour Brian Kennedy.

7cda3b334714c54d3fa316239e11672a.pngLe 13 novembre 2007, la réunion a eu lieu, à Portimão. On participé à la réunion deux détectives de la PJ — Ricardo Paiva et Paulo Ferreira. — le directeur de Metodo 3, Francisco Franco, un détective et conseiller de l’agence, António Jimenez (l’ancien chef de l'unité anti-enlèvement de la police de Catalogne qui, plus tard, serait arrêtée en Espagne accusée de trafic de cocaïne) et le millionnaire Brian Kennedy.

Les deux inspecteurs de la PJ ont soumis un compte rendu de la réunion contenant l'information échangée et les investigations, d’après les pistes données par Metodo 3.

Sur le rapport, qui fait partie des documents contenus dans le DVD, il est indiqué que Brian Kennedy a tenu à souligner, juste au moment où la réunion commençait, que ses intentions étaient uniquement charitables, parce qu'il se sent concerné par les cas de négligence d'enfants et l’enlèvement d’enfants. Il a déclaré que son souci, dans ce cas spécifique, était seulement la vérité et rien de plus que la vérité, indépendamment de savoir si les McCann, leurs amis ou n'importe quelle autre personne étaient impliqués ou suspects.

L'homme caché dans l’ombre

Le directeur de Metodo 3 a présenté à la PJ un rapport écrit avec trois situations, prétendument reçues via leur hotline, et relié avec la disparition de Madeleine. Le premier concernait un incident auquel les médias britanniques se sont déjà référé, à la fin de l'octobre 2007 : une femme qui gardait des enfants à l’Océan Club, dans l’appartement 5A, en août ou septembre 2006, a repéré un homme "caché dans l’ombre" un jeudi — le même jour ou Madeleine, âgée de quatre ans, à disparu", comme The Sun à écrit le 31 octobre."

Selon le journal, "la nounou — identifiée uniquement comme M.H. — a rapporté effrayant incident à la police en Angleterre peu de temps après que les recherches de Madeleine ont commencé en mai, mais n'a pas parlé aux policiers au Portugal." Clarence Mitchell à rajouté que : "Cette indice soutient ce que nous avons toujours dit que Maddie a été emportée de son lit par un ravisseur"

La PJ a écarté ce rapport, car les détectives ont considéré qu'il n'y avait aucune preuve de qu’il était relié à la disparition de Madeleine.

La deuxième information était à propos de l’alléguée existence d'une image pédophile dans un ordinateur à la maison de Sergei Malinka, témoigné par le fiancé d'une Britannique, il y a quatre ans, quand il était chez Malinka. Selon ce témoin, il aurait questionné Malinka à ce sujet et il avait expliqué que l'ordinateur appartenait à un client et qu’il le rapporterait plus tard aux autorités.

Tous les ordinateurs retrouvés à la maison de Malinka ont été appréhendés et examinés, mais rien d’important ou de suspect n’a été retrouvé, indique le rapport de la PJ.

L'amie de Murat vue avec Madeleine

La troisième information contenait le ce qu’était décrit comme un témoignage détaillé, selon le rapport de Metodo 3, d'une femme donnant ce que le témoin était convaincu d’être un enfant, enveloppé dans une couverture ou un drap, à un homme, par-dessus une barrière, à proximité de deux voitures garées, près d'une ville à 160 kilomètres d'Algarve. Le témoin, un camionneur portugais, M.G., a vu plusieurs photos et a choisi celle de Michaela Walczuch, disant qu’il s’agissait de celle qui ressemblait le plus à la femme qu’il avait vue.

Les médias anglais ont également publié l'histoire, le 19 novembre 2007, mais avec des différents détails. "Un témoin aurait repéré la petite amie allemande de Murat, Michaela Walczuch, dans une voiture avec Maddie, le 5 mai, dans la région centre du Portugal", a écrit le Metro. Le Daily Mail a publié, le même jour, une histoire semblable : "Selon une source, un nouveau témoin a identifié Michaela Walczuch comme la femme vue avec l’enfant disparue, au centre du Portugal, à 160 kilomètres d'où elle a disparu le 3 mai."

Comme d'habitude, Clarence Mitchell avait quelque chose à dire aux médias : "Nous n’allons pas commenter aucune ligne d’investigation excepte pour dire que nous sommes encouragés par le fait que nos investigateurs semblent progresser. Kate et Gerry n’écartent aucune possibilité."

La PJ a étudié ce dernier incident, et a interrogé le camionneur portugais. Mais les faits qu'il a décrits à la police étaient un peu différents : il a vu la femme donner quelque chose à l'homme, par-dessus la barrière, enveloppée dans ce qui a semblé être une couverture. Ce n'était pas lourd, parce qu'ils l’ont fait facilement et la barrière était haute d’un mettre soixante. Interrogé s’il pouvait s’agir du corps d'un enfant, il a répondu que rien de ce qu'il a vu ne pourrait l’indiquer cela.

Interrogé également à propos de l'identification sans équivoque de Michaela Walczuch, selon le rapport de Metodo 3, le témoin a répondu à la PJ qu'il ne pourrait pas voir le visage de la femme, car il conduisait son camion, à 70/80 kilomètre par heure, et le couple était à une bonne distance. Il a uniquement pris l'image de Michaela parmi les autres images que Metodo 3 lui avait montrées, parce qu'elle avait la même couleur de cheveux et une constitution corporelle semblable.

Duarte Levy & Paulo Reis 

English version 

Le témoignage de l’instructrice d'aérobic

08ea4e4fdf9fc88ad2aa89322dc0291f.jpg Selon ses propres déclarations à la Police Judiciaire, en mai 2007, Najoua Chekaya est arrivé au Portugal en mars 2007, après avoir été recruté par la Mark Warner en Angleterre.

À titre de curiosité, au moment de ses déclarations à la police, le traducteur était Robert Murat. Elle y décrit la routine quotidienne de son travail en tant qu'instructrice d'aérobic, mais également de quelle manière elle a été appelée, à son arrivée à l’Océan Club, à organiser un Quiz (jeu de questions réponses) au Tapas Bar deux fois par semaine — chaque dimanche et mardi vers 21 h .

Le 1er mai 2007, après la fin du Quiz, Najoua a été invité par Gerry McCann à prendre un verre à leur table. Elle y est restée pendant 15 à 20 minutes, entre 21 h 30 et 21 h 50. Ils ont parlé de choses et d'autres et elle n'a pas su dire si la mère de Madeleine était à table ou pas.

Pendant cette période, personne n'a laissé la table, mais il y avait une chaise vide. Qui était assis à cette chaise, Najoua ne l'a pas su.

Duarte Levy & Paulo Reis

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