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23/02/2009

Entrevue exclusive avec l'ex-Coordinateur de la Police Judiciaire (PJ) portugaise, Gonçalo Amaral

Dans son interview, Gonçalo Amaral dénonce l´existence de "situations dans le procès que n´ont pas été prises en compte, qui n´ont pas été lues ou connues par qui avait le devoir de les connaître", soulignant que la déclaration du couple de médecins anglais qui faisait référence a des vacances à Majorque, où ils se rendirent compte de "gestes et mots que indiquaient l´existence d´un agresseur de mineurs dans le groupe de personnes qui passaient leurs vacances" n´a pas été prise en compte avant que le procès soit archivé.

Entrevue exclusive de Duarte Levy en collaboration avec Joana Morais, Astro et Mercedes

English - Português - Español

Enregistré à Vigo (Espagne) en octobre 2008. - Tous droits réservés© Joana Morais 2009 © Duarte Levy.

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20/02/2009

Maddie est un cas de sécurité nationale

satellite.jpgLes anglais n'ont pas montré aux policiers portugais les images des satellites qui pointaient vers l’Algarve le jour de la disparition de Maddie. Ils ont dit qu´à ce moment-là, par coïncidence, les satellites étaient tous tournés vers le Maroc. Et maintenant, la police anglaise a déclaré que dans l'investigation McCann les services secrets seraient impliqués.

En mai 2007, quelques jours après que Maddie ait disparu, un haut responsable du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la Police Judiciaire (PJ) a demandé aux collègues anglais envoyés à Praia da Luz l’accès aux images des satellites qui surveillaient la zone du Algarve.
La demande étant considérée comme normale, car, par le passé, des images satellites avaient déjà servi à aider les autorités à résoudre d'autres cas, la réponse a surpris. D'après les "spécialistes" envoyés par le gouvernement britannique au Portugal, l'heure à laquelle Madeleine McCann a été enlevée de l'appartement 5A de l'Océan Club, tous les satellites étaient tournés vers les côtes marocaines.
Malgré l'explication donnée aux inspecteurs de la Police Judiciaire, un des policiers britanniques envoyés au Algarve finirai par confirmer, dans une conversation informelle, que "s'il existe des images satellites de la sortie de Madeleine McCann de l'appartement, elles sont considérées secret d'État," et donc impossible a les fournir aux autorités portugaises.
Une "coïncidence" malheureuse qui finira par surprendre les hommes de la PJ quand, des mois plus tard, ils ont vu les mêmes "spécialistes" défendre la thèse de l'enlèvement de Madeleine vers le Maroc, appuyée notamment par les déclarations fantaisistes d'une agence de détectives espagnole, Método 3, qui, dans des déclarations publiques, disait même savoir qui avait emmené la fillette, pourquoi et comment, promettant même son retour à la maison avant Nöel.

Une affaire d'État

Mais le cas des satellites tournés vers le "mauvais" côté n'est pas le seul. En Angleterre, la police de Leicestershire, en réponse a une demande d'un journaliste britannique, à l'abri d'un décret qui règle le libre accès à l'information, a refusé d'expliquer si le recours aux écoutes téléphoniques et l'interception du courrier électronique dans le cadre des investigations du cas Madeleine McCann serait couvert, ou non, par un mandat.
Une partie des agents de la police britannique envoyés à Praia da Luz dans les 48 heures qui ont suivi l'alerte crée avec la disparition de Maddie, venaient de la police municipale de Leicestershire puisque ses parents, Kate et Gerry McCann, résident dans leur zone de juridiction, notamment à Rothley.
Selon le journaliste Jon Clements, la police, après avoir ajourné leur réponse durant des mois alléguant le besoin de consulter d'autres "Agences", a répondu qu'elle n'avait aucune obligation d'expliquer dans quels termes ont été utilisés de quelconques moyens de surveillance dans le cas Maddie, pour des raisons de "sécurité nationale".
La police de Leicestershire, considérée la 5e meilleure police municipale d'Angleterre, a expliqué encore au journaliste qu'elle était dispensée de lui répondre, car l'explication pourrait être en relation avec d'autres "organismes de sécurité", ce qui, selon le décret qui règle le libre accès à l'information, signifie les divers organismes des services secrets, genre M15, M16, GCHG, SOCA ou les Forces spéciales.

Même Socrates ne leur a pas fait peur

socratesmarquespombalru4.jpgLa disparition de Madeleine McCann a mérité, depuis le premier instant, une attention très spéciale de la part des autorités britanniques : un cabinet de crise spécialement dédié à l'appui du couple McCann a été créé au sein du Foreing Office bien avant l'arrivée des premiers inspecteurs de la Police Judiciaire sur les lieux.
L'importance donnée par le gouvernement britannique au couple McCann a dépassé toutes les expectatives et même les éléments des services secrets de Sa Majesté qui se sont déplacés au Portugal, ont fini par se montrer surpris avec la facilité dont Kate et Gerry McCann entraient en contact avec Tony Blair ou Gordon Brown.
L'engagement du gouvernement britannique a été tel que même l'intervention publique du premier ministre portugais José Socrates, demandant aux politiques de ne pas interférer dans l´enquête de la disparition de Maddie, a réussi à convaincre les Anglais à laisser la PJ travailler en paix.
José Socrates, dans des déclarations à l'hebdomadaire espagnol EL PAIS, en septembre 2007, tout de suite après que Kate et Gerry McCann soient constitués arguidos, a dit que, en tant que premier ministre portugais, qu´il maintenait une "totale confiance dans le travail réalisé par la police portugaise" dans le cas Madeleine McCann.
Reconnaissant que le cas Maddie était "un cas très difficile", José Socrates a décrit la disparition de Madeleine McCann comme un cas ou "la police a donné son meilleur pour découvrir ce qui était arrivé à l'enfant".
Le premier ministre disait encore à ce moment-là que c'était une obligation pour tous les politiques (anglais ou portugais) de ne pas interférer dans les investigations en cours et de ne pas "alimenter le feuilleton".

Duarte Lévy

English - Portugais

Portugal : Sara Sofia a 3 ans et a été enlevée par sa mère il y a plus d’un mois

Portimão — Mise à jour

sarasofia.jpgSelon les dernières informations de la Police Judiciaire (PJ), Sara Sofia, âgée de trois ans, a été enlevée par sa mère, Paula Lopes, qui serait accompagnée par deux individus de nationalité allemande.

Le groupe inclut encore une autre femme et trois autres enfants.

Au moins trois des éléments du groupe, âgés de 38 à 62 ans, ont été précédemment constitués arguidos dans une affaire d’abus de confiance et falsification pour un montant estimé de 57600 euros. Les trois adultes devaient se présenter régulièrement à la GNR de Lagoa.

Sara Sofia avait quitté le Refúgio Aboim Ascensão de Faro le 19 décembre, après que le Tribunal de Portimão ait attribué la garde exclusive à son père, Manuel Santos qui, le jour du Nouvel An, a confié l’enfant à sa mère avec qui elle devait passer la journée. Après 48 heures sans nouvelles, Manuel Santos a porté plainte auprès de la Police Judiciaire et reste désespéré, car, selon lui, l’enfant serait en danger en compagnie du groupe.

Dans sa fuite, la mère de Sara a également emporté ses trois autres enfants, deux jumeaux de neuf ans et une fille de 13 ans.

Malgré le fait que le cas de Sara Sofia Lopes dos Santos s’agit d’un enlèvement parental, l’affaire est traitée par la Police Judiciaire (PJ) avec le même sérieux que toute autre disparition et les autorités de la voisine Espagne ont été averties.

Selon l'information du Département d’Investigation Criminelle de la PJ (DIC) à Portimão, depuis que le couple s’est séparé en 2007, les parents de Sara sont en conflit au sujet du droit de garde de l’enfant, qui avait été officiellement confié à son père au mois de décembre dernier.

Manuel Santos accuse la mère d'avoir abandonné l'enfant. La mère de Sara et sa famille raconte une version différente, accusant le père de maltraiter l'enfant, un fait qui n'a jamais été prouvé.

Bien que l'enlèvement de Sara ait eu lieu le 1er janvier 2009, l'information n’avait pas été placée sur le site Internet de la Police Judiciaire (www.policiajudiciaria.pt) jusqu’ici, où l’on peut voir une photographie récente de l'enfant.

Selon des informations qui ont été rendues publiques maintenant par le DIC de la PJ à Portimão – la même qui était responsable de la recherche sur la disparition de Madeleine McCann —, la dernière fois que Sara Sofia a été vue, elle portait un survêtement rose de la marque Nike et des baskets roses.

La petite fille, de nationalité portugaise, a les yeux bruns et les cheveux bruns, et une marque rouge sur son dos comme marque de distinction.

Selon une source de la PJ à Portimão, il n'y a aucune connexion entre la disparition de Sara Sofia et l’affaire Madeleine McCann, pourtant les investigateurs craignent que leur travail puisse être nui par l'intervention des médias anglais, vu le fait que les deux enfants ont le même âge et ont disparu du même secteur géographique relativement proche "sera certainement employé pour relancer l’attention des médias sur l’affaire Maddie et pour concentrer l’attention sur l'Algarve, par conséquent détournant les soupçons du couple McCann".

à suivre

Duarte Levy

Maddie est une affaire de sécurité nationale

Madeleine McCann.jpgEnglish - Português

Vous pouvez également suivre cette affaire sur le blog de Jon Clements ICI et de Joana Morais ICI.

En Angleterre, la police du Leicestershire, répondant à une demande d'un journaliste britannique, sous la législation qui réglemente le libre accès à l'information, a refusé d’expliquer si oui ou non le recours à l’enregistrement téléphonique et l'interception du courrier électronique dans l’investigation de l’affaire Madeleine McCann a été couvert par un mandat.

Selon le journaliste Jon Clements, la police, après avoir retardé sa réponse pendant plusieurs mois alléguant la nécessité de consulter d'autres "agences", a répondu qu'elle n'avait aucune obligation d'expliquer sous quelles conditions des moyens de surveillance ont été employés dans l’affaire Maddie, pour des raisons "de sécurité nationale".

La police du Leicestershire, qui est considérée être la 5e meilleure police municipale de l'Angleterre, a en outre expliqué au journaliste qu'elle a été également dispensée de lui répondre, parce que l'explication demandée pourrait être liée à d'autres "services de sécurité", qui, selon la législation qui réglemente le libre accès à l'information, seraient plusieurs organismes des services secrets, tels que MI5, MI6, GCHG, SOCA ou les forces spéciales.

Satellites tournés vers le Maroc au moment où Maddie a disparu

satellite.jpgL’"aventure" de Jon Clements n'est pas unique, compte tenu du fait qu'en mai 2007, seulement quelques jours après que Maddie ait disparu, un fonctionnaire supérieur du département d'enquête criminelle de la Polícia Judiciária (CID) à Portimão a demandé à ses collègues anglais, qui avaient été envoyés à Praia da Luz, d’avoir accès aux images satellites observant la côte de l'Algarve.

Bien que la demande elle-même pourrait être considérée comme étant normale, car l’imagerie satellite avait aidé les autorités à résoudre l’une ou l’autre affaire compliquée par le passé, la réponse était étonnante. Selon les "experts" qui avaient été envoyés au Portugal par le gouvernement britannique, au moment où Madeleine McCann a été enlevée de l'appartement 5A à l’Ocean Club, tous les satellites étaient tournés vers la côte du Maroc.

Une malheureuse "coïncidence" qui avait fini par étonner les hommes de la PJ quand, des mois plus tard, ils ont vu les mêmes "experts" défendre la théorie de l'enlèvement de Madeleine vers le Maroc, soutenue par les rapports fantaisistes d'une agence de détectives espagnole qui, dans une déclaration au public, a même dit qu’elle savait qui avait pris la petite fille, pourquoi et quand, promettant qu'elle retournerait à la maison avant Noël.

Duarte Levy

17/02/2009

Maddie et Joana : Chemins Croisés (SIC)

Un documentaire de la chaîne de télévision portugaise SIC à propos de l’affaire Joana Cipriano et les tentatives de Metodo 3, au service de Kate et Gerry McCann, de lier cette histoire à la disparition de Madeleine McCann.

Une émission qui n’apporte pas de faits nouveaux, mais qui a le mérite de bien résumer, images à l’appui, la manipulation faite par Metodo 3 via l’avocat Marcos Aragão Correia et ses tentatives de nuire à Gonçalo Amaral.

Un reportage du journaliste Pedro Coelho.