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18/11/2008

Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions

Images_jornallcipriano.jpgL'affaire Léonor Cipriano : le son ne va pas avec l'image

Un procès qui vise Gonçalo Amaral plus qu'un autre

(Mise à jour)

Selon le médecin du Centre de Santé d'Odemira, ou Léonor Cipriano avait été observé quelques heures après les allégués agressions des inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), les traces qu'il à constaté au moment de la consultation ne correspond pas aux bleus qu'ont peux observer sur les photos présentées au tribunal de Faro.

La reprise du jugement des cinq inspecteurs de la PJ, accusés d'actes de torture à l'encontre de Léonor Cipriano, condamné à 16 ans de prison pour la mort de sa fille Joana, a ainsi été marquée par un nouveau témoignage qui met en cause l'authenticité des photos.

"Ce que j'ai vu c'était un seul coup, très fort, du côté droit," à indiqué le médecin soulignant qu'il serait impossible que les bleus do coté gauche du visage puissent avoir été faits avant sa consultation. Selon les explications données par Léonor au médecin, les lésions présentes sur son visage au moment de la consultation ont été provoquées par une chute volontaire dans les escaliers, après son interrogatoire.

Ce n'est pas la première fois que l'authenticité des photos, prises au sein de la prison, est mise en cause, car elles montrent une Léonor Cipriano avec des bleus sur les deux côtés du visage, en particulier dans les yeux.

Une analyse numérique, effectuée par des experts légaux à la demande de la défense des inspecteurs, avait déjà souligné le manque de fiabilité des photos. Leur basse résolution, l'absence de date ou de l'heure, ont rendu impossible une analyse plus complexe.

Léonor a été battu au sein de la prison même et non par la PJ

Une ancienne codétenue de Léonor Cipriano, en déclarations exclusives à ce blogue, avait déjà confirmé que Léonor Cipriano avait bel et bien été agressée au sein de la prison après son retour des interrogatoires à la PJ.

"Les bleus dans le visage de Léonor Cipriano n'ont pas été faits par les inspecteurs (de la PJ)... elle a été bien arrosée dans la prison après son arrivée, en prison personne n'aime les assassins d'enfants," avait alors confirmé cette ancienne codétenue de la mère de Joana.

Après l'agression au sein de la prison, soulignant qu'il n'y a jamais eu autant de bleus sur le visage ou le corps de Léonor, contrariant ainsi l'authenticité des photos (lire l'article).

Un ancien chef des gardes de prison était déjà venu à la barre pour dénoncer un comportement anormal de la directrice de la prison, Ana Maria Calado, en marge d'une relation bizarre avec Léonor. La responsable de la prison lui aurait alors suggéré de changer un rapport écrit à propos de quelques marques rouges sur le visage de Léonor au moment ou elle rentrait de son interrogatoire à la PJ. Dans le même rapport, le chef des gardiens donnait également compte des explications de la mère de Joana à propos de ses lésions : selon elle les marques rouges étaient bien le résultat d'une chute dans les escaliers après son interrogatoire.

 

Aujourd'hui, à la demande des avocats de défense des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire, le juge qui préside le jugement à accepté de ne pas entendre le témoignage de la directrice de la prison, Ana Maria Calado. La demande se base, selon Maître António Pragal Colaço, représentant de quatre des cinq inspecteurs, sur l'existence d'indices de que la directrice de la prison d'Odemira, Ana Maria Calado, ne serait pas un témoin crédible et impartial.

Une lettre d'une codétenue, adressée aux autorités après les accusations faites à l'encontre des inspecteurs, renforce cette version : selon ce témoin, la mère de Joana avait reconnu auprès de ses codétenues qu'elle serait tombée dans les escaliers, mais que, après une réunion avec la directrice de la prison, elle aurait changé sa version affirmant avoir été torturée et qu'elle comptait toucher une indemnisation.

Un procès qui vise Gonçalo Amaral plus qu'un autre

Marcos Aragão Correia, l'avocat de Léonor Cipriano, prétend maintenant que le Ministère Public (MP) autorise l'ouverture d'un procès autonome à l'encontre de l'ancien inspecteur Gonçalo Amaral. Selon l'avocat, l'ancien coordinateur de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann serait "le principal responsable" des allégués agressions sur sa cliente. En déclarations aux journalistes à sa sortie du tribunal, l'avocat, connu pour sa liaison à l'affaire Madeleine McCann, à indiqué que l'accusation était incomplète tant qu'Amaral n'était pas jugé comme principal responsable et puni pour les allégués actes de torture.

Devant le Tribunal de Faro sont jugées cinq inspecteurs de la PJ accusées par le Ministère Public (MP) de divers crimes : Gonçalo Amaral, l'ancien coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de Portimão, est accusé de ne pas avoir dénoncé les allégués agressions, Leonel Lopes, Pereira Cristóvão et Marques Bonne, sont accusées d'avoir torturé Léonor Cipriano afin d'obtenir sa confession, tandis que l'inspecteur Nunes Cardoso est lui accusé de falsification de documents.

Marcos Aragão Correia, qui avait déjà admis être rentré dans l'affaire Léonor Cipriano à la demande des détectives espagnols au service de Kate et Gerry McCann - ce que Metodo 3 à pourtant nié - continue à viser particulièrement Gonçalo Amaral dans un procès ou personne ne comprend exactement quel serait le rôle de l'ancien coordinateur de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann.

Les allégués agressions ont eu lieu en 2004, mais ce n'est qu'en février de 2008 que le tribunal décide que Gonçalo Amaral serait également jugé à côté des autres quatre inspecteurs, ceci malgré le fait que Léonor Cipriano avait toujours affirmé que l'ancien responsable de la PJ n'était pas présent au moment des faits.

 

13/11/2008

Maddie : privés ont reçu l’aide d’une "taupe" au sein de la PJ

Réactions au Portugal, silence au Royaume-Uni

Lire l'article original

Imagem1.jpgLa révélation de détailles de l'entrevue vidéo d'un détective privé espagnol dénonçant la fuite d'informations confidentielles à propos du travail de l'équipe d'enquêteurs de la Police Judiciaire (PJ) dans le cas Madeleine McCann à déjà fait écho au Portugal tandis qu'au Royaume-Uni règne le silence le plus total à propos de cette information.

tv+_12.1108.jpgLe journaliste Hernani Carvalho a publié, hier, un article consacré à cette révélation ou l'ancien coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la PJ de Portimão, Gonçalo Amaral, affirme savoir de quoi l'on parle, mais qu'il juge que le moment n'est pas propice pour donner des clarifications. Selon les déclarations de l'ancien responsable de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann, il est toujours en attente du procès avec lequel les McCann l'ont menacé, car "à cette occasion il y aura encore beaucoup à dire et à révéler".

Aujourd'hui le quotidien 24 Horas, par la main du journaliste Luis Maneta, revient sur le sujet pour lequel il a essayé d'obtenir, sans succès, une réaction de la direction nationale de la Police Judiciaire.

 

11/11/2008

Maddie : privés ont reçu l’aide d’une "taupe" au sein de la PJ

Détective privé espagnol révèle comment les McCann ont pu avoir accès aux informations confidentielles de la police dans l'affaire Maddie

Selon un des détectives privés engagés par Metodo 3 dans le cadre de leur contrat avec Kate et Gerry McCann, un inspecteur de la Police Judiciaire aurait transmis à l'agence espagnole des informations confidentielles concernant les mouvements des enquêteurs portugais et de leurs collègues britanniques dans l'enquête à la disparition de Maddie.

Les informations ainsi obtenues ont permis aux détectives privés d'informer le couple McCann et leur entourage des diligences préparées par les enquêteurs portugais : "Plusieurs initiatives des hommes d'Amaral ont échoué grâce aux informations données par leur collègue... mais il y avait aussi des informations venant d'informateurs liés à l'ambassade britannique," affirme ce détective.

"Ce sont ces informations qui nous ont permis de savoir à l'avance ce que l'inspecteur Amaral et ses collègues voulaient faire," affirme encore le détective privé au cours d'une entrevue enregistré récemment en Espagne, soulignant que "l'enquête aurait probablement eu une fin différente sans l'intervention des privés, mais également de certains professionnels britanniques."

Dans son entrevue, enregistrée en vidéo dans des conditions uniques, et qui doit être intégrée dans un documentaire pour la télévision à propos de la disparition de Madeleine McCann, le détective espagnol identifie de façon claire l'inspecteur de la PJ et avance également "qu'il bénéficie d'une certaine protection au sein de la PJ à Faro."

Le détective va plus loin et affirme "qu'à des moments clé de l'enquête, grâce aux informations reçus de l'inspecteur portugais, nous avons créé des diversions dans les médias."

"Ça n'a pas toujours fonctionné, car j'ai remarqué que certaines diligences ont eu lieu sans qu'on soit prévenues... j'imagine qu'Amaral a dû avoir des suspicions et qu'il a restreint l'accès aux informations à ses hommes de confiance," rajoute le détective.

"L'investigation était pratiquement condamnée d'avance... nous avons su à l'avance ce qu'Amaral préparait et l'objectif voulu dans ses diligences," affirme le détective qu'après plusieurs mois de travail au service de Metodo 3 avait même essayé de prendre contact avec le coordinateur du DIC de Portimão, avant que celui-ci soit écarté de l'enquête : "j'avais rencontré personnellement Gonçalo Amaral il y a quelques années, mais il ne devait pas se souvenir de moi et dés qu'il a entendu que j'étais lié à Metodo 3 il s'est refusé à me parler protestant que si j'avais des donnés importants à verser au dossier, ceci devrait être fait de forme officielle."

"Il (Gonçalo Amaral) était connu chez nous comme un dur, en particulier dans les affaires de combat au trafic de drogue... il est un incorruptible," conclut le détective.

La révélation, qui risque de créer polémique au sein de la Police judiciaire à Algarve, viens d'ailleurs confirmer les suspicions levées par certains enquêteurs. Au moins deux inspecteurs de la PJ, contactés par SMM, ont directement avancé le nom de l'inspecteur qui aurait transmis des informations confidentielles aux détectives de l'agence espagnole. Selon eux, l'homme bénéficie d'une certaine protection au sein de la délégation de Faro et son comportement n'est pas original, car il aurait précédemment commis la même faute dans d'autres enquêtes.

"On ne recherche plus Maddie... moi, en tout cas, je n'ai jamais été engagé pour le faire"

Selon le même détective, il n'aurait jamais été engagé pour rechercher Madeleine McCann : "On ne recherche plus Maddie... moi, en tout cas, je n'ai jamais été engagé pour le faire. Tout ce qu'on m'a demandé de faire c'était de réunir le maximum d'éléments servant à rediriger l'enquête des Portugais vers le Maroc ou l'Espagne."

Cet ancien détective - qui n'est plus en mesure de continuer ses activités - affirme encore que l'agence espagnole aurait amené des journalistes britanniques au Maroc afin de les faire rencontrer des témoins préalablement choisies et payées : "l'objectif était de bien étaler dans les médias la piste marocaine et ainsi confirmer qu'il s'agissait bien d'un enlèvement, ce que les polices portugaises et britanniques ne voulaient pas croire," affirme le détective soulignant qu'il est incapable d'affirmer si les McCann étaient derrière ce genre d'opération.

"Le couple ne m'a jamais demandé de mentir à propos de quoi que ce soit. Malheureusement, je ne peux pas dire le même à propos de l'agence ou de l'entourage du couple," conclut le détective.

Duarte Levy

Espagñol -

 

30/09/2008

Portugal : PJ met fin à rapt parental de 3 enfants belges

5eaa7b6ac72216cbafe3302b927658ce.jpgCette nuit, les autorités portugaises ont mis fin au rapt parental de trois enfants de nationalité belge, disparues le 4 janvier de la ville de Deurne, Anvers. Les trois filles, Godelieve, Gerda et Truke Otto, âgés respectivement de 14, 10 et 7 ans, avaient été amenés par leur père, Cornelis Otto, contre la volonté de leur mère, Marie Castermans.

L’homme a été arrêté par la PSP dans la région de Viseu en collaboration avec la Police judiciaire qui a également placé les enfants dans une institution sociale en attendant d’être livrées à leur mère. L’organisation belge Child Focus, qui maintient un contact direct avec la maman, a été informée cette nuit, vers 3 h , par SOS Madeleine McCann.

Hier après-midi, l’Institut d’Appui à l’Enfant (IAC – Instituto de Apoio à Criança), organisme portugais responsable des dossiers d’enfants disparus ou en risque, avait une alerte nationale demandant de l’aide pour localiser d’urgence les trois enfants belges.

L’organisme avait mis à disposition des éventuels témoins le numéro de téléphone 116000, la ligne SOS Enfant disparue.

En janvier, quelques jours après leur enlèvement, Cornelis Otto, de 39 ans, et les trois enfants avaient été vus à Montijo, mendiant dans les rues de la ville. La police locale – PSP – avait même procédé à l’identification du père sans toutefois l’arrêter, car les autorités belges n’avaient pas émis de mandat de capture internationale. Après la divulgation de ce mandat, le 20 aout, la Police judiciaire avait intensifié les recherches.

Les autorités portugaises ont travaillé en collaboration avec la police fédérale et l’organisation "Child Focus".

Selon les autorités belges, les enfants, accompagnées par leur père, ont traversé l’Europe à bord d’une Peugeot Partner blanche, immatriculée XXH-802 et d’une caravane immatriculée YBE-6882. Pendant leur voyage, les enfants et leur père ont séjourné dans des campings pour de courtes périodes de temps ayant comme seul moyen de subsistance la mendicité, notamment en jouant d’un orgue de Barbarie.

Duarte Levy

14/09/2008

Vidéo : Eddie & Keela et la Renault Scenic

Voici la vidéo intégrale du travail d’Eddie et Keela, les deux chiens pisteurs, en présence de 10 voitures appartenant à plusieurs témoins et suspects (au moment de l’enregistrement) de l’affaire Madeleine McCann. La seule voiture signalée a été celle appartenant au couple.

Cinq autres vidéos seront bientôt disponibles, parmi eux le travail des deux chiens pisteurs à l’Océan Club, dans l’appartement de la Rua das Flores – loué par les McCann après leur départ du complexe, et celui ou les chiens sont appelées à vérifier les vêtements.

Duarte Levy & Paulo Reis