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13/02/2008

Maddie: Ministre assure que l’investigation n’a pas été affectée

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"J'ai des indications que les déclarations du directeur national de la PJ, n'ont pas affecté le déroulement de l'enquête," a dit le Ministre de la Justice  portugais, Alberto Costa, au cours de son interpellation devant la Commission Parlementaire de Sujets Constitutionnels, Droits, Libertés et Garanties où il avait été invité a expliquer les récentes déclarations du directeur national de la Police judiciaire, Alipio Ribeiro à propos du cas Madeleine McCann.

"C’était mon devoir de maintenir la confiance dans le directeur national” de la Police Judiciaire, a dit Alberto Costa, rajoutant que “tout’ autre attitude aurait conduit a des plus grands inconvénients”.

En réponse aux parlementaires, le Ministre a garanti que les déclarations du directeur national de la Police judiciaire n’ont pas violé le secret de justice : si c’était le cas "il y aurait déjà eu une enquête."

Le directeur national de la Police judiciaire, Alipio Ribeiro, avait dit, au cours d’une entrevue, qu’il y aurait eu "précipitation" au moment de designer le couple McCann comme arguidos.

A propos des investigateurs du cas Madeleine, le Ministre a défendu "qu’ils sont des personnes expérimentés, professionnels, matures, que ne sont pas – comme certains articles ont pu suggérer – agités, intimement démotivés e frustrés par aucun mot qui a pu être dit en termes plus ou moins discutables”.

 

Português: "Estamos numa fase em que caminhamos para a conclusão do processo"

Français: "Nous sommes dans une phase où nous avançons vers la conclusion de la procédure"

English "We are in a phase in which we are approaching a conclusion of the process"

Mis à jour 16H40

12/02/2008

“La thèse de l’enlèvement est ridicule”

L’affirmation est du psychologue criminelle Paulo Sargento et de l’ingénieur Pedro Gamito, les experts qui ont étudié les mouvements du présumée kidnappeur et analysé les différents croquis divulgués par Clarence Mitchell. Les résultats de leur travail, et les questions qu’ils se sont posées par rapport aux témoignages, sont condensées dans une vidéo en 3 dimensions qui soulève plusieurs questions :

  • Comment est’ il possible que la première description du ravisseur soit aussi vague ?
  • Est’ il possible de ne pas observer le visage de quelqu’un qui transporte un enfant et remarquer le pantalon beige, son manteau marron et les chaussures classiques ?


La vidéo démontre que la forme intuitive de regarder une personne qui transporterait un enfant serait, en toute logique, d’observer sa taille vers le haut et non vers le bas.

Pour les experts, il y a eu une claire intention de lui donner (au présumée kidnappeur) une apparence maghrébine.

"Pourquoi le ravisseur devrait’ il venir forcement du Maroc, d’Espagne ou du Portugal ?, "questionne Paulo Sargento.

La vidéo sur YouTube 

10/02/2008

"Je ne vois pas ce que Scotland Yard peut faire de plus"

"C’est ridicule ! Je ne vois pas ce que Scotland Yard peut faire de plus car nous avons participé à cette enquête depuis les premiers moments," affirme un responsable de la police du Leicestershire appelé à commenter les déclarations de l’ancien officier responsable de la protection de famille royale, Dai Davies, au Sunday Express.

a975d32be5a44947c0c506723b28df7d.jpgDai Davies, aujourd’hui consultant pour diverses sociétés privées, défend qu’il serait temps "de faire appel à ce que Scotland Yard prenne la tête" des investigations au Portugal de la disparition de Madeleine McCann, "analysant les potentiels suspects et les interrogeant si nécessaire".

C’est Dai Davies, une connaissance de Clarence Mitchell du temps où celui-ci était correspondant auprès de la BBC en ce qui concernait la famille royale, qui avait déjà pris la défense de Gerry et Kate McCann dans plusieurs médias britanniques, et qui considère que le fait que le couple avait laissé leurs enfants seuls dans l’appartement, à plusieurs reprises et pour plusieurs heures,  n’était pas un abandon.

"Quelle que soit l’issue de cette enquête, je pense que le plus urgent serait d’accorder à nos homologues portugais la possibilité de poursuivre leur travail interrogeant les témoins qu’ils jugent nécessaire", affirme le même officier à Leicester.

Metodo 3:  "renifleurs de braguette" (*)

Aujourd’hui, le quotidien britannique Times revient sur Metodo 3, l’agence de détectives espagnole, de Marita Fernández Lado, engagée par les McCann, expliquant que le choix du couple aurait été fait en fonction de la liaison linguistique et culturelle entre l’Espagne et le Portugal.

"Si on avait pris des Britanniques avec leurs grosses bottes, ou, encore pire, des Américains, on nous aurait claqué les portes dans la figure, et il est très probable qu'on nous aurait inculpé d'avoir fait obstruction à l'enquête puisque, techniquement, il est illégal au Portugal d'entreprendre une enquête parallèle," aurait expliqué Clarence Mitchell au Times.

Selon le porte-parole des McCann, le directeur national de la Police judiciaire, Alipio Ribeiro, "fait comme s’il n’était pas au courant", ignorant Metodo 3 vu leur insignifiance.

L’article du Times – excellent je dois l’admettre- révèle encore que Francisco Marco, un des responsables de l’agence, considère que le montant de 70.000 euros versés mensuellement par le fonds Madeleine, n’est pas élevé mais purement "symbolique".

Le Times met encore le doigt sur l’absence de résultats de Metodo 3 et la relation entre l’agence de Barcelone et plusieurs médias en Espagne, avec qui Francisco Marco prétend avoir une liaison privilégiée.

Metodo 3 sur SOS Madeleine1, 2, 3, 4

(*) Traduction littérale de l'espagnol "huele braguetas". Ça fait référence à l'activité la plus courante des détectives: découvrir des infidélités conjugales, à l'instar du conjoint. Et c'est, bien sûr, péjoratif...

08/02/2008

Pressions britanniques "ont affecté le bon déroulement de l’enquête"

26bea993378e4cda34577db9e9f290c9.jpgDavid Miliband, le ministre des Affaires étrangères britannique (Foreign Office), présent au Portugal au moment des interrogatoires de Kate et Gerry McCann, a été informé préalablement par son homologue portugais de l’intention des autorités portugaises de constituer le couple comme arguidos et de l’arrestation éminente de Kate McCann. "C’est le ministre en personne qui avait donné des instructions au consulat de Portimão pour négocier le départ des McCann, assurant qu’il n’y aurait pas de prison préventive," accuse un des diplomates qui avait traité le dossier à l’époque, rajoutant "qu’habituellement ce n’est pas notre rôle officiel".

"La justice portugaise est en train de faire son travail et les services consulaires britanniques sont en train d'accomplir leur obligation," avait dit Miliband à l’agence EFE en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne au Portugal.

Même si le sujet reste délicat, aussi bien au Portugal qu’au Royaume-Uni, le diplomate maintien ses affirmations : "le travail des délégués du Foreign Office, en particulier celui de Clarence Mitchell, a affecté le bon déroulement de l’enquête".

cbc6105ee53d18c12ebbd91a38c6f726.jpgC’est le Premier ministre Gordon Brown (Chancellor of the Exchequer au moment des faits) en personne qui avait recommandé l’envoi de Clarence Mitchell au Portugal comme délégué du Foreign Office avec l’instruction spécifique d’accompagner le couple McCann et d’augmenter la pression sur les autorités portugaises.

"Il avait plus d’autorité que le consul ou l’ambassadeur… et il ne s’est pas fait prié de l’utiliser," affirme le même diplomate (qui n’est plus en poste au Portugal aujourd’hui).

Après un entretien entre les McCann et la Police judiciaire, Clarence Mitchell aurait souligné – affirme le diplomate – que "l’inspecteur Gonçalo Amaral était un obstacle mais que la presse allait continuer à se charger de lui et qu’il finirait par être écarté de l’enquête".

Malgré une  véritable campagne d’acharnement de la presse britannique contre l’inspecteur Gonçalo Amaral, coordinateur du Département d’Investigation criminelle de Portimão (DIC), le responsable de l’enquête concernant la disparition de Madeleine McCann a su résister jusqu’au mois d’octobre. La publication par le Diário de Noticias d’un article, selon lequel Gonçalo Amaral aurait accusé la police 2e63421b2fa6855682d7f433301eac9b.jpgbritannique de travailler uniquement "sur ce que prétend le couple McCann et ce qui leur convient" a amené le directeur national de la Police judiciaire, Alipio Ribeiro, à l’écarter de ses fonctions : "c’est exactement ce que Clarence Mitchell avait préconisé," affirme notre source.

Gonçalo Amaral aurait été contacté par un journaliste à propos d’un email anonyme accusant une ancienne employée de l’Océan Club. "Le journaliste ou l'inspecteur lui-même aurait pu être manipulé," confirme notre source pour qui la police fait son travail, "aussi bien au Portugal qu'au Royaume-Uni", mais le cas "est devenu une question politique et diplomatique" dans laquelle personne ne veut perdre la face.

Manipulation ou pas, la journaliste avoue aujourd'hui son aversion à l’affaire Madeleine : "Je ne veux plus entendre parler de cette histoire".

Clarence Mitchell continue sa traque sur internet

Clarence Mitchell, ancien directeur de l’Unité de Surveillance des Média du gouvernement britannique – jamais remplacé dans ses fonctions -, continue sa traque des sites internet qui échappent au contrôle des McCann et du Fonds Madeleine. Le responsable des relations publiques du couple s’est attaqué au site "McCannfiles", crée par Nigel Moore, connu par les internautes comme une véritable base de données concernant les événements liés à la disparition de Maddie.

9b2c8679d5c951099939662cd362ea82.jpgClarence Mitchell accuse les sites internet qui ne sont pas liés au couple, comme c’est le cas de "Mccannfiles", de distraire l’attention du public des recherches de Madeleine, rajoutant qu’il "préférerait que l’effort et l’argent des gens aillent au Fonds Madeleine".

L’auteur du site, Nigel Moore, a passé plus de 500 heures de travail à rassembler toutes les informations disponibles à propos du cas de la disparition de Madeleine, soulignant qu’il y a encore "des questions auxquelles les McCann doivent répondre".

L’objectif du site n’est pas de créer des bénéfices mais son créateur a mis à la disposition des internautes la possibilité de contribuer aux frais de manutention du site via des dons.

Ce n’est pas la première fois que Clarence Mitchell s’en prend à des sites et forums sur internet avec une vision de l’affaire Madeleine différente de celle divulguée par le site officiel des McCann.

Clarence Mitchell aurait utilisé à plusieurs reprises les contacts et les services du gouvernement britannique afin de surveiller plusieurs journalistes mais aussi le comportement des internautes sur une liste de forums et blogs considérés comme "hautement nocifs" pour l’image des McCann et du gouvernement britannique.

Ministre de la Justice va s’expliquer au Parlement

Le CDS/PP, parti de l’opposition, a demandé l’audition du Ministre de la Justice au parlement. Le parti de la droite centriste veut connaître les raisons pour lesquelles le Ministre Alberto Costa a maintenu sa confiance dans le directeur national de la Police judiciaire après ses déclarations controversées. Plusieurs parlementaires, aussi bien du parti du gouvernement que de l’opposition, ont manifesté leur surprise et leur mécontentement à propos des déclarations d’Alipio Ribeiro.

(Mise à jour - 18H00) Le directeur national adjoint de la Police Judiciaire, Baltazar Pinto, en visite à l’ile de Madeira, a expliqué aujourd’hui que la polémique crée au tour des déclarations du numéro un de la PJ, Alipio Ribeiro, est le résultat d’un malentendu.

"Il s’agit d’un mal entendu car il faisait allusion au timing de la constitution comme arguidos", a expliqué Baltazar Pinto.

Alipio Ribeiro n’aurait pas mis en cause le statut des McCann mais le moment ou ils ont été constitués comme arguidos.

06/02/2008

Ministre de la Justice soutient directeur de la PJ

b2b6490758da08dc99a53d4838384595.jpgLe Ministre de la Justice portugais, Alberto Costa, a manifesté aujourd’hui sa confiance dans le directeur national de la Police Judiciaire, malgré la polémique crée par ses déclarations a propos du cas Madeleine McCann.

Alipio Ribeiro, directeur de la PJ, avait parlé de "précipitation" dans la constitution de Kate et Gerry McCann comme arguidos (suspects) dans le procès à la disparition de leur fille. Malgré ses excuses - ou il expliquait que ses les mots auront été dans le sens dont si les McCann avaient été maintenus comme témoins, "peut-être ils ne seraient pas partis pour Angleterre. Ils auraient été plus coopérants avec la Justice" – Alipio Ribeiro ne cesse d’être critiqué publiquement.

"Le fait que le directeur national de la PJ continue en fonctions signifie tout ce que je pense sur cette matière", a répondu ce matin le Ministre Alberto Costa, questionné à propos de l’entrevue d’Alipio Ribeiro à la Radio Renasçença.