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15/07/2008

Robert Murat : plus d'un demi-million d’euros en dommages pour diffamation

3aa73cac2aafb7f99746332a5536230d.jpgRobert Murat, le suspect britannique dans la disparition de Madeleine McCann, est parvenu à un accord financier avec une partie des médias britanniques accusés de diffamation, pour des informations publiées à son sujet après la disparition de Madeleine McCann. L’accord, qui englobe 11 titres de la presse écrite ( Daily Express, Sunday Express, Daily Star, Daily Mail, Evening Standard, Metro, Daily Mirror, Sunday Mirror, News of the World, The Sun et The Scotsman) prevoit le versement d’une somme avoisinant les 800.000 € et la publication d’excuses.

Simons Muirhead and Burton, le cabinet d’avocats qui représente l’intérêt du Britannique dans cette affaire, spécialiste des procès en justice contre les médias, ont décidé de continuer les poursuites à l’encontre de la chaine de télévision Sky News.

Après 14 mois sans que Madeleine McCann, la victime, soit retrouvée, c’est le deuxième accord financier célèbre entre les médias et les arguidos de l’affaire McCann : Kate et Gerry McCann ont reçu, officiellement, 500.000 £ du groupe Express, une somme identique à celle que Robert Murat doit maintenant recevoir des 11 titres concernés.

Redevenu britannique dans les médias de son pays depuis que les autorités portugaises ont laissé filtrer qu’il n’était pas le suspect principal de l’enquête à la disparition de Madeleine, Murat est resté à Praia da Luz pendant toute la durée des investigations.

Depuis le jour où il à été amené par les inspecteurs de la Police Judiciaire, il y a exactement 14 mois, Murat à du faire appel à la famille et aux rares amis qui ne l’ont pas abandonnée, les autorités consulaires du Royaume-Uni au Portugal ayant choisie de l’ignorer.

Photo de Robert Murat dans les médias britanniques en mai 2007.

13/07/2008

Robert Murat “expressément” manipulé dans l’affaire McCann

7e72b37f7a7cd4f6dfb46c892b0eef72.jpgLes enquêteurs portugais de la Police Judiciaire (PJ) ne sont pas arrivés à Robert Murat par hasard, ils y ont été conduits par une “machine” britannique bien huilée, où l’homme a été pointé du doigt par ses compatriotes avec un objectif que les inspecteurs ont tout de même fini par déjouer : il était l’appât vers qui la police et les médias étaient censés de regarder pendant que l’action, la vraie, était ailleurs.

Il est aujourd’hui certain que Robert Murat a plus de victime que de coupable, c’est du moins la conclusion à que la PJ est parvenue après les premiers interrogatoires au Britannique, pourtant avare en explications à propos de certains faits qui n’ont pas cessé d’intriguer les inspecteurs chargés des investigations.

Après 14 mois le Britannique garde encore le souvenir du jour où il a été amené par les inspecteurs vers les installations de la PJ a Portimão, où il a été interrogé pendant de longues heures en présence des agents de liaison de la police britannique, sans pourtant recevoir la moindre aide de son consul, Bill Henderson, ou des services du consulat, occupés avec Kate et Gerry McCann, les parents Madeleine, la petite fille de trois ans que les médias britanniques, en particulier le The Mirror, diront ressembler à sa propre fille. Même son ambassadeur, John Buck, très présent à Algarve pendant les jours qui ont suivi la disparition de Madeleine, ira l’ignorer pendant toute la durée de l’enquête, du moins en ce que concerne une éventuelle aide, que sa mère sera forcée de rechercher au pays natal et auprès d’un avocat portugais, maitre Francisco Pagarete.

A suivre...

11/07/2008

L’ARGENT AMÈNE LES MCCANN CHEZ OPRAH WINFREY

Kate et Gerry McCann projettent leur participation dans le talk-show d’Oprah Winfrey, un des plus importants des États-Unis, en échange d’une substantielle contribution financière destinée, selon leur porte-parole, à alimenter le fonds Madeleine.

fe3a6cd9f138b7b760b884cbbb0f1485.jpgDéjà en janvier cette possibilité avait été prise en considération par les parents de Madeleine, mais leur porte-parole avait écarté leur participation aux shows d’Oprah Winfrey et Barbara Walters affirmant, à l’époque, que “Gerry et Kate ne vont pas donner d’entrevues tant qu’ils continueront à être suspects (arguidos).”

L’information est pourtant confirmée par un responsable du producteur de l’émission aux États-Unis qu’affirme que les McCann sont réceptifs à une offre d’Oprah, sans toutefois préciser le montant que serait versé aux parents de Madeleine.

Selon Clarence Mitchell, le fonds à encore en caisse la somme de 500,000 £, soit moins de la moitié de la somme originale donnée par le public, une somme jugé insuffisante pour continuer les recherches de Madeleine.

Récemment, Kate et Gerry McCann ont montré leur inquiétude avec la diminution des dons du public. Le couple a d’ailleurs décidé de renouveler leur appel aux dons.

Selon les responsables du fonds Madeleine, la plupart des dépenses ont été effectuées avec les détectives privés (Metodo 3 et autres) et les campagnes d’affichage au Portugal et en Espagne. L’argent du fond destiné à la recherche de Madeleine a également été utilisé pour payer l’hypothèque de la maison des McCann à Rothley à plusieurs reprises (officiellement deux fois) et une part des frais de justice engagés dans la défense du couple.

10/07/2008

L’affaire McCann : Magistrats ont 3 semaines pour conclusions

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Le Procureur général de la République (PGR), Pinto Monteiro, vient de demander aux magistrats du Ministère Public de lui adresser un rapport final de l’affaire Madeleine McCann, le tout dans un délai de trois semaines.

Pinto Monteiro prétend déterminer quelle est la suite à donner aux investigations de la Police judiciaire après que les inspecteurs ont envoyé au MP un rapport à propos du travail d’investigation effectué depuis la disparition de Madeleine. Un rapport plus qu’accablant dans les faits, mais où les inspecteurs, volontairement, n’ont pas voulu dresser des conclusions ou accusations, laissant aux magistrats la responsabilité de décider de la suite.

Selon un haut responsable de la PJ dans la région d’Algarve, “l’absence de conclusions ou d’accusations dans le rapport envoyé au Ministère public doit être interprétée comme une responsabilisation du rôle des magistrats et du pouvoir politique dans cette affaire.”

“La PJ n’a eu la possibilité de conduire l’enquête d’une manière tranquille… il y a eu des ingérences et des pressions, en particulier des autorités britanniques et leurs représentants au Portugal,” accuse le même responsable, soulignant qu’au Royaume-Uni les officiers qui avaient fait le voyage au Portugal “ont reconnu avoir souffert les mêmes pressions”.

Le Procureur Pinto Monteiro a analysé les dizaines de pages du rapport de la Police judiciaire et n’attend plus que la décision des magistrats : effectuer de nouvelles diligences, rester en attente de nouvelles preuves ou indices, sachant que l’enquête ne peut pas être pure et simplement archivée, contrairement à ce que certains médias ont prétendu.

“Maintenant, les magistrats doivent avoir le courage de lire, comprendre et analyser notre rapport. À eux de décider de la suite à donner et de savoir s’ils ont le courage de faire face aux Britanniques,” conclu le haut responsable de la Police Judiciaire.

Un rappel...

Pour rappel, en octobre 2007, les médias britanniques donnaient compte de que l’équipe d’avocats au service des McCann était occupée à effectuer leur propre enquête, avec des “entrevues” à chaque témoin qu'ils peuvent retrouver des événements du mois de mai.

“Les avocats donneront leur dossier de défense directement au Procureur Luis Bilro Verão. Ils espèrent qu’il comparera leurs preuves à celles retrouvées par la police à Algarve et qu’ils abandonnent l’affaire.”

Un ami de la famille, cité par les médias britanniques, affirmait alors que l'équipe d’avocats des McCann, qui incluaient à l’époque le Président en exercice de l’Ordre des Avocats, Rogério Alves, et le Président de la Commission des Droits de l'homme au Portugal, Carlos Pinto de Abreu, “fera une approche directe au Cabinet du Procureur. Ils diront : voici ce que nous avons. Nous vous conseillons de ne pas aller plus loin.”

Duarte Levy & Paulo Reis

English version

08/07/2008

Ministres de l’Union Européene ont rejeté “l’alerte Madeleine”

La mise en place d'un système d'alerte Amber européen a été rejetée, hier, par les ministres de la Justice de l'Union Européene (UE), au cours d'une réunion informelle, à Cannes, France. “Nous ne devrions pas lancer une alerte européenne quand un enfant a juste disparu pendant quelques heures,” a dit la ministre de la Justice allemande aux médias. “La grande majorité d'enfants retournent à la maison après deux ou trois jours.” Cependant, les ministres de justice de l'UE ont convenu sur la nécessité d'une coopération plus étroite entre les forces de police et les systèmes d'alerte déjà utilisés dans des pays de l'UE.

Selon le “MailOnline”, au cours de cette réunion, “Bruxelles rejette l’appel des McCann pour un système d'alerte européen pour les enfants disparues”. L'annonce “a été bien accueillie” par Kate et Gerry, qui ont fait campagne pour un système d'alerte de l'UE à adopter par chacun des 27 pays : “Cette annonce est très encouragent, car il souligne le fait qu'il y a un désir au niveau européen pour que les choses s'améliorent,” a dit Clarence Mitchell, le porte-parole de la famille McCann, au MailOnline.

La ministre française de la Justice, Rachida Dati, a invité ses homologues à adopter le système utilisé par Paris, car, selon elle, il a fonctionnait à six reprises sur six. “Quand il s’agit de protéger les enfants en Europe, aucune ressource ne devrait être épargnée,” a-t-elle dit. “Nous devons absolument rassembler tout ce que nous avons.”

Au Parlement européen, une “déclaration écrite,” signée par un groupe d’eurodéputés et soutenue par les McCann est parvenue à rassembler, jusqu'à aujourd'hui — le dernier jour — 351 signatures. Pour être prise en compte, la déclaration écrite aurait dû recueillir 393 signatures, soit la majorité des membres du Parlement européen, après quoi elle aurait été transmise au Président, afin d’être citée en procès-verbal et archivée.