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21/06/2008

McCann font appel à un juge pour avoir accès aux documents de la Police du Leicestershire

fc6a354e010845a51abaec40b0515976.jpg(Mis à jour) Kate et Gerry McCann veulent qu’un juge de la Cour Suprême de Londres ordonne à la Police du Leicestershire de leur donner accès aux documents concernant l’enquête à la disparition de leur fille. L'affaire est prévue pour le 7 juillet en audience publique devant section famille de la Cour où la police du Leicestershire va contester l’accès aux documents.

L’information, révélée hier après-midi, est confirmée par une source de la police à Enderby.

Jusqu'à présent la police britannique à toujours refusé aux McCann et ses avocats l’accès à tous les documents concernant l’enquête justifiant qu'ils sont liés par les clauses d'un accord avec la police portugaise.

"Les documents ne permettent pas de retrouver Madeleine, mais la divulgation de leur contenu met sérieusement en risque l’aboutissement de l’enquête," affirme un officier britannique à Enderby soulignant que "dans ces documents il y a l’identité de tous les témoins entendus au Royaume-Uni et ses déclarations, aussi bien que les résultats des expertises effectués par le FSS (Forensic Science Service). Leur révélation prématurée met sérieusement en cause les possibilités d’aboutissement de l’enquête."

b1d5815ed0bbe7078ff999302fc0c6de.jpgSelon le porte-parole des McCann, Clarence Mitchell, la demande aurait été faite par Kate et Gerry McCann agissant "au nom de Madeleine" visant "la divulgation de certains documents".

Madeleine sous tutelle judiciaire de la Cour

Arrivés au Royaume-Uni en septembre, après leur départ précipité du Portugal, Kate et Gerry McCann ont vu Madeleine être mise sous la tutelle judiciaire de la Cour Suprême de l'Angleterre et du Pays de Galles — statut destiné à protéger les intérêts de l’enfant malgré sa disparition.

Selon Clarence Mitchell, ancien responsable de l’Unité de surveillance des médias et actuel porte-parole des McCann, la mise sous tutelle judiciaire de Madeleine aurait pu être faite sous "l’instigation" du couple, mais une source du County Council de Leicestershire, contactée par téléphone, s’est refusée à confirmer cette version affirmant que "les autorités ont agi dans l’intérêt exclusif de Madeleine".

Le 10 septembre 2007, les responsables de la Police et du County Council de Leicestershire ont analysé, en réunion, la situation du couple, des jumeaux et la disparition de Madeleine. Quelques jours plus tard, les responsables des services sociaux ont rencontré le couple à Rothley.

02a677653550adc12e3aa613ff70d2aa.jpgKate et Gerry McCann ont l’espoir que leur demande à la juge Mary Claire Hogg soit entendue et que la police du Leicestershire soit obligée à leur donner l’accès au dossier de manière à "aider leurs recherches privées," à reconnu Clarence Mitchell.

Dame Mary Claire Hogg, de 52 ans, est originaire d’une dynastie célèbre dans la magistrature et la politique ; elle est la fille de l'ancien "Lord Chancellor" Lord Hailsham et soeur de l'ancien ministre de l’Agriculture Douglas Hogg.

Español

17/06/2008

Système d’alerte pour enfants disparus est priorité européenne depuis 2006

2be4f653c357de4acc51027902f7fbb1.jpg(Mise à jour) Selon Gerry McCann, "sa frustration grandit" avec le refus de beaucoup de membres du Parlement européen de signer "une déclaration écrite" proposant la création d'un système d'alerte pour l’Union européenne semblable à l'alerte Amber, qui existe aux États-Unis. Le père de Madeleine McCann a accusé ces parlementaires européens de "manque de compréhension envers ce que nous espérons accomplir."

a55e3fd80180c88bdeaac3d29d358613.jpgLes McCann viennent de faire campagne pour un système d'alerte européen, destiné à traiter des cas d’enfants disparues. Mais depuis 2006, la Commission européenne a approuvé un projet pour établir un numéro de téléphone gratuit, commun à toute l’Union européenne (116 000) et un système d'alerte coordonné, entre les 27 États membres.

En décembre 2006, une réunion extraordinaire des États membres a approuvé l'initiative de la Commission européenne réservant dans tous les États membres des numéros de téléphone commençant par 116 "pour des services sociaux", y compris le numéro 116 000, pour devenir "un numéro d’appel d’urgence pour aider à la recherche des enfants disparus." En février 2007, la Commission a officiellement adopté la décision "réservant le numéro de téléphone 116 000 à tous les États membres comme numéro d’appel pour apporter des informations à propos d’enfants disparus."

Selon la BBC, Viviane Reding, alors Commissaire européenne pour les Télécommunications, s’était dit "enchantée qu'aujourd'hui la plus importante mesure vers un numéro d’appel unique, commun à toute l’Union européenne, pour les enlèvements d’enfants ait été prise."

Jusqu'ici, quatre pays européens ont établi le numéro d’appel 116 000 comme numéro d’urgence pour aider à la recherche des enfants disparus — Belgique, Grèce, Portugal et Danemark – en France le numéro rentre en service cet été et d’autres suivront.

La Fédération européenne pour enfants disparus et sexuellement exploités (Missing Children Europe) a été invitée par la Commission européenne pour l’aider dans ce projet et, suivant une réunion le 17 août 2007, Missing Children Europe a rassemblé un groupe central interdisciplinaire d’ONG et d'organismes judiciaires, qui se sont réunis le 31 août 2007 et ont rédigé quelques recommandations initiales, qui servaient de base aux directives d'une Commission à propos des enfants disparus, discutées lors de la réunion informelle des ministres de la Justice et des Affaires intérieures à Lisbonne le 2 octobre 2007.

Le numéro d’appel européen et le système d’alerte pour enfants disparus sont des priorités dans l’agenda de la présidence française de l’Union européenne, à démarrer en juillet 2008, et de nouvelles et importantes étapes sont prévues, pour 2009, comme "Missing Children Europe" indique à ce sujet dans un rapport à propos de sa coopération avec le projet de l’Union européenne.

12da1c242fb522e9f6b99829ed2167fd.jpgHier, le Vice-président de la Commission européenne, le français Jacques Barrot, appelé à devenir le nouveau titulaire du portefeuille "Justice, Liberté et Sécurité", remplaçant Franco Frattini, a indiqué que "parmi ses priorités" figure la mise en place du système européen d'alerte rapide en cas d'enlèvement d'enfants, le renforcement de la protection des mineurs en cas de divorce et une nouvelle proposition pour lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants.

Jacques Barrot a d'ailleurs souligné que sur la question de la protection des enfants il donnait suite à la stratégie adoptée par le Parlement en janvier.

Dans son blogue, le 13 juin, Gerry McCann a fortement critiqué le projet de l’Union européenne, réclamant que le numéro d’appel 116 000 "jusqu’ici, soit uniquement opérationnel dans un des 27 pays européens (Grèce)." En outre, il considère que le système d’alerte que l’Union européenne met en action, depuis 2006, ne signifie pas qu’"une alerte Amber sera émise pour un enfant enlevé, car un tel système n'existe pas." Les McCann, qui sont aujourd’hui à Strasbourg, ont toujours besoin de la signature de 182 parlementaires européens pour "la déclaration écrite", mais le document n’a aucun poids légal dans l’Union européenne.

Duarte Levy & Paulo Reis

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14/06/2008

Dernier effort des McCann à Strasbourg

Gerry et Kate McCann seront à Strasbourg mardi prochain, pour essayer d'obtenir plus d'appui des membres du Parlement européen pour une "déclaration écrite" à propos de la création d'un système d'alerte Ambre européen, couvrant chacun des 27 états de l'Union européenne.

fa6972ba0a98ed1a3ca1a1934561edc5.jpgLa première référence à cette idée a été faite par le Commissaire européen pour la Justice, Liberté et Sécurité, Franco Frattini, en 2006. Cependant, les McCann, leurs conseillers en communication et Clarence Mitchell n'ont jamais mentionné ce détail. M. Frattini a proposé un système d'alerte européen à établir par chaque pays membre de l’UE, pas une initiative législative du Parlement européen.

Le Commissaire divisionnaire, Richard Bryan, un des plus hauts officiers de la police britannique, responsable des personnes disparues auprès de l’Association des Officiers Chefs de Police (Association of Chief Police Officers), a dit aux médias au mois de mai dernier : "il n'y a aucune raison de prendre modèle sur le système américain de transmission immédiate des informations au grand public lors d'avertissements d'enfants disparus."

Selon l'édition internet du Times, "M. Bryan a félicité les McCann pour leur superbe travail soulevant la question de la façon dont la police traite les disparitions d'enfants, mais que d'habitude la police préfère plutôt utiliser d'autres techniques d’investigation pour rechercher les enfants avant de s’adresser au public allant et probablement d’alertes les kidnappeurs."

Le Royaume-Uni a déjà un système d'alerte national pour les enfants disparus. Richard Bryan a dit au Times : "Il est déjà en place depuis 2003 dans le Sussex et adopté nationalement depuis 2006. Nous avons seulement dû l'employer à trois occasions."

L'idée initiale de M. Frattini a connu quelques développements depuis 2006. En février 2007, la Commission européenne a décidé de demander à tous les États membres de réserver un ensemble spécial de numéros de téléphone nationaux, commençant par "116", notamment pour être employé comme ligne directe, dans les cas de disparition d’enfants. Jusqu'ici, 10 pays de l’Union européenne l'ont déjà adopté — le Royaume-Uni n'est pas l'un d'entre eux.

Le 21 avril, cinq membres du Parlement européen — Edouard McMillan-Scott, Roberta Angelilli, Glenys Kinnock, Evelyne Gebhardt, et Diana Wallis — après avoir rencontré les McCann, ont soumis une déclaration écrite au Parlement européen, à propos de la "coopération urgente dans la recherche d’enfants disparus." La déclaration "fait appel aux États membres pour présenter un système d'alerte d'enfant disparu" et demande la création "d'une organisation commune pour fournir l'aide et la formation" aux forces de police des 27.

6230a87a1bc884345d4ecb91e88830c2.jpgAfin d’envoyer "la déclaration écrite" au président de l’Union Européenne pour qu’elle soit publiée, les McCann ont encore besoin des signatures de plus de 182 membres du Parlement européen, pour atteindre le nombre requis, qui est 393.

"La déclaration écrite" est juste une manière de "lancer ou relancer la discussion sur un sujet qui relève du mandat de l'UE", mais elle n'a aucune implication légale pour les pays membres.

Le 12 juin, les forces de police de plusieurs pays européens ont examiné leur niveau de coopération, par la simulation d'un enlèvement d’enfant, afin d'évaluer l’actuel système de coordination, dans les ces genre de cas.

Duarte Levy & Paulo Reis

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13/06/2008

Parents de Maddie à Strasbourg

2454847b94e2dcb4c2d8905ba77a8144.jpgKate et Gerry McCann ont confirmé cette après-midi qu’ils vont effectuer le déplacement, mardi prochain, au Parlement européen à Strasbourg ou les auteurs d’une déclaration appelant à la création d'un système européen d'alerte pour enfants disparus vont essayer de convaincre 182 députés à signer le document.

Les McCann n’ont joué aucun rôle dans la rédaction de cette déclaration – une initiative de cinq parlementaires –, mais le couple avait effectué sa présentation à Bruxelles malgré les protestations de plusieurs parlementaires.

Le document n’apporte rien de nouveau aux intentions du Parlement ou la création d’un système d’alerte européen est à l’étude depuis plusieurs années.

La France, qui assume la présidence rotative au mois de juillet, indépendamment de la déclaration présentée à Bruxelles le 10 avril, avait déjà fait connaître son intention de faire approuver un système européen semblable à celui qui existe dans l’hexagone.

"Jusqu'à présent, nous avons 211 signatures et nous avons besoin de la signature de 393 députés européens, une majorité simple dans le Parlement" a dit le porte-parole de Kate et de Gerry McCann, Clarence Mitchell.

Le couple a prévu de rencontrer, en privé, plusieurs députés européens avant de conclure sa journée par l’habituelle conférence de presse.

Introduits au Parlement européen par le conservateur Edward McMillan-Scott, vice-présidente du Parlement, Gerry et Kate McCann, arguidos dans l’enquête à la disparition de leur fille Madeleine, avaient déjà été fortement critiqués à Bruxelles par plusieurs parlementaires, jugeant inopportune la visite du couple.

Récemment, le couple avait trouvé le moyen de ne pas effectuer le voyage au Portugal afin d’y participer à la reconstitution des événements entourant la disparition de leur fille Madeleine, comme les autorités portugaises l’avaient exigé.

Les McCann n’y sont pour rien

98005d25d99012cbbd313038a14a8e42.jpgLa déclaration présentée initialement le 10 avril au Parlement européen à Bruxelles n’a pas été rédigée ou suggérée par le couple McCann mais, grâce à l’appui du gouvernement britannique, les parents de Madeleine ont obtenu le droit de s’y associer malgré leur statut d’arguidos au Portugal.

Edward McMillan-Scott, Roberta Angelilli, Glenys Kinnock, Evelyne Gebhardt, et Diana Wallis sont les cinq députes à l’origine du document qui propose la coopération d'urgence entre les états membres de l’Union européenne pour retrouver les enfants disparus.

Le document invite les États membres à conclure des accords de coopération avec tous les États frontaliers afin de se donner les moyens de lancer l'alerte rapidement sur les territoires concernés.

Malgré l’importance des lignes d’orientation proposée par le document, on est encore loin d’un accord entre tous les états membres.

Hier, la France – pays où le dispositif Alerte Enlèvement a déjà fait ces preuves – a organisé une simulation d’enlèvement en collaboration avec la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. L’exercice a été conclusif et a permis aux quatre organisateurs de tester leurs moyens de réaction, mais également la collaboration avec les médias.

Les polices du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de l’Allemagne et de la Tchéquie ont participé comme observateurs. Le Royaume-Uni, invité, a préféré ne pas y participer.

Duarte Levy & Paulo Reis 

10/06/2008

L’affaire Madeleine : Ambassadeur britannique nie des contacts entre les gouvernements

f5709d6fbda69283cc40febf81952b04.jpg“La seule chose que je connais de l’enquête c’est que Madeleine reste introuvable”, a dit Alexandre Ellis, l’ambassadeur britannique au Portugal, au quotidien Jornal de Notícias. Alexandre Ellis a dit que ce que l'ambassade britannique a fait, dans le cas de Madeleine McCann, était juste “faciliter des réunions entre les autorités compétentes et donner tout appui nécessaire aux citoyens britanniques impliqués dans l’affaire.”

Questionné s'il y avait des contacts entre les gouvernements britannique et portugais a propos de l’affaire, prenant en compte le fait que Clarence Mitchell, alors haut fonctionnaire du cabinet du Premier-Ministre britannique, a été envoyé à Praia da Luz, pour aider le couple McCann, Alexandre Ellis a répondu : “Je ne crois pas. C'est une question pour la police, pas pour les gouvernements, et les autorités ont fonctionné en bonne coordination.”

Mais Gordon Brown, parlant aux journalistes à Lisbonne, avant le sommet de l'UE, en octobre 2007, a dit qu'il allait parler, avec le Premier-Ministre portugais a propos des questions liées à la 4c3a0abf876d425afacb9a7074d787a7.jpgdisparition de Madeleine McCann. Le cabinet de presse du Premier-Ministre portugais a nié que la question de l’investigation du cas Madeleine a pu être abordée, au cours de la réunion avec Gordon Brown.

“Les seuls sujets abordées au cours de la réunion entre Gordon Brown et José Sócrates ont été liés au sommet de l'UE. Tout le reste est spéculation”, selon la même source, citée par le quotidien portugais Correio da Manhã. Un porte-parole de Gordon Brown a nié ceci et a affirmé aux médias britanniques que le Premier-Ministre Gordon Brown a parlé à son homologue portugais Jose Socrates à propos de Madeleine pendant le sommet de l'UE à Lisbonne.

Le porte-parole officiel Gordon Brown a dit : “Tous les deux ont convenu que ce qui compte c’est qu’il devrait y avoir une coopération la plus étroite possible entre la police portugaise et britannique.”

Le gouvernement britannique “croit également que Durão Barroso est dans une très bonne position” pour devenir le premier président de l'UE pos-Traité de Lisbonne, affirme alors l'ambassadeur britannique. Alexandre Ellis est marié avec une portugaise et pendant les deux années précédant sa nomination comme ambassadeur à Lisbonne, il était l'un des conseillers de Durão Barroso, président en cours de l'UE.

Duarte Levy & Paulo Reis 

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