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25/05/2009

La Cour dit que Leonor Cipriano a menti et demande une enquête judiciaire

12601774.jpgPortuguês

Le groupe de juges qui a présidé le procès des cinq inspecteurs et ex-inspecteurs de la Police Judiciaire va demander au Ministère Public (MP) l'ouverture d'une enquête judiciaire à Leonor Cipriano pour le délit de fausses déclarations lors du procès ou Gonçalo Amaral a été condamné.
Selon l'agence Lusa, la Cour a constaté "des incohérences flagrantes et importantes de la  part de Leonor Cipriano dans les déclarations qu'elle a fait lors des sessions du jugement, ce qui a déterminé l'extrait d'une attestation, à laquelle une copie des enregistrements a été rajoutée.
Leonor "a disposé (...) d'une longue opportunité pour révéler la vérité" lors des audiences au Tribunal de Faro, mais "elle a profité essentiellement de cette opportunité pour mentir", peut-on lire dans la décision présentée vendredi dernier.
"Que la Cour ait reconnu que Leonor a menti pendant tout le procès ne surprend personne, ce qui est surprenant et inacceptable c'est que l'on a condamné deux inspecteurs sur la base de ses mensonges," a commenté une source du syndicat de la PJ.
"Leonor Cipriano a menti sur la façon dont on l'a battue, sur l'identification des personnes qui l'ont battue, sur le temps et la manière dont elle aurait été battue, enfin, elle a menti sur tous les aspects essentiels dans les déclarations qu'elle a faites", souligne la décision.
Malgré le fait que le collectif de trois juges et 4 jurés admettent que Leonor a présenté "des versions très différentes pour les mêmes faits" — lire aussi "La condamnation de Gonçalo Amaral a été aussi atypique que le procès" — deux des cinq professionnels de la PJ ont été condamnés à des peines avec sursis : Gonçalo Amaral, ex-coordinateur du Département d'Investigation Criminelle de la PJ de Portimao, a été condamné à un an et demi pour fausses déclarations, alors que l'inspecteur Antonio Cardoso a été condamné à deux ans et trois mois pour falsification de documents.

24/05/2009

10 pays de l'Union européenne associés pour la Journée Internationale des Enfants Disparus

116 000.jpg

Demain, 10 pays sur 27 auront activé le 116000.

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À partir de demain, lundi, avec l'adhésion de la France, les pays européens qui ont déjà adopté et mis en service la Ligne européenne pour les enfants disparus passent au nombre de 10, avec le 116 000, un numéro de téléphone unique et gratuit destiné a recevoir les appels urgents dans les cas de disparition. Le Portugal a été le deuxième pays, après la Hongrie, à appliquer une directive de l'Union européenne qui date de 2002, mais qui n'est pas encore respectée par les 17 pays membres restants, entre autres le Royaume-Uni, le pays avec le plus grand nombre de disparitions.
Simultanément, dans les dix pays — Portugal, Belgique, Grèce, Pays-Bas, Hongrie, Pologne, Roumanie, Slovaquie et France, commence demain une campagne de divulgation et de sensibilisation pour faire connaître les possibilités de ce service : au travers du 116 000 les parents d'un enfant disparu peuvent déposer une plainte, le public peut plus facilement donner des informations et l'enfant disparu pourra lui-même demander de l'aide.
La nouvelle campagne de sensibilisation, qui au Portugal est à la charge de l'Instituto de Apoio à Criança (Institut d'Aide à l'Enfant), coïncide avec la Journée Internationale des Enfants Disparus et est lancé officiellement demain a la Gulbenkian en présence du Ministre de l'Administration Interne et du Chef de la Représentation Nationale de la Commission Européenne.
Opérationnel 24/24h, 7/7jours, le numéro est gratuit et les appels sont réceptionnés par des professionnels spécialisés, appartenant à des organisations gouvernementales — au Portugal le service est représenté par l'Intituto de Apoio à Criança (Intitut d'Aide à l'Enfant) — qui travaillent au niveau national et international avec la police et les entités judiciaires.
Les cas les plus récents de disparition d'enfants en Europe — entre autres le médiatique cas de Madeleine McCann — ont mené les institutions européennes à insister auprès des 17 pays restants membres pour que le service soit adopté le plus rapidement. Basée sur la stratégie européenne en faveur des Droits de L'Enfant, la Commission Européenne a introduit en février 2007 le 166 000 comme étant le numéro d'appel européen pour les Enfants Disparus. Une décision complétée par une directive indiquant aux États membres la ligne à suivre pour que le service d'urgence vienne à être adopté dans la totalité de l'Union européenne.

Duarte Levy

(aussi sur 24horas, quotidien portugais)

La condamnation de Gonçalo Amaral a été aussi atypique que le procès

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SNN2334A_682_625113a.jpgLa décision du jugement du "cas Leonor Cipriano", où deux des cinq inspecteurs et ex-inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) ont été condamnés, a fini par se révéler aussi atypique que le procès : le tribunal de Faro a considéré la pratique de la torture comme prouvée, mais n'a pas pu indiquer qui étaient les supposés agresseurs.
Au cours de toutes les sessions de la Cour, aucun témoin des soi-disant actes de torture n'a été présenté, et la décision a fini par se baser sur les rapports des experts en médecine légale, faits non pas à partir d'un examen physique de Leonor Cipriano, mais à partir de photos publiées des années auparavant par le journal Expresso et dont l'authenticité est toujours mis en doute.
Vu l'importance attribuée aux photos, il est d'ailleurs étrange que la Cour n'ait pas tenu compte des doutes qui persistent encore au sujet de leur origine. Des doutes qui auraient pu être clarifiés si la défense avait été autorisée à entendre l'ex-journaliste qui était responsable de leur divulgation, aujourd'hui bâtonnier de l'Ordre des Avocats — avec la décision astucieuse de mettre l'Ordre comme assistant dans le procès, Marinho Pinto maintenait ainsi le contrôle sur ce qui se déroulait au Tribunal de Faro et, en même temps, échappait à l'interrogatoire.
En lisant le jugement final, on peut en conclure que la Cour a soutenu sa décision en se basant sur les photos, crédibles ou pas, puisqu'elle ne pouvait pas se baser sur Leonor Cipriano qui, pendant tout le procès, a fait de nombreuses déclarations contradictoires, confirmant ainsi l'analyse faite par l'expert Paulo Sargento qui l'a décrivait comme une menteuse compulsive.
Leonor a changé sa version sur la manière dont elle aurait été agressée, les jours et les heures, à plusieurs reprises, mais aussi le lieu où tout se serait déroulé et même au sujet de ses agresseurs : un jour, elle impliquait directement l'ex-coordinateur Gonçalo Amaral, le lendemain elle avouait qu'elle ne l'avait même pas vu le jour des interrogatoires.
Paulo Pereira Cristovao, Leonel Marques et Paulo Marques Bom, accusés d'actes de torture, ont été innocentés, alors qu'Antonio Cardoso et Gonçalo Amaral ont été condamnés à des peines avec sursis : deux ans et trois mois et un an et demi de prison, respectivement.

L'effet "boule de neige"

Le rapport d'Antonio Cardoso, qui lui a valu sa condamnation, et dans lequel l'inspecteur décrivait de quelle manière Leonor Cipriano est tombée dans les escaliers, n'a pas été transmis au laboratoire de la police scientifique où un expert aurait pu découvrir une fausse signature, un changement de date ou même la substitution de passages dans le texte : le juge Henrique Pavão, au nom du collectif, au moment de considérer que la torture était prouvée, a automatiquement retiré la valeur du rapport de Cardoso – s'il existait de la torture, alors le rapport doit être faux.
C'est dans ce contexte que l'ex-coordinateur de la PJ, Gonçalo Amaral, finit par être condamné : dire que torture a existé, c'est affirmer que Cardoso a menti en écrivant son rapport de service, alors – peu importe qu'il dise la vérité ou pas — Amaral devait être condamné. N'était-ce pas l'objectif initial ?

— Comme on dit en France "c'était Q.F.D."

Duarte Levy

23/05/2009

Le nouveau "suspect" du cas Maddie n'était pas à Praia da Luz et a un alibi

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Raymond Hewlett, un Britannique de 64 ans, désigné hier dans la presse anglaise comme étant le nouveau suspect dans la disparition de Madeleine McCann "n'était pas à Praia da Luz" le 3 mai 2007 et "a un alibi" qui a été confirmé par des témoins à la police.
Raymond Hewlett.jpgL'information, confirmée aujourd'hui auprès d'un responsable de la Police Judiciaire, dit encore que l'équipe des enquêteurs anglais envoyés au Portugal tout de suite après la disparition de Maddie "a écarté l'individu comme suspect pour diverses raisons, entre autres son profil," a dit ce même responsable au 24horas, indiquant que "tous les cas connus impliquant le supposé suspect sont en rapport avec des jeunes et non avec des enfants de l'âge de Madeleine".
Hier, le porte-parole de Kate et Gerry McCann, Clarence Mitchell, a admis que le couple connaissait les soupçons à propos de l’individu, mais il a souligné que le britannique, dont l'identité a été révélée par les médias, est uniquement "un individu avec un intérêt pour l'investigation" que deux ex-policiers sont en train d'effectuer dans cette affaire.
Le britannique — qui a vécu au Portugal, mais plus concrètement à Tavira, pendant quelques années — se trouve actuellement hospitalisé en Allemagne, mais il a dit à un journal anglais que le jour de la disparition de Maddie il était dans une foire* à Fuzeta. La mairie de Fuzeta, contactée par le 24horas, a confirmé qu'il existait deux foires* par mois dont les dates correspondent aux déclarations du suspect : la foire mensuelle qui est organisée le premier jeudi de chaque mois et qui en mai 2007 s'est déroulée le jeudi 3, le jour de la disparition, et la foire de la brocante qui est le premier dimanche de chaque mois.
En 2007, les vendeurs n'étaient pas obligés de s'identifier devant les organisateurs des foires*, une lacune corrigée cette année par la Mairie, mais l'employée qui s'occupe des contacts avec les vendeurs est encore la même, mais la PJ ne l'a pas interrogée. Le 24horas a essayé de la contacter, mais celle-ci est en arrêt de travail.
La révélation de ce nouveau suspect — qui ne correspond à aucune des descriptions données jusqu'à présent par les témoins du supposé enlèvement — a été faite après la dénonciation d'un couple anglais, Alan et Cindy Thompson - le couple était déjà connu pour avoir retrouvé l’endroit ou se cache Bin Laden - qui connaissent personnellement Raymond et son passé, mais n'avaient jamais contacté la police. Les deux ex-policiers qui ont substitué les espagnols de Método 3 — décrits par des proches des McCann comme des incapables et très chers — continuent d'insister sur le fait qu'aucun réseau pédophile n'a kidnappé la fillette ou que celle-ci ait été emmenée en bateau.


Duarte Levy (aussi dans le 24horas)

* Au Portugal la foire se déroule en général 1 fois par mois et est uniquement vestimentaire, contrairement au marché alimentaire qui est tous les jours

19/05/2009

L'Interview des McCann a SIC : Duperies ou encore Duperies ou Antichambre du Chant du Cygne?

par Paulo Sargento (auteur invité)

L'interview que Rita Jordão, journaliste correspondante de la SIC à Londres, a réalisé au  couple McCann, et que la chaîne a transmis en Mai 2009, semble avoir constitué encore une opportunité d'une désespérée et inconsistante défense de deux questions, en pratique, indéfendables: la première, que Madeleine soit vivante, et la seconde, qu'elle n'ait pas encore été retrouvée à cause d'un blocage résultant de la propagation de la thèse de Gonçalo Amaral qui, en dehors d'affirmer que la fillette soit morte, insiste sur le fait que les parents aient connaissance de cela  et, éventuellement, aient occulté le cadavre.


Le début de l'interview est marqué par un style discursif Mitchelien ou Gerry McCann est plus compétent que sa femme Kate. Considérant les deux dernières années comme les "plus longues" de sa vie, Gerry est parvenu, simultanément et subtilement, a affirmer que le temps a passé très vite, “trop vite", paradoxe qui a donné à Kate l'opportunité de, encore une fois, par mégarde, suggérer son parcours de deuil irréparable, lorsqu'elle a soutenu que les premiers temps ont été les plus durs de sa vie et que, malgré le fait que par la suite ils n'aient pas été "aussi brusques", ils sont encore douloureux. Mais ce n'est qu'une question de style à laquelle nous sommes déjà habitués.
Les jumeaux, toujours introduits dans les conversations du couple, par leur propre initiative ou par  suggestion des journalistes, donnent l'opportunité parfaite pour introduire le thème d'une famille incomplète qui attend le retour d'un élément pour consacrer une espèce d'union originelle, pleine de la plus suprême des félicités, ou une espèce d'omniprésence mystique ("elle est toujours avec nous") est matérialisée par la manutention  exhibitionniste excessive d'artefacts ( que  la chambre de Maddie soit restée intacte) et démontrant dans , implantées, les mémoires et dans la nostalgie "par procuration" de Sean et Amélie. Toutefois, au sujet du: tout est harmonieux en permanence en attendant Maddie (depuis les, tourments (attribués)  de son frère et sa sœur jusqu'à la manutention de ses affaires) ne cesse pas d'être, au minimum, grotesque le fait d'habiller Amélie avec ses habits et, par dessus tout, le lui faire remarquer. Que dire de l'appropriation de ses croyances relativement aux évènements, lorsque Gerry dit "qu'ils croient que (Maddie) a été enlevée"? C'est clair que les enfants croient dans ce que les adultes leur disent, même si c'est un vain et très incertain espoir ou, pire, un mensonge évident. Mais les adultes disent aussi souvent ce qui leur convient sur la pensée des enfants même  si cela constitue, à peine, une interprétation distortionnée ou, aussi, une manipulation délibérée.
Permettez que je vous confesse une chose. De mon point de vue, la journaliste Rita Jordão a posé des questions simples, d'une manière simple, mais très, très, intelligentes. D'ailleurs, c'est une de ces questions intelligemment simple qui a ouvert le chemin à la question plus centrale de toute l'interview: la rage démesurée et l'énorme crainte au sujet de l'exposition médiatique de Gonçalo Amaral, et de ses thèses, et la tentative d'assumer l'exclusivité pro-activité dans la (pseudo) recherche de Madeleine McCann.

La question-clé a été la suivante: "Quelle a été votre plus grande peur sur ce qui aurait pu arriver à Madeleine?"

Une telle question a permis de centrer toute la stratégie de démontage des faits, au travers de duperies de divers types (en particulier argumentum ad ignorantium, argumentum ad autoritatum, modus tollens et modus ponens résultant d'inversions illogiques dans la négation du conséquent et dans l'affirmation des antécédents).

Si au début ils ont craint que leur fille ait été enlevée par un pédophile et, postérieurement, maltraitée et morte, par, la supposée, absence d'indices de cette thèse ils ont conclu qu'on ne peut pas conclure que quelque chose de mal lui soit arrivé. Je présente mes excuses au lecteur par la rédaction, en particulier sur ce qui concerne l'expression " ils ont conclu qu'on ne peut pas conclure", mais c'est le moyen le plus efficace pour démontrer les deux dernières duperies référées. Mais, à titre pragmatique, soyez attentifs a une autre phrase " Si on ne sait pas qui l'a emmenée, alors on ne peut pas conclure qu'elle soit morte" (argumentum ad ignorantium). Bien, mais les faits qui cosubsancient la thèse d'enlèvement, PAS UNE! Il n'y en a jamais eut, il n'y en a pas et, je le crois, il n'y en aura pas.
Il est resté patent que les documentaires réalisés par les McCann ont été des réponses, in extremis, au documentaire de Gonçalo Amaral, inspiré de sont travail " La vérité du Mensonge". Si ce n'est pas ça, et puisqu'un autre documentaire n'est pas prévu, on ne comprend pas pour quelles autres raisons les acteurs engagés pour le documentaire, en particulier l'actrice qui jouait le rôle de Kate McCann, ne sont pas apparus dans la version finale. ET PAR ICI IL N'Y A PAS D'HISTOIRE A DORMIR DEBOUT QUI RESULTE! CELA A ETE UNE REPONSE DESORGANISEE ET RATEE, SANS AUCUN SENS! Le désespoir, patent dans la rage, pas toujours contenue, en particulier de Gerry McCann, nous mène à anticiper ce qui est venu à se concrétiser: un procès contre Gonçalo Amaral.
Bien, en dehors de recommander les derniers articles de Duarte Levy et de Paulo Reis à ce propos laissez-moi avancer une (nouvelle) vieille question.
La stratégie classique anglo-saxonne d'intimidation a pour coutume de faire peur aux plus fragiles pour avertir les plus forts. On attendait, bien sur, que les McCann poursuivent un tel ou tel journaliste ou un tel ou tel bloggeur avant de poursuivre Gonçalo Amaral. Ils ne l'ont pas fait!

Je reviendrai sur ce thème.

Je termine, pour aujourd’hui, en affirmant, comme je l'avais déjà fait en Octobre 2007, TOUTE MA SOLIDARITE A GONCALO AMARAL ! L'Autorité des Arguments vaincra les arguments de l'Autorité! L'Histoire nous l'a ainsi appris...

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