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10/12/2008

France : Plan Alerte Enlèvement permet de récupérer un nouveau-né

2713808pkmlh_226.jpgC’est grâce au déclenchement, mardi soir, du plan d’Alerte Enlèvement qu’un nouveau-né, enlevé la veille dans une maternité d’Orthez, a été retrouvé aujourd’hui par la gendarmerie française chez la femme qui l’avait pris de son berceau pendant que la mère prenait une douche.

Le petit garçon, né deux jours plus tôt, a été retrouvé ce matin "en bonne santé" au domicile de la femme qui l'avait enlevé, à Billère, dans la banlieue de Pau. Cette dernière a été interpellée et mise à disposition de la Justice que, selon les mots du procureur de la République de Pau, Erick Maurel, "sera capable de comprendre un moment d'égarement, un moment de difficulté personnel et ce qui sera fortement apprécié, c'est que l'enfant soit rendu à la maman".

2713801medww.jpgSelon une source de la Gendarmerie, c'est le frère de cette femme de 48 ans, chauffeur routier dans le Jura, qui a appelé les gendarmes du Jura, qui ont relayé l'appel à leurs collègues de Pau, après avoir reçu un coup de téléphone de sa sœur lui annonçant qu'elle avait accouché, ce qui lui a paru éminemment suspect.

La femme correspondait au signalement donné par les témoins et transmit par le système d’Alerte Enlèvement : "une femme d'une quarantaine d'années, corpulente, grande, avec un manteau noir". L’interpellation "s'est déroulée de façon correcte, il n'y a pas eu de souci" et le petit Diango retrouvera les bras de sa maman après les examens médicaux de routine.

Rachida Dati, qui récemment a défendu la création d’un système d’Alerte Enlèvement dans tous les pays de l’Europe, comme les instances européennes le prétendaient depuis plusieurs années, à tenu à féliciter le procureur de la République de Pau qui a pris l'initiative de déclencher le plan Alerte Enlèvement, un plan qui "vient de prouver une fois encore toute son efficacité".

29/11/2008

"Alerte Enlèvement" adopté par l’UE

Les ministres de la justice de l’Union européenne (UE), réunies hier à Bruxelles, ont analysé et adopté les conclusions des exercices de simulation organisées par la France avec d'autres États membres.

Le document, élaboré par la présidence française de l’UE, invite les États membres à mettre en place et a développer des mécanismes nationaux d'alerte du public en cas d'enlèvement criminel d'enfants, selon le modèle testé et qui se base sur l’expérience des autorités de Paris qui ont obtenu des résultats probants.

Selon les conclusions des exercices "Alerte Enlèvement", les États membres sont encore appelés à définir des modalités de mise en œuvre permettant un déclenchement transfrontalier des dispositifs nationaux. Pour la mise en place et le développement de ces dispositifs, les États membres doivent s’inspirer des bonnes pratiques établies par la Commission européenne.

Système "Alerte Enlèvement" portugais suit le modèle français

Au Portugal, selon son ministre de la Justice, Alberto Costa, le système "Alerte Enlèvement" — suivant l’exemple français — va être mis en place avant la fin de l’année. La version portugaise du système d’alerte rapide d’enlèvement d’enfants prévoit une étroite collaboration avec les autorités de la voisine Espagne.

Si la création d’un système d’alerte européen était déjà un sujet de travail des intuitions européennes depuis plusieurs années (lire article), pendant la présidence portugaise, de janvier à juillet 2008, le sujet est devenu une des priorités du gouvernement portugais auquel la présidence française, avec Rachida Dati, à donné continuité.

Selon le ministre portugais, Alberto Costa, la version portugaise du système d’alerte enlèvement passe pas une meilleure collaboration entre le Ministère Public (MP), la Police Judiciaire (PJ), les médias de toute sorte et autres instruments de communication de masse.

La version portugaise de l'alerte rapide contre le rapt d'enfants, dont la mise en place a été attribué au directeur national adjoint de la PJ, Pedro du Carmo, sera un système qui en ayant application interne, sera compatible avec autres systèmes déjà existants, ou à exister, dans l'UE.

Lire aussi :

McCann veulent s’approprier du mérite d’un travail qui n’est pas le leur

Système d’alerte pour enfants disparus est priorité européenne depuis 2006

Les McCann n’y sont pour rien

"Le couple McCann a fait une politique de relations publiques en essayant de s'approprier d'une initiative (du Parlement) qui était déjà en cours"

L'accusation a été faite par le député Carlos Coelho, membre du groupe des démocrates-chrétiens au Parlement européen et collègue de Parti du Président Barroso. L’eurodéputé sait d’ailleurs de quoi il parle, car il était parmi les 54 députés qui avaient adopté, en commission, la stratégie européenne en matière de droits de l’enfant, document approuvé en janvier 2008 après plusieurs années de travail.

19/06/2008

Exception européenne pour une "Alerte McCann"

384b75971860ecbdf9b1e5acc478a932.jpgSelon Clarence Mitchell, porte-parole et responsable en Relations Publiques et Communication au service des McCann, il y a la possibilité que le temps accordé par le Parlement européen pour la signature de la déclaration écrite, à laquelle Kate et Gerry McCann se sont associés, soit exceptionnellement prolongée.

"Nous sommes extrêmement encouragés par le nombre de députés européens qui l'ont signé. Le dur labeur continuera jusqu'à ce que nous obtenions les 110 signatures nécessaires, mais il y a la possibilité que le délai soit prolongé selon des règles du Parlement européen et c'est un appui important."

L’article 116 du Règlement du Parlement européen est pourtant clair sur ce point : "Une déclaration écrite inscrite au registre depuis plus de trois mois et n'ayant pas été signée par la moitié au moins des membres qui composent le Parlement devient caduque".

Si à la fin de leur journée au Parlement européen de Strasbourg, Kate et Gerry McCann ne sont parvenus à convaincre que 15 députés de signer le document, aujourd’hui la déclaration écrite d'Edward McMillan-Scott est à 110 signatures de l’approbation.

5b38a33910e4050291c238970252ee14.pngSelon une source officielle au Parlement européen, "ce ne sont pas les McCann qui se sont associés à un document existant, mais plutôt la déclaration qui aurait été créée avec l’unique objectif d’y associer le nom des McCann."

Selon McMillan-Scott, Vice-Président du Parlement européen et auteur de la "déclaration écrite", le Président Hans-Gert Pöttering serait disposé à autoriser la prolongation du délai légal accordé si un total de 300 signatures était atteint à la fin de la session plénière de juillet, une première dans l’histoire du Parlement.

McCann veulent s’approprier du mérite d’un travail qui n’est pas le leur

"Le couple McCann a fait une politique de relations publiques en essayant de s'approprier d'une initiative (du Parlement) qui était déjà en cours," accusait le député Carlos Coelho, membre du groupe des démocrates-chrétiens au Parlement européen et collègue de Parti du Président Barroso. L’eurodéputé sait d’ailleurs de quoi il parle, car il était parmi les 54 députés qui avaient adopté, en commission, la stratégie européenne en matière de droits de l’enfant, document que serait finalement approuvé en janvier 2008.  

51e89065c665abb97714648d36dc91a8.jpgLa "déclaration écrite" à laquelle McMilan-Scott à accepter d’associer Kate et Gerry McCann n’a donc rien de nouveau par rapport au travail des institutions européennes.

En janvier, après plusieurs années de travail dans ce sens, 630 des 718 députés présents à Strasbourg ont adopté la stratégie européenne en matière de droits de l'enfant, approuvent l’instauration d’un système européen d’alerte en cas d’enlèvement, ainsi que la mise en place d’un numéro de téléphone d’aide aux enfants, une mesure proposée en 2006, mais pas encore mise en place dans certains États membres — un retard jugé "injustifiable" pour la plupart des députés.

Le document approuvé par le parlement va plus loin, car les députés "prônent une stratégie européenne contre le tourisme pédophile et l'instauration d'un corpus unique de lois pénales extraterritoriales, applicable dans toute l'Union", qui permettrait la poursuite en Europe des auteurs de crimes sexuels.

Parmi les députés qui ont voté ce document, on retrouve McMillan-Scott, l’auteur de la déclaration à laquelle les McCann ont été associés, et un certain Christopher Heaton-Harris, le représentant de la circonscription de Rothley.

C’est d’ailleurs le député Heaton-Harris l’auteur d’une déclaration écrite qui démontre bien la valeur de ce type de document : en avril 2008, il invite ses collègues à signer une déclaration écrite pour que l'Anglais devienne l’unique langue de travail au sein des institutions européennes.

Duarte Levy & Paulo Reis 

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17/06/2008

Système d’alerte pour enfants disparus est priorité européenne depuis 2006

2be4f653c357de4acc51027902f7fbb1.jpg(Mise à jour) Selon Gerry McCann, "sa frustration grandit" avec le refus de beaucoup de membres du Parlement européen de signer "une déclaration écrite" proposant la création d'un système d'alerte pour l’Union européenne semblable à l'alerte Amber, qui existe aux États-Unis. Le père de Madeleine McCann a accusé ces parlementaires européens de "manque de compréhension envers ce que nous espérons accomplir."

a55e3fd80180c88bdeaac3d29d358613.jpgLes McCann viennent de faire campagne pour un système d'alerte européen, destiné à traiter des cas d’enfants disparues. Mais depuis 2006, la Commission européenne a approuvé un projet pour établir un numéro de téléphone gratuit, commun à toute l’Union européenne (116 000) et un système d'alerte coordonné, entre les 27 États membres.

En décembre 2006, une réunion extraordinaire des États membres a approuvé l'initiative de la Commission européenne réservant dans tous les États membres des numéros de téléphone commençant par 116 "pour des services sociaux", y compris le numéro 116 000, pour devenir "un numéro d’appel d’urgence pour aider à la recherche des enfants disparus." En février 2007, la Commission a officiellement adopté la décision "réservant le numéro de téléphone 116 000 à tous les États membres comme numéro d’appel pour apporter des informations à propos d’enfants disparus."

Selon la BBC, Viviane Reding, alors Commissaire européenne pour les Télécommunications, s’était dit "enchantée qu'aujourd'hui la plus importante mesure vers un numéro d’appel unique, commun à toute l’Union européenne, pour les enlèvements d’enfants ait été prise."

Jusqu'ici, quatre pays européens ont établi le numéro d’appel 116 000 comme numéro d’urgence pour aider à la recherche des enfants disparus — Belgique, Grèce, Portugal et Danemark – en France le numéro rentre en service cet été et d’autres suivront.

La Fédération européenne pour enfants disparus et sexuellement exploités (Missing Children Europe) a été invitée par la Commission européenne pour l’aider dans ce projet et, suivant une réunion le 17 août 2007, Missing Children Europe a rassemblé un groupe central interdisciplinaire d’ONG et d'organismes judiciaires, qui se sont réunis le 31 août 2007 et ont rédigé quelques recommandations initiales, qui servaient de base aux directives d'une Commission à propos des enfants disparus, discutées lors de la réunion informelle des ministres de la Justice et des Affaires intérieures à Lisbonne le 2 octobre 2007.

Le numéro d’appel européen et le système d’alerte pour enfants disparus sont des priorités dans l’agenda de la présidence française de l’Union européenne, à démarrer en juillet 2008, et de nouvelles et importantes étapes sont prévues, pour 2009, comme "Missing Children Europe" indique à ce sujet dans un rapport à propos de sa coopération avec le projet de l’Union européenne.

12da1c242fb522e9f6b99829ed2167fd.jpgHier, le Vice-président de la Commission européenne, le français Jacques Barrot, appelé à devenir le nouveau titulaire du portefeuille "Justice, Liberté et Sécurité", remplaçant Franco Frattini, a indiqué que "parmi ses priorités" figure la mise en place du système européen d'alerte rapide en cas d'enlèvement d'enfants, le renforcement de la protection des mineurs en cas de divorce et une nouvelle proposition pour lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants.

Jacques Barrot a d'ailleurs souligné que sur la question de la protection des enfants il donnait suite à la stratégie adoptée par le Parlement en janvier.

Dans son blogue, le 13 juin, Gerry McCann a fortement critiqué le projet de l’Union européenne, réclamant que le numéro d’appel 116 000 "jusqu’ici, soit uniquement opérationnel dans un des 27 pays européens (Grèce)." En outre, il considère que le système d’alerte que l’Union européenne met en action, depuis 2006, ne signifie pas qu’"une alerte Amber sera émise pour un enfant enlevé, car un tel système n'existe pas." Les McCann, qui sont aujourd’hui à Strasbourg, ont toujours besoin de la signature de 182 parlementaires européens pour "la déclaration écrite", mais le document n’a aucun poids légal dans l’Union européenne.

Duarte Levy & Paulo Reis

English 

13/06/2008

Parents de Maddie à Strasbourg

2454847b94e2dcb4c2d8905ba77a8144.jpgKate et Gerry McCann ont confirmé cette après-midi qu’ils vont effectuer le déplacement, mardi prochain, au Parlement européen à Strasbourg ou les auteurs d’une déclaration appelant à la création d'un système européen d'alerte pour enfants disparus vont essayer de convaincre 182 députés à signer le document.

Les McCann n’ont joué aucun rôle dans la rédaction de cette déclaration – une initiative de cinq parlementaires –, mais le couple avait effectué sa présentation à Bruxelles malgré les protestations de plusieurs parlementaires.

Le document n’apporte rien de nouveau aux intentions du Parlement ou la création d’un système d’alerte européen est à l’étude depuis plusieurs années.

La France, qui assume la présidence rotative au mois de juillet, indépendamment de la déclaration présentée à Bruxelles le 10 avril, avait déjà fait connaître son intention de faire approuver un système européen semblable à celui qui existe dans l’hexagone.

"Jusqu'à présent, nous avons 211 signatures et nous avons besoin de la signature de 393 députés européens, une majorité simple dans le Parlement" a dit le porte-parole de Kate et de Gerry McCann, Clarence Mitchell.

Le couple a prévu de rencontrer, en privé, plusieurs députés européens avant de conclure sa journée par l’habituelle conférence de presse.

Introduits au Parlement européen par le conservateur Edward McMillan-Scott, vice-présidente du Parlement, Gerry et Kate McCann, arguidos dans l’enquête à la disparition de leur fille Madeleine, avaient déjà été fortement critiqués à Bruxelles par plusieurs parlementaires, jugeant inopportune la visite du couple.

Récemment, le couple avait trouvé le moyen de ne pas effectuer le voyage au Portugal afin d’y participer à la reconstitution des événements entourant la disparition de leur fille Madeleine, comme les autorités portugaises l’avaient exigé.

Les McCann n’y sont pour rien

98005d25d99012cbbd313038a14a8e42.jpgLa déclaration présentée initialement le 10 avril au Parlement européen à Bruxelles n’a pas été rédigée ou suggérée par le couple McCann mais, grâce à l’appui du gouvernement britannique, les parents de Madeleine ont obtenu le droit de s’y associer malgré leur statut d’arguidos au Portugal.

Edward McMillan-Scott, Roberta Angelilli, Glenys Kinnock, Evelyne Gebhardt, et Diana Wallis sont les cinq députes à l’origine du document qui propose la coopération d'urgence entre les états membres de l’Union européenne pour retrouver les enfants disparus.

Le document invite les États membres à conclure des accords de coopération avec tous les États frontaliers afin de se donner les moyens de lancer l'alerte rapidement sur les territoires concernés.

Malgré l’importance des lignes d’orientation proposée par le document, on est encore loin d’un accord entre tous les états membres.

Hier, la France – pays où le dispositif Alerte Enlèvement a déjà fait ces preuves – a organisé une simulation d’enlèvement en collaboration avec la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. L’exercice a été conclusif et a permis aux quatre organisateurs de tester leurs moyens de réaction, mais également la collaboration avec les médias.

Les polices du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de l’Allemagne et de la Tchéquie ont participé comme observateurs. Le Royaume-Uni, invité, a préféré ne pas y participer.

Duarte Levy & Paulo Reis