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24/01/2009

Marcos Aragão Correia : Le retour

12612806b.jpgL’avocat de Léonor Cipriano, Marcos Aragão Correia, a vu la suspension, instaurée par l’Ordre d’Avocats, levée, mais il devra encore faire face à un procès disciplinaire pour ses actes dans l’affaire Madeleine McCann, mais aussi dans le cadre du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire.

Égal à lui-même, l’avocat qui se dit également médium accuse maintenant le juge président du Tribunal de Faro, Henrique Pavão, d’avoir une "liaison dangereuse" avec maitre António Cabrita, défenseur de Gonçalo Amaral.

Les accusations de Marcos Aragão Correia ont été proférées après son expulsion de la salle d’audience du tribunal, suite à sa suspension par le Conseil Déontologique de l’Ordre des Avocats à Madère. Selon l’avocat, une plainte contre le juge aura été déposée auprès du Conseil Supérieur de Magistrature.

Marcos et l'affaire Maddie

Le 6 mai 2007 (3 jours après la disparition de Madeleine) Marcos Aragão Correia, affirme que de prétendues sources dans la pègre lui ont indiqué que Madeleine McCann avait été violée et tuée et que son corps aurait été jeté dans un "sombre lac". Pressionné afin d’identifier ses prétendues sources, il finit par changer sa version de l’histoire et se dit spiritualiste, médium : après avoir participé dans une réunion de spiritualistes la nuit du 5 mai, l’avocat prétend avoir eu une vision d’un enfant de quatre ans "enlevé, violé, tué et puis son corps jeté dans un lac ou dans un barrage".

En octobre 2007, il prétend avoir envoyé une lettre recommandée depuis l’ile de Madère vers Rothley, adressée aux McCann et contenant prétendument des détails, des indices et des preuves déterminantes dans l’affaire. Il prétend également avoir informé la Police judiciaire au Funchal (Madère).

Le même mois, il annonce que la fameuse lettre n’est jamais parvenue aux mains des McCann malgré le fait que quelqu’un aurait signé pour sa réception.

En novembre 2007, il décide de poursuivre en justice les services postaux portugais, les CTT, les accusant de ne pas avoir correctement livré la lettre aux McCann. Selon l’avocat, un fonctionnaire des services postaux aurait indument signé la réception du courrier, mais sa plainte en justice est jugée non fondée et il est condamné à payer les frais de justice, soit la somme de 100 euros.

En déclarations à la presse, Marcos prétend qu’il a uniquement écrit aux McCann leur donnant des informations faute de réponse de la part de la PJ aux indications qu’il aurait prétendument fournie à Madère.

1205425334_0.jpgEn décembre 2007, la liaison entre l’avocat et les détectives privés au service des McCann devient évidente, c’est alors qu’il va devenir plus insistant sur sa version de la présence du corps de Maddie dans les eaux du barrage d’Arade ou il va payer des plongeurs britanniques pour sonder les profondeurs.

Présenté par les médias britanniques comme un bon samaritain, l’avocat affirme payer les 1250 euros journaliers dépensés avec les plongeurs, appartenant à la société Dive Time de Lagos, avec l’argent de Metodo 3.

Si le bon samaritain n’a pas le sens du ridicule, il a toutefois la notion de la valeur des médias et il trouve le moyen d’alerter les médias britanniques et portugais pour qu’ils soient présents aux moments clés de ses recherches : d'abord, il ressort de l’eau un anodin morceau de corde qu’il va utiliser pour faire passer l’image d’un enfant attaché, après ce sont des sacs en plastique noir contenant des os d’animaux, mais qu’il va arriver à faire passer le message de qu’il pourrait s’agir des os de la main d’un enfant. Finalement, après l’intervention de la PJ, il va s’avérer qu’il s’agissait vraiment des os de chats.

Il pousse le vice jusqu’à affirmer être certain à 99 % que le corps de Madeleine sera retrouvé dans le barrage.

Malgré l’intervention des autorités portugaises confirmant que les os provenaient bien d’une portée de chatons, les maigres retrouvailles de Marcos Aragão Correia – du moins c’est ce qu’il affirme à la presse – vont être envoyés à Barcelone ou Metodo 3 aurait des spécialistes prêts pour effectuer des examens. Des résultats qui n’ont jamais été divulgués car, comme il était devenu évident, il n’y avait rien à dire, confirmant une fois encore que l’unique objectif de l’avocat était celui de nourrir le doute envers l’enquête officiel.

Aujourd’hui, Marcos Aragão continue son travail, il est devenu l’avocat de Léonor Cipriano, même si son objectif principal reste l’ancien coordinateur de l’enquête à la mort et disparition de Madeleine McCann : Gonçalo Amaral.

 

22/01/2009

Avocat de Léonor Cipriano suspendu et expulsé du tribunal

Marcos Aragão Correia, l’avocat de Léonor Cipriano, a aujourd'hui été suspendu préventivement par le Conseil Déontologique de l’ile de Madère et expulsé de la salle du Tribunal de Faro ou avait lieu la neuvième session du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire accusés d’agression.

L’avocat – qui se dit également médium – a dû être notifié, en début de session, en pleine salle du tribunal, car il n’avait pas encore communiqué sa nouvelle adresse à Portimão, où, du moins, il dit résider à l’heure actuelle. La notification a été faite par un fonctionnaire de l’Ordre des Avocats de la région de Faro, Helder de Sousa, qui a informé l’avocat que sa suspension était liée à diverses "procédures disciplinaires en cours à Madère", d’où est originaire Marcos Aragão.

Visiblement en colère, Marcos Aragão a quitté la salle du tribunal pour revenir une heure plus tard assurant avoir envoyé "plusieurs fax" à Madère et avoir reçu la garantie de ne pas être suspendu : "J’aurais du communiqué ma nouvelle adresse, à Portimão, mais je ne l'ai pas fait. Tout est en ordre et je peux retourner à la salle", assurait.

Malgré les protestations de l’avocat de Léonor Cipriano, le juge Henrique Pavão a refusé son retour tant que le tribunal n’aurait pas reçu l’accord du Conseil Déontologique de l’ile de Madère à l’origine de la suspension : "Vous êtes suspendu. Il vous faut quitter cette salle à bien ou a mal", a ordonné le juge.

Lésions toujours suspectes

Les blessures que Leonor Cipriano présente dans les photos montrées au tribunal auront été faites en deux moments distincts, c’est la conclusion d’une spécialiste en médecine légale, Rosa Maria da Silva.

Selon cette experte, "il y a eu au moins deux épisodes traumatiques" ou les blessures de l'assistante dans le procès, Leonor Cipriano, ont pu être provoquées, étant toutefois impossible de déterminer si les blessures ont été provoquées par les prétendues agressions ou tout simplement par une chute dans les escaliers.

Deux experts avaient déjà défendu dans une précédente session du jugement, le 27 novembre 2008, que les blessures de Leonor Cipriano qu’on peut observer dans les photos n'avaient pas été commises toutes dans la même période de temps, car elles ont "des couleurs différentes".

En absence de Marcos Aragão Correia (lire plus haut), suspendu préventivement, les intérêts de Leonor Cipriano, assistante dans le procès des inspecteurs de la Police Judiciaire, ont été sauvegardés par l’attribution d’un avocat commis d’office.

La prochaine séance du jugement a été marquée pour le vendredi 20 février, à 10 h.

11/11/2008

Maddie : privés ont reçu l’aide d’une "taupe" au sein de la PJ

Détective privé espagnol révèle comment les McCann ont pu avoir accès aux informations confidentielles de la police dans l'affaire Maddie

Selon un des détectives privés engagés par Metodo 3 dans le cadre de leur contrat avec Kate et Gerry McCann, un inspecteur de la Police Judiciaire aurait transmis à l'agence espagnole des informations confidentielles concernant les mouvements des enquêteurs portugais et de leurs collègues britanniques dans l'enquête à la disparition de Maddie.

Les informations ainsi obtenues ont permis aux détectives privés d'informer le couple McCann et leur entourage des diligences préparées par les enquêteurs portugais : "Plusieurs initiatives des hommes d'Amaral ont échoué grâce aux informations données par leur collègue... mais il y avait aussi des informations venant d'informateurs liés à l'ambassade britannique," affirme ce détective.

"Ce sont ces informations qui nous ont permis de savoir à l'avance ce que l'inspecteur Amaral et ses collègues voulaient faire," affirme encore le détective privé au cours d'une entrevue enregistré récemment en Espagne, soulignant que "l'enquête aurait probablement eu une fin différente sans l'intervention des privés, mais également de certains professionnels britanniques."

Dans son entrevue, enregistrée en vidéo dans des conditions uniques, et qui doit être intégrée dans un documentaire pour la télévision à propos de la disparition de Madeleine McCann, le détective espagnol identifie de façon claire l'inspecteur de la PJ et avance également "qu'il bénéficie d'une certaine protection au sein de la PJ à Faro."

Le détective va plus loin et affirme "qu'à des moments clé de l'enquête, grâce aux informations reçus de l'inspecteur portugais, nous avons créé des diversions dans les médias."

"Ça n'a pas toujours fonctionné, car j'ai remarqué que certaines diligences ont eu lieu sans qu'on soit prévenues... j'imagine qu'Amaral a dû avoir des suspicions et qu'il a restreint l'accès aux informations à ses hommes de confiance," rajoute le détective.

"L'investigation était pratiquement condamnée d'avance... nous avons su à l'avance ce qu'Amaral préparait et l'objectif voulu dans ses diligences," affirme le détective qu'après plusieurs mois de travail au service de Metodo 3 avait même essayé de prendre contact avec le coordinateur du DIC de Portimão, avant que celui-ci soit écarté de l'enquête : "j'avais rencontré personnellement Gonçalo Amaral il y a quelques années, mais il ne devait pas se souvenir de moi et dés qu'il a entendu que j'étais lié à Metodo 3 il s'est refusé à me parler protestant que si j'avais des donnés importants à verser au dossier, ceci devrait être fait de forme officielle."

"Il (Gonçalo Amaral) était connu chez nous comme un dur, en particulier dans les affaires de combat au trafic de drogue... il est un incorruptible," conclut le détective.

La révélation, qui risque de créer polémique au sein de la Police judiciaire à Algarve, viens d'ailleurs confirmer les suspicions levées par certains enquêteurs. Au moins deux inspecteurs de la PJ, contactés par SMM, ont directement avancé le nom de l'inspecteur qui aurait transmis des informations confidentielles aux détectives de l'agence espagnole. Selon eux, l'homme bénéficie d'une certaine protection au sein de la délégation de Faro et son comportement n'est pas original, car il aurait précédemment commis la même faute dans d'autres enquêtes.

"On ne recherche plus Maddie... moi, en tout cas, je n'ai jamais été engagé pour le faire"

Selon le même détective, il n'aurait jamais été engagé pour rechercher Madeleine McCann : "On ne recherche plus Maddie... moi, en tout cas, je n'ai jamais été engagé pour le faire. Tout ce qu'on m'a demandé de faire c'était de réunir le maximum d'éléments servant à rediriger l'enquête des Portugais vers le Maroc ou l'Espagne."

Cet ancien détective - qui n'est plus en mesure de continuer ses activités - affirme encore que l'agence espagnole aurait amené des journalistes britanniques au Maroc afin de les faire rencontrer des témoins préalablement choisies et payées : "l'objectif était de bien étaler dans les médias la piste marocaine et ainsi confirmer qu'il s'agissait bien d'un enlèvement, ce que les polices portugaises et britanniques ne voulaient pas croire," affirme le détective soulignant qu'il est incapable d'affirmer si les McCann étaient derrière ce genre d'opération.

"Le couple ne m'a jamais demandé de mentir à propos de quoi que ce soit. Malheureusement, je ne peux pas dire le même à propos de l'agence ou de l'entourage du couple," conclut le détective.

Duarte Levy

Espagñol -

 

06/03/2008

Parents de Mari Luz ont remercié l’aide des autorités portugaises

4fe6a96f2f13386e26fc5776980f99c0.jpgLes parents de Mari Luz, la petite espagnole disparue il y a 53 jours à Huelva (Espagne) ont été reçus ce matin par les autorités portugaises à Faro, à qui ils ont voulu remercier l’aide apporté dans les recherches de leur fille.

Accompagnés par des représentants des autorités espagnoles, Juan José Cortés et Irena Suarez ont été reçus par le gouverneur civil et par le bourgmestre de la ville de Faro, capital de la région.

José Apolinário, bourgmestre de Faro, à confirmé que le municipe allait financer la version portugaise des affiches de recherche de Mari Luz, malgré le fait que les autorités espagnoles continuent à croire que l’enfant n’a pas été amené vers le Portugal.

Juan José Cortés, le père de Mari Luz, continue à rejeter des comparaisons entre la disparition de sa fille et celle de Madeleine McCann, refusant de croire que les mêmes raisons soient derrière les deux disparitions.

Sans argent mais prêts à "négocier"

En déclarations aux journalistes qui ont accompagné leur visite au Portugal, les parents de Mari Luz ont confirmé avoir reçu, la semaine passé,  un appel téléphonique exigent deux millions d'euros en échange de l'enfant.

La police en Espagne à déterminé qu’il s’agissait d’une fausse piste mais la famille de Mari Luz, admettant qu’elle n’a pas les moyens financiers pour faire face à une véritable demande de cette ampleur, s’est dit prête à "négocier si cela signifie le retour de la fille."

22/02/2008

Gonçalo Amaral va être jugé

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"Une affaire qui n’a rien en commun avec le cas Maddie"

Gonçalo Amaral, l’ancien coordinateur des investigations à la disparition de Madeleine McCann, va être jugé par le Tribunal de Faro accusé de ne pas avoir dénoncé une prétendue agression à la mère de Joana Cipriano, la petite fille disparue le 12 septembre 2004.

La juge d’instruction criminelle du Tribunal de Faro, Ana Lucia Cruz, à décidé d’avancer vers le jugement de cinq inspecteurs de la Police judiciaire, accusés par le Ministère Public dans le cadre d’une prétendue agression à Leonor Cipriano.

Les inspecteurs Leonel Marques, Pereira Cristóvão e Paulo Bom sont accusées de torture. Le quatrième, António Cardoso, est accusé de falsification de documents car il aurait prétendument menti dans le rapport de ce qui serait arrivé à la mère de Joana.

Gonçalo Amaral, le seul inspecteur qui appartient au siège régional de l'Algarve, n’a jamais été accusé par la mère de Joana d’agression, comme l’ont prétendu plusieurs médias britanniques. L’inspecteur, est accusé de ne pas avoir dénoncé la prétendu agression mais son avocat, Maître Antonio Cabrita, considère que, malgré le fait que Gonçalo Amaral était le coordinateur de l’investigation, il n’a pas "l’obligation de tout savoir", soulignant que, dans ce cas, il fallait juger également le directeur national adjoint et le directeur national de la Police Judiciaire.

António Pragal Colaço, l’avocat des inspecteurs de la Police Judiciaire de Lisbonne accusées par le Ministère Publique d’avoir agressée Leonor Cipriano, avait annoncé, le 11 février, que ses clients allaient être jugés "pour une question politique".

Si Leonor Cipriano, condamnée à 16 ans de prison pour l’assassinat de sa fille, prétend avoir été agressée et torturée par trois inspecteurs de Lisbonne, la Police Judiciaire a toujours affirmé que la maman de Joana a voulu se suicider en se jetant du haut des escaliers.