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23/01/2009

Freeport : premier ministre divulgue un communiqué réfutant toute accusation de corruption

sócrates.jpg"Les informations aujourd'hui divulguées par le journal le SOL et par TVI à propos du cas Freeport méritent totale indignation et reniement.

Je souhaite éclaircir :

1.    Il a eu, en effet, une réunion élargie, au Ministère de l'Environnement, qui a compté avec la présence de plusieurs personnes, parmi lesquelles moi-même, le Secrétaire d'État de l'Environnement et les responsables de divers services du Ministère, la Commune d'Alcochete et les promoteurs du projet Freeport.

2.    Cette réunion a eu lieu à la demande de la Commune d'Alcochete. J'admets, bien que je ne me souvienne pas ce fait, qu’aussi mon oncle, Júlio Monteiro, m'ait demandé de recevoir les promoteurs afin d'éclaircir la position du Ministère de l'Environnement sur le projet.

3.    3. Cette réunion a consisté, unique et exclusivement, dans la présentation de la part des promoteurs de leur intention de reformuler le projet et dans la clarification par les services du Ministère de l'Environnement des conditions environnementales qui devaient être accomplies, conformément à la dernière déclaration d'impact environnemental.

4.    Je n'ai jamais participé dans aucune rencontre ou réunion, outre celle-ci, avec des promoteurs du projet Freeport ou de leurs représentants. Je veux aussi affirmer que je ne connais personnellement aucun d'eux. Tout ce qui peut avoir été dit à ce propos constitue un mensonge, une insulte et une diffamation.

5.    La déclaration d'impact environnemental favorable au projet Freeport a été émise par le Secrétaire d'État de l'Environnement, vu les modifications introduites dans le projet et l'accomplissement des exigences environnementales formulées par les services techniques du Ministère de l'Environnement, sans toute interférence de ma part.

6.    Je réaffirme, ainsi, que l'approbation environnementale du projet Freeport a accompli toutes les règles légales applicables à l’époque et je rejette toutes les insinuations et les affirmations calomnieuses qui impliquent mon nom à propos de ce cas.

7.    Je réaffirme, encore une fois, mon souhait de que l’investigation en cours se conclue aussi rapidement que possible."

22/01/2009

Socrates veux une justice rapide dans l’affaire Freeport

360.jpgLe premier ministre portugais, José Socrates, a demandé aujourd'hui, depuis l’Espagne, que les autorités judiciaires puissent "faire rapidement leur travail" à l'égard de l’enquête Freeport, rappelant que l’affaire est apparue pour la première fois au cours de la campagne électorale de 2005 et "qu’il revient maintenant, quand vont être disputées de nouvelles élections".

José Socrates à réagi ainsi aux informations, dans le cadre de l’affaire Freeport, de que la Police Judiciaire et le Département Central d’Investigation et Action Pénale (DIAP) ont effectué des fouilles dans a la maison et aux bureaux de son oncle, Júlio Carvalho Monteiro.

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16/01/2009

Freeport : Vidéo prouve paiement de pots-de-vin à un ministre

ng1069171.jpgImagem1sol.jpgLa révélation est faite par la journaliste Felicia Cabrita dans l’hebdomadaire Sol, disponible demain matin.



Après avoir révélé qu’un ministre portugais était parmi les suspects de corruption dans le l’enquête a l’affaire Freeport, obligeant le cabinet du Procureur général de la République (PGR) à intervenir par un communiqué à la presse niant cette information, la journaliste Felicia Cabrita revient à nouveau sur le sujet confirmant l’existence d’une vidéo qui prouve le paiement de pots-de-vin à un membre de l’ancien gouvernement socialiste.

Selon la journaliste, un enregistrement vidéo d’une conversation entre un administrateur anglais de la société propriétaire du Freeport et Charles Smith, un des associés de la société consultante Smith & Pedro, fait allusion au paiement de pots-de-vin à un ministre portugais du gouvernement d’António Guterres.

BrownPort1810_468x344.jpgEn déclarations à SMM, une source de la police britannique indique que le rapport de l’enquête en cours au Royaume-Uni contient une liste de suspects – 15 comme l’indique, et bien, l’hebdomadaire SOL — ou figure le nom de l’actuel premier ministre, José Socrates.

La vidéo contenant l’enregistrement de la conversation entre l’administrateur de Freeport et Charles Smith, confirme le payement de pots-de-vin à plusieurs politiciens portugais, spécifiant un ministre du gouvernement socialiste d’Antonio Guterres, l’ancien premier ministre qui n’est pas, lui, mis en cause.

L’enquête encore en cours outre-Manche pourrait aboutir, si la justice suit son cours normal, à un procès pour crimes de corruption et fraude fiscale dans l’approbation de la construction du complexe commercial Freeport a Alcochete, dans la marge sud de Lisbonne.

Lire aussi : Dossiers Freeport et Maddie dans l’agenda des autorités portugaises et britanniques

Photos : en haut, à gauche, couvertures de l’hebdomadaire SOL, en bas, Gordon Brown et Jose Socrates avant leur meeting privé à propos de l’affaire Madeleine McCann.

21/10/2008

Dossiers Freeport et Maddie dans l’agenda des autorités portugaises et britanniques

maddie_verdade.jpg

Selon une source proche du Foreign Office et du cabinet du premier ministre Gordon Brown, les autorités britanniques ont récemment abordé avec Lisbonne la suite à donner aux "affaires" Madeleine McCann et Freeport de Alcochete.

L’information a d’ailleurs été confirmée par une source de la Police Judiciaire au Portugal qu’avance également l’accusation de "qu’un échange de bons procédés" aurait été envisagé au cours de ce contact entre les deux pays.

Si le cas "Maddie", comme il est le plus connu, concerne la disparition d’une fillette de trois ans et la protection donnée par les autorités britanniques à ses parents, notamment par l’ingérence directe de la diplomatie et des gouvernements de Tony Blair et Gordon Brown, l’affaire Freeport concerne, selon les dernières informations, le transfert d’argent de comptes offshore au Royaume-Uni vers de personnalités politiques portugaises et les questions relevés au tour de la construction de cette grande surface commerciale à Alcochete.

Freeport 1.jpgLes deux affaires sont embarrassantes et Lisbonne et Londres veulent avant tout éviter que les détails puissent tomber dans le domaine public : les Britanniques veulent éviter que ce soit connu le rôle joué par les autorités dans l’affaire McCann tandis que les Portugais ne veulent plus entendre parler de suspicions de corruption qui puissent toucher le gouvernement et en particulier le socialiste José Sócrates.

Freeport, l’affaire qui dérange

L’annonce, par les autorités britanniques, de l’existence de comptes offshore sur des banques anglaises appartenant à des compagnies liées directes ou indirectement au Portugal et à l’affaire connue par Freeport d’Alcochete, est venue réveiller un dossier d’allégué corruption que le gouvernement portugais voudrais voir oubliée et que les autorités à Londres, du moins publiquement, voudraient voir investigué par une équipe conjointe.

Selon les britanniques, des importantes sommes d'argent ont été envoyés à un bureau d'avocats de Lisbonne agissant en tant qu'intermédiaires d'affaires pour le compte de diverses personnalités portugaises.

Une rencontre officielle entre portugais et britanniques est d’ailleurs prévu dans l’agenda des enquêteurs mais, selon des sources proches du Ministère Public, aucun accord ne parait possible car, officiellement, les autorités de Lisbonne attendant encore les résultats d’une lettre rogatoire expédié en 2005 à l’Home Office et qui n’a obtenu aucune réponse à ce jour.

En tout cas, l’affaire n’est pas enterrée et les allégations volent dans les deux sens entre Londres et Lisbonne accusant la compagnie anglaise Freeport d’avoir payé des "pots-de-vin" à des personnalités de la vie politique portugaise afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour construire le complexe commercial Freeport Alcochete sur des terrains appartenant à la Réserve Naturelle de l'estuaire du Tejo, le fleuve qui borde Lisbonne, ou se trouve l’habitat naturel d’un grand nombre d'espèces en voie de disparition.

L’affaire remonte pourtant à 2005 quand, en pleine campagne électorale, des accusations de corruption sont lancées contre José Sócrates, alors candidat du Parti Socialiste (PS) et actuel Premier-Ministre. Après une enquête dirigée initialement contre la presse, responsable de la divulgation de l’affaire, le juge en charge du procès finit par condamner un ancien inspecteur de la Police Judiciaire, José Torrão, à 18 mois de prison avec sursis pour avoir divulgué des documents confidentiels. Selon le juge, Torrão avait commis un crime de violation de secret par fonctionnaire en photocopiant illégalement des documents internes à la Police Judiciaire avant de les remettre à la presse portugaise, notamment à l’hebdomadaire "O Independente".

La condamnation de l’ancien inspecteur de la PJ a d’ailleurs été confirmé par le Tribunal de la Relation de Lisbonne contrariant ainsi le Ministère de la Justice qui prétendait la répétition du jugement considérant que le crime en cause ne permettait pas l'utilisation de données provenant de la facturation détaillée et de la localisation cellulaire de téléphones portables comme moyens de preuve.

Maintenant, les autorités britanniques, comme c’était le cas dans l’enquête à la disparition de Madeleine McCann, ont demandé qu'une équipe conjointe soit constituée afin de poursuivre l’investigation. Une idée qui ne plait pas à la justice portugaise et qui aurait déjà amené le Procureur-Général, Pinto Monteiro, à refuser la proposition.

Selon une source du Ministère Public à Lisbonne, après la mauvaise expérience vécue avec le gouvernement britannique autour de l’affaire Madeleine McCann, les autorités portugaises voudraient garder un contrôle plus efficace sur l’enquête. Au Portugal, une enquête avait déjà été confiée à la Police Judiciaire de Setubal, sous la tutelle du Procureur du Ministère Public à Montijo, mais n’avait pas produit les résultats attendus et aujourd’hui l’affaire est entre les mains de Cândida Almeida, la responsable du Département central d’investigation et action criminelle (DCIAP).