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19/06/2009

Maddie : les "spéculations" ne rouvrent pas l'investigation

Dans une réponse envoyée aujourd'hui à l'Agence Lusa, le Procureur Général de la République (PGR) a qualifié comme "spéculations" toutes les informations publiées dans la presse sur le pédophile britannique Raymond Hewlett.
Le supposé suspect, identifié et condamné comme pédophile par les autorités britanniques dans des affaires qui datent des années 70, a reconnu qu'il était au Algarve la nuit de la disparition de Madeleine McCann, mais le Procureur considère encore que les informations ne sont pas suffisantes pour rouvrir l'investigation.
Dans la réponse envoyée à cette agence, le Procureur Général de la République (PGR) a confirmé être "attentif aux signes qui apparaissent" et prêt à rouvrir le procès "quand surgiront des faits concrets, que les magistrats titulaires du procès considèrent importants et crédibles". Selon le PGR, les "spéculations, opinions ou commentaires ne sont pas suffisants pour qu'on rouvre l'investigation".
Hewlett, 64 ans et en phase terminal d'un cancer, n'est pas le premier "suspect" révélé dans la presse britannique, mais c'est sur lui que toutes les attentions se sont concentrées.
Clarence Mitchell, porte-parole de Kate et Gerry McCann, a convaincu cette semaine un journal anglais de ne pas révéler les photos de deux supposés suspects de nationalité portugaise et allemande. Le tabloïd se préparait à désigner les deux hommes comme les "suspects principaux" mais le spécialiste en communication et relations publiques a démenti cette information.

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15/06/2009

Les McCann demandent des milliers d'euros à Amaral

_McCann-story_1396445c.jpgLe couple veut une indemnisation entre 100.000 et 500.000 mille euros

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De 100.000 à 500.000 euros, c'est le montant des indemnités que Kate et Gerry McCann veulent recevoir de la part de Gonçalo Amaral, l'ex-coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la Police Judiciaire (PJ) de Portimão. Le procès, d'après les McCann, va servir à alimenter le fonds que le couple utilise pour financer les dépenses de la campagne qu'ils ont entreprise depuis la disparition de leur fille.
L'information a été confirmée au 24 Horas par une source du "Madeleine's Fund -Leaving No Stone Unturned", le fonds financier créé par les parents de Maddie neuf jours après la disparition de la fillette.
"Le couple espère recevoir une indemnité à au moins 6 chiffres" a dit cette même source rajoutant que "d'autres actions en justice ne sont pas exclues, ce qui servirait à alimenter le fonds "Find Madeleine" et à aider la campagne." Le journal 24 Horas sait que le couple a une liste de médias, de journalistes et même de blogues portugais et anglais que les McCann observent comme possible "cible".
Gonçalo Amaral est la cible privilégiée du couple McCann. Le responsable de l'enquête sur la disparition de Maddie est, d'après cette même source, "l'unique personne qui continue à mettre en doute le rapt de Madeleine" et cela "affecte la crédibilité du couple et le travail des enquêteurs".
Les mouvements de l'ex-coordinateur de la PJ ont toujours été l'objet de la plus grande des attentions de la part des  détectives engagés par les McCann — une initiative des Espagnols de Método 3 —, mais qui reste actualisée dans un rapport qui révèle des données sur la vie privée et professionnelle de Gonçalo Amaral et où il y a des détails comme les comptes bancaires de la famille et même la liste de leurs amis les plus proches. Une partie de ce rapport a été donnée pourtant à un avocat portugais qui l'a utilisée dans des déclarations et accusations en rapport avec un autre procès.
Les procès en justice semblent être d'ailleurs le moyen trouvé par Kate et Gerry McCann pour financer leurs activités de la campagne du "Find Madeleine" — organisme privé géré majoritairement par la famille et dont Kate et Gerry sont maintenant directeurs.
Après avoir reçu plus de 700 000 euros d'indemnités dans des procès contre divers médias anglais, lesquels ne sont jamais passés dans les salles des tribunaux, le couple vise maintenant diverses cibles au Portugal. "C'est clair qu'Amaral est le principal visé, mais il existe d'autres possibilités, notamment parmi les médias et sur Internet où il a été fait des affirmations diffamatoires sur le couple," a dit cette même source.

Le millionnaire "lâche" son appui.

Malgré les nombreuses donations qui sont parvenues au "Find Madeleine" depuis l'interview de Kate et Gerry McCann dans le talk-show de Oprah — un programme de la télévision nord-américaine que la SIC à retransmis au Portugal — la capacité financière du fonds n'est plus celle à laquelle le couple s'était habitué en 2007 et même le multimillionnaire écossais Brian Kennedy a tourné le dos aux dépenses de Clarence Mitchell, le porte-parole des parents de Maddie.
Comme le journal 24 Horas l'avait déjà révélé en mars de cette année, le multimillionnaire Brian Kennedy a cessé de venir en aide aux activités des McCann, mettant en avant des raisons financières pour justifier son désistement. Clarence Mitchell, le porte-parole de Kate et Gerry McCann, avait déjà confirmé cette information au 24 Horas, en disant que le multimillionnaire ne payait plus ses prestations ni le payement des détectives engagés par le couple.
Malgré l'abandon du multimillionnaire, Clarence Mitchell a assuré à 24 Horas qu'il va continuer aux côtés de Kate et Gerry McCann. Le porte-parole du couple, spécialiste en communication et relations publiques, a réduit ses déclarations, mais maintient un contact permanent avec les journalistes.
Brian Kennedy aurait vu sa fortune diminuer de plus de 50 millions de livres ce qui ne serait pas pourtant l'unique raison derrière sa décision d'abandonner son appui au couple — une source proche du milliardaire à dit au 24 Horas que Kennedy n'aurait pas apprécié les dépenses des détectives espagnols (Método3), ni le demi-million de livres payé à une entreprise américaine pour six mois d'une supposée enquête.

Le pédophile dit qu'il ne sait rien au sujet de Maddie

Raymond Hewllet.jpgRaymond Hewllet, l'anglais dénoncé par les deux anciens policiers britanniques engagés par les McCann, comme le supposé suspect de la disparition de Madeleine, a démenti voir vu ou avoir approché la fillette pendant le temps qu'il a vécu en Algarve et a réaffirmé au 24 Horas "qu'il n'a eu aucune implication dans la disparition" de l'enfant, Hewlett a ainsi réagi aux informations publiées ces dernières semaines par divers tabloïds allemands et britanniques qui disaient que l'Anglais aurait vu Maddie en deux occasions.
Hier, dans des déclarations au "Sunday Mirror", Hewlett a confirmé ce qu'il avait déjà dit au 24 Horas : "L'unique fois ou il a vu Madeleine McCann a été sur des affiches au sujet de la disparition," rajoutant encore qu'il l'a vue encore une fois à la télévision, mais "jamais dans la vie réelle".
"C'est évident, pourquoi je les intéresse . Mais ils peuvent penser ce qu'ils veulent. Je n'ai pas tué la petite fille. Cela, c'est la vérité et cela ne changera jamais," a dit le Britannique au journal anglais.
Des sources proches de la police de Leicerstershire ont révélé au 24 Horas que le profil de Hewllet ne correspond pas à celui d'un éventuel kidnappeur de Madeleine et que "tous les soupçons des détectives du couple McCann par rapport à Hewllet se basent sur des suppositions puisqu'il n'existe pas de fait ou d'indices pour les appuyer dans cette direction". — "Dans la première phase de l'enquête faite conjointement au Portugal, tous les individus fichés ou suspects d'actes d'agression sexuelle, pédophilie ou rapt, ont été sujets à une enquête et, un a un, ont été éliminés des suspects", a conclu cette même source.
Le supposé suspect, qui se trouve à Aachen (Allemagne) en phase terminale d'un cancer, a confirmé avoir été interrogé par la police du West Yorkshire mais a nié avoir été questionné au sujet du cas de la disparition de Madeleine.
"Oui, j'ai parlé avec la police (anglaise) et je suis prêt à collaborer dans la limite de ce qui m'est permis par mon état de santé, mais ils n'étaient pas intéressés par la disparition de Maddie," a dit Hewllet au 24 Horas rajoutant que le 3 mai 2007 "il n'était pas à Praia da Luz".
Hewllet est apparu dans les premières pages des tabloïds anglais après que les deux ex-policiers anglais, Dave Edgar et Arthur Cowley – connus sur internet comme Dupond & Dupond par allusion aux deux policiers de la bande dessinée de Tintin – ont révélé que l'Anglais vivait en Algarve en 2007 et que l'homme avait déjà été condamné dans des cas de pédophilie dans les années 70.
"Un supposé pédophile sur le point de mourir serait le suspect idéal pour dévier l'attention de l'opinion publique et créer le doute dans l'esprit des gens", a dit à 24 Horas un inspecteur de la PJ en Algarve rajoutant que "tous les soi-disant suspects indiqués jusqu'alors par les détectives privés ont été l'objet d'une enquête et rien n'a indiqué qu'ils étaient impliqués dans la disparition de la petite fille."
Interrogé au sujet de la thèse avancée par Gonçalo Amaral, l'inspecteur à juste rajouté que "Amaral a beaucoup d'expérience, et que sans éléments suffisants, il ne se risquerait jamais avec cette thèse".

Duarte Levy

(publié sur le quotidien portugais 24Horas)

01/06/2009

Maddie blues

Le policier portugais, qui suspectait les parents, s’est vu retirer l’enquête sur la disparition de la fillette anglaise. Une sanction qu’il peine à digérer.

Imagem1GA.pngUn "portrait" de Gonçalo Amaral par Marie Piquemal avec photo d’Édouard Caupeil – publié aujourd’hui par "Libération"

 

Jamais une affaire n’a troublé son sommeil. Pas même la mystérieuse disparition de la petite Maddie, introuvable depuis deux ans. A l’époque, il était inspecteur de police à Portimao, dans le sud du Portugal. A quelques kilomètres de la station balnéaire de Praia da Luz, où la famille McCann passait ses vacances. Quand la fillette de 3 ans s’est volatilisée la nuit du 3 mai 2007, Gonçalo Amaral s’est retrouvé en première ligne. Responsable des opérations de recherche. Et propulsé sur les couvertures des magazines, à côté du joli minois de l’enfant disparue. L’image de la petite fille blonde et de sa peluche rose a fait le tour du monde. La médiatisation d’une ampleur inédite a été savamment orchestrée par les parents, Gerry et Kate McCann, et leur attaché de presse, embauché dès les premières heures. Dans ce tourbillon d’émotions et d’images, le commissaire Amaral est vite apparu comme un personnage clef de la dramaturgie. Une figure controversée. Dès le début, les tabloïds britanniques ont glosé sur son physique bedonnant, ses clinquantes lunettes Prada, son penchant pour l’alcool et la sieste. Quand le flic s’est mis à suspecter les parents de "simulation d’enlèvement" et de "dissimulation de cadavre", la presse s’est déchaînée. On le rencontre deux ans plus tard. Dans un hôtel parisien, rue du Faubourg Saint-Honoré. Il a changé. Moins de ventre et de cheveux. Il a aussi rasé sa moustache, digne du gendarme de Saint-Tropez. Engoncé dans son costume cravate, regard hagard derrière des sourcils épais, il semble éteint. Embrumé par les deux à quatre paquets de Marlboro qu’il consume chaque jour. "L’affaire Maddie l’a transformé, il est devenu triste", assure sa femme Sofia, qui ne le quitte pas d’une semelle. Du dynamisme pour deux. Amaral est à Paris pour la sortie en France de son livre, vendu à 180000 exemplaires au Portugal. Depuis l’affaire Maddie, il a quitté la police. Le 2 octobre 2007, après cinq mois sans nouvelles de la petite Anglaise, il est écarté de l’enquête par son supérieur. Vexé, il prend sa retraite anticipée, à 48 ans. "On ne m’a pas retiré l’affaire pour incompétence mais pour un instant de laisser-aller", insiste-t-il. C’est-à-dire pour avoir critiqué les policiers britanniques, les accusant d’être manipulés par le clan McCann. La police portugaise a d’emblée irrité la famille McCann. Manque de professionnalisme, diront les uns, avec l’arrogance anglo-saxonne. Méthodes de travail différentes, se défendront les autres. Entre les deux parties, le fossé se creuse, l’incompréhension et la rancoeur prenant le pas sur l’échange. Le culte du secret entourant l’enquête portugaise se heurte à la surmédiatisation orchestrée par les Anglais. Le commissaire Amaral n’en démord pas : "Pourquoi prendre le risque de publier la photo de cette enfant dès les premières heures, dans le monde entier ? C’est bon pour paniquer l’éventuel kidnappeur qui peut tuer l’enfant. Il faut travailler en silence. Au moins dans un premier temps." L’incompréhension mue ensuite en guerre des tranchées quand, l’été suivant la disparition, les enquêteurs portugais émettent l’hypothèse d’une simulation. Et si les parents étaient coupables ? Suspecter officiellement les McCann, en les plaçant sous le statut particulier d’arguidos ("suspects officiels") : passionnée, l’opinion publique britannique n’accepte pas. Elle crie au scandale. C’en est trop, le commissaire Amaral saute. Aujourd’hui, il s’explique. Voici sa thèse, brute de décoffrage : les parents sont responsables du décès de leur fille. Accident domestique, mauvais traitements ou meurtre. Qu’importe . "L’hypothèse politiquement correcte de l’enlèvement ne tient pas, assure-t-il. L’enfant est morte." Il articule sa démonstration autour de deux points phares. D’abord, il y a ces traces de sang repérées par les chiens renifleurs dans la chambre d’hôtel et dans la voiture louée par les McCann plus de vingt jours après la disparition de l’enfant. "Les analyses montrent que le sang correspond en partie au profil ADN de Madeleine McCann". Ensuite, il y a les statistiques. "Les crimes d’enfants, y compris sexuels, sont commis par les parents dans 84 % des cas." Pour lui, pas l’ombre d’un doute. Nous, on referme le bouquin comme on l’ouvre, sans aucune certitude. Pourquoi cet homme a t-il écrit ce livre ? Conviction ou obsession ? Pugnacité ou acharnement ? Gagner du fric, en jouant le sensationnel ? Il balaie les critiques d’un revers de la main. "C’est une question de valeurs, de justice et de vérité." Aujourd’hui, l’ex-flic souhaite la réouverture de l’enquête pour "retrouver le corps de Maddie". Et réhabiliter l’image de la police portugaise. La sienne aussi. L’ex-inspecteur est inculpé pour faux témoignage dans une autre affaire portant sur une enfant disparue, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Leonor Cipriano, la mère de Joana (8 ans), condamnée à seize ans de prison, affirme avoir avoué le meurtre de sa fille après avoir été battue par les policiers chapeautés par Amaral, qu’il aurait ensuite couverts. Sans sourciller, il voit là une nouvelle tentative de déstabilisation. Gonçalo Amaral fait partie de ces gens d’une intelligence glaçante, qui surprend, intimide et déconcerte. Pas de place, même infime, pour la compassion, l’émotion ou toute forme d’affect. Pour lui, les parents de Maddie (et leurs amis) sont coupables d’avoir laissé leurs enfants seuls sans surveillance dans leur chambre pendant qu’ils dînaient au restaurant de l’hôtel. Sans pitié, il lâche : "Ils devraient être punis pour ça. Le devoir des parents est de surveiller leurs enfants. Pensez-vous qu’une gamine de 3 ans soit en sécurité, seule dans une chambre ? Il peut lui arriver n'importe quoi : un accident électrique ou je ne sais quoi, sans même parler d’enlèvement." Gonçalo Amaral a, lui, trois filles au compteur, de deux mariages. "C’est un papa très relax. Avec lui, les enfants ont tous les droits", affirme sa femme Sofia. Dans son livre, Amaral évoque sa plus jeune fille Inès, du même âge que Maddie. "La même en brune." Pas un mot en revanche de son enfance au nord de Lisbonne, avec ses cinq frères et soeurs, sa mère au foyer et son père ouvrier. Il ne raconte pas non plus comment il est entré dans la fonction publique comme simple agent, à 14 ans, "parce qu’à l’époque, c’était possible". Parcours parsemé de cours du soir, pour gravir les échelons jusqu’à ce poste de coordinateur du département d’investigations criminelles de la police judiciaire de Portimao. Hormis l’affaire Maddie, il a traité des affaires délicates, notamment liées à des trafics de drogue. "Ce travail, c’était sa vie. Arrêter a été une profonde déchirure", dit sa femme. Il a bien essayé de rebondir en politique. Il voulait se présenter aux élections municipales d’octobre 2009 à Olhao, pour le Parti social-démocrate (formation de centre-droit). La présidente du parti a refusé "par crainte d’un mélange des genres politique-justice". Alors, il a entrepris un autre livre, sur d’autres affaires de police. La page reste à tourner.

29/05/2009

Gonçalo Amaral sous écoute

Gonçalo Amaral documentario.jpgLe cas Maddie est tabou pour le PGR et la PJ

Português - Español - English

"De nombreuses personnes liées au cas Maddie et à l'investigation faite au Portugal, ont été ou sont encore la cible d'écoutes et de surveillance," a dit au 24 Horas une source du Home Office en réponse aux affirmations de l'ex-coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la Police Judiciaire (PJ) de Portimão.
Gonçalo Amaral a dit qu'il était "sous surveillance" et il sait qu'il "a son téléphone sous écoute." L'ancien responsable de l'investigation a la disparition de Madeleine McCann "ne sait pas par qui il est surveillé", mais il affirme que son email a été la cible d'une curiosité constante et qu'une partie de cette information est parvenue aux McCann.
"En ce moment, il y a des informations qui doivent être valorisées à propos de la localisation et sur ce qui aurait pu arriver au corps de la fillette," a dit Amaral accusant le Procureur Général de la République (PGR) et la direction de la PJ de faire un tabou du cas Maddie, ou "personne ne fait rien" permettant "que des personnes étrangères à la justice et à la police portugaise enquêtent des crimes sous la responsabilité de la PJ".
Gonçalo Amaral qui jusqu'à présent n'a reçu aucune notification par rapport à la plainte pour diffamation annoncée par le couple McCann, confirme qu'il va poursuivre Kate et Gerry McCann et prouver qu'il "existait une entente" entre le couple et la police anglaise durant l'investigation, ce qui aurait conditionné le résultat final de l'enquête.
Les parents de Maddie veulent se prévenir contre la publication en anglais du livre "Maddie : L'enquête interdite", dans lequel l'ex-coordinateur de la PJ révèle de nombreux éléments de l'enquête qu'il a menée à Praia da Luz ou il soutient la mort de Madeleine. La décision du couple aurait été prise en conséquence de la divulgation du documentaire basé de ce livre, que la TVI (chaîne TV portugaise) a diffusé et qui est disponible sur internet sous-titré en anglais.

Amaral accuse le MP de l'avoir "piégé" dans le cas Leonor Cipriano

"Je n'ai aucun doute qu'il y a eu un piège de la part du Ministère Public qui a mené par la suite à dire lors du jugement que j'ai fait une fausse déposition, car j'aurai dû être constitué arguido le premier jour, à la première heure, comme mes collègues," a dit Gonçalo Amaral sur TVI (voir vidéo) sur le fait d'avoir été condamné dans le procès de Leonor Cipriano, confirmant qu'il fera appel de la sentence.
L'ex-coordinateur, parlant sur sa plus récente expérience avec la justice au Portugal, a donné l'exemple de deux plaintes présentées autour d'un même rapport élaboré par une association dans le cas Joana Cipriano : la plainte présentée par Amaral il y a plus d'un an est en attente, alors que la seconde, présentée par la partie adverse, a déjà des arguidos.

Duarte Levy aussi sur 24horas

27/05/2009

Maddie : Des détectives amusent la galerie en Allemagne.

Raymond Hewlett 2.jpgPortuguês - Español - English

Les deux anciens policiers anglais, qui ont été engagés par le couple McCann, sont revenus en Angleterre hier sans avoir interrogé le prétendu "suspect" dans la disparition de Madeleine McCann, après que les autorités allemandes ont qualifié leur présence à Aachen (Allemagne) de "numéro de clown", les accusant "d'avoir essayé de faire pression sur les autorités judiciaires locales" utilisant des contacts parmi les représentants diplomatiques britanniques en Allemagne.
Les enquêteurs privés — qui n'ont aucun pouvoir policier en Angleterre ou à l'étranger — voulaient interroger Raymond Hewlett, un citoyen britannique âgé de 64 ans qui vivait à Tavira quand Madeleine a disparu à Praia de Luz et qui a purgé des peines de prison pour trois cas de pédophilie impliquant des adolescents.
Le procureur à Aachen, dans une déclaration au 24 horas, a confirmé que les autorités anglaises ont manifesté leur intention de questionner Hewlett au sujet de deux anciennes affaires, mais que "la demande officielle ne mentionne même pas l'affaire Maddie et ne demande pas la mise en détention de l'individu en question". Pour les autorités allemandes, tout ce qui a été publié dans les tabloïds anglais n'était "rien d'autre que de la pure spéculation" au sujet d'un triste cas de disparition.
"Nous ne pouvons pas empêcher ce citoyen britannique de quitter l'hôpital, si cela est possible sur le plan médical, et notamment s'il le désire", a dit Robert Deller, dans une interview à la télévision allemande avant de parler au 24horas.
"Nous nous sommes prêts à coopérer avec les autorités portugaises et anglaises, mais ces messieurs (les détectives) n'ont aucun pouvoir d'intervention et nous serons heureux quand ils quitteront les portes de l'hôpital. Eux et les journalistes qu'ils ont emmenés", a confié un porte-parole de la police d'Aachen au 24horas.
Hewlett, qui avait été admis à la clinique universitaire à Aachen pour recevoir un traitement contre le cancer, a refusé de répondre aux enquêteurs des McCann, mais a dit au 24horas que le jour de la disparition de Maddie, il campait à Fuzeta, le lieu où il a participé au marché mensuel et à la foire aux antiquités. Le citoyen anglais, qui n'a jamais été impliqué dans des cas de pédophilie dans notre pays, avait été dénoncé aux enquêteurs des McCann par un couple également britannique : Alan et Cindy Thompson — bien connus des autorités pour avoir aussi prétendu connaître l'emplacement de la cachette de Ben Laden.
24horas a essayé de contacter Dave Edgar et Arthur Cowley, les deux anciens policiers qui forment "l'Alpha Investigation Group", mais ils ont refusé de faire des commentaires sur les raisons qui les poussent à considérer l'anglais comme suspect, après avoir affirmé que "Maddie n'avait pas été enlevé par un pédophile" ou transporté à bord d'un quelconque bateau.
Au Portugal, une source de la PJ à Portimao a confirmé que les informations qui ont été publiées au sujet de ce cas sont "suivies attentivement", mais que ni le couple McCann, ni leurs enquêteurs n'ont "envoyé ou communiqué de faits nouveaux" à la PJ.

Duarte Levy

(Aussi sur 24horas - quotidien portugais)