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20/02/2009

Maddie est un cas de sécurité nationale

satellite.jpgLes anglais n'ont pas montré aux policiers portugais les images des satellites qui pointaient vers l’Algarve le jour de la disparition de Maddie. Ils ont dit qu´à ce moment-là, par coïncidence, les satellites étaient tous tournés vers le Maroc. Et maintenant, la police anglaise a déclaré que dans l'investigation McCann les services secrets seraient impliqués.

En mai 2007, quelques jours après que Maddie ait disparu, un haut responsable du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la Police Judiciaire (PJ) a demandé aux collègues anglais envoyés à Praia da Luz l’accès aux images des satellites qui surveillaient la zone du Algarve.
La demande étant considérée comme normale, car, par le passé, des images satellites avaient déjà servi à aider les autorités à résoudre d'autres cas, la réponse a surpris. D'après les "spécialistes" envoyés par le gouvernement britannique au Portugal, l'heure à laquelle Madeleine McCann a été enlevée de l'appartement 5A de l'Océan Club, tous les satellites étaient tournés vers les côtes marocaines.
Malgré l'explication donnée aux inspecteurs de la Police Judiciaire, un des policiers britanniques envoyés au Algarve finirai par confirmer, dans une conversation informelle, que "s'il existe des images satellites de la sortie de Madeleine McCann de l'appartement, elles sont considérées secret d'État," et donc impossible a les fournir aux autorités portugaises.
Une "coïncidence" malheureuse qui finira par surprendre les hommes de la PJ quand, des mois plus tard, ils ont vu les mêmes "spécialistes" défendre la thèse de l'enlèvement de Madeleine vers le Maroc, appuyée notamment par les déclarations fantaisistes d'une agence de détectives espagnole, Método 3, qui, dans des déclarations publiques, disait même savoir qui avait emmené la fillette, pourquoi et comment, promettant même son retour à la maison avant Nöel.

Une affaire d'État

Mais le cas des satellites tournés vers le "mauvais" côté n'est pas le seul. En Angleterre, la police de Leicestershire, en réponse a une demande d'un journaliste britannique, à l'abri d'un décret qui règle le libre accès à l'information, a refusé d'expliquer si le recours aux écoutes téléphoniques et l'interception du courrier électronique dans le cadre des investigations du cas Madeleine McCann serait couvert, ou non, par un mandat.
Une partie des agents de la police britannique envoyés à Praia da Luz dans les 48 heures qui ont suivi l'alerte crée avec la disparition de Maddie, venaient de la police municipale de Leicestershire puisque ses parents, Kate et Gerry McCann, résident dans leur zone de juridiction, notamment à Rothley.
Selon le journaliste Jon Clements, la police, après avoir ajourné leur réponse durant des mois alléguant le besoin de consulter d'autres "Agences", a répondu qu'elle n'avait aucune obligation d'expliquer dans quels termes ont été utilisés de quelconques moyens de surveillance dans le cas Maddie, pour des raisons de "sécurité nationale".
La police de Leicestershire, considérée la 5e meilleure police municipale d'Angleterre, a expliqué encore au journaliste qu'elle était dispensée de lui répondre, car l'explication pourrait être en relation avec d'autres "organismes de sécurité", ce qui, selon le décret qui règle le libre accès à l'information, signifie les divers organismes des services secrets, genre M15, M16, GCHG, SOCA ou les Forces spéciales.

Même Socrates ne leur a pas fait peur

socratesmarquespombalru4.jpgLa disparition de Madeleine McCann a mérité, depuis le premier instant, une attention très spéciale de la part des autorités britanniques : un cabinet de crise spécialement dédié à l'appui du couple McCann a été créé au sein du Foreing Office bien avant l'arrivée des premiers inspecteurs de la Police Judiciaire sur les lieux.
L'importance donnée par le gouvernement britannique au couple McCann a dépassé toutes les expectatives et même les éléments des services secrets de Sa Majesté qui se sont déplacés au Portugal, ont fini par se montrer surpris avec la facilité dont Kate et Gerry McCann entraient en contact avec Tony Blair ou Gordon Brown.
L'engagement du gouvernement britannique a été tel que même l'intervention publique du premier ministre portugais José Socrates, demandant aux politiques de ne pas interférer dans l´enquête de la disparition de Maddie, a réussi à convaincre les Anglais à laisser la PJ travailler en paix.
José Socrates, dans des déclarations à l'hebdomadaire espagnol EL PAIS, en septembre 2007, tout de suite après que Kate et Gerry McCann soient constitués arguidos, a dit que, en tant que premier ministre portugais, qu´il maintenait une "totale confiance dans le travail réalisé par la police portugaise" dans le cas Madeleine McCann.
Reconnaissant que le cas Maddie était "un cas très difficile", José Socrates a décrit la disparition de Madeleine McCann comme un cas ou "la police a donné son meilleur pour découvrir ce qui était arrivé à l'enfant".
Le premier ministre disait encore à ce moment-là que c'était une obligation pour tous les politiques (anglais ou portugais) de ne pas interférer dans les investigations en cours et de ne pas "alimenter le feuilleton".

Duarte Lévy

English - Portugais

21/08/2008

Clarence Mitchell : Comment j'ai rencontré Gerry et Kate McCann …

bbab0a284e4cf2749744988cf7137b1a.jpgLe porte-parole de la famille de McCann a été interrogé, comme témoin (sous serment…) par la police de Leicestershire, le 28 avril 2008. Clarence Mitchell l'a expliqué comment il a rencontré Gerry McCann en 2007, fin mai, quand le père de Madeleine est retourné pour la première fois au Royaume-Uni après que la disparition de sa fille.

Selon Clarence Mitchell, il s’agissait d’une rencontre occasionnelle (1) à la police de Leicestershire, alors qu'il travaillait au groupe d’assistance consulaire du Ministère des Affaires Étrangères et du Commonwealth. Clarence Mitchell a dit à la police de Leicestershire, dans son témoignage, qu'il a été invité à aller au Portugal avec Gerry McCann, où il a rencontré son épouse, Kate McCann.

Plus tard, selon ses déclarations, il a développé un bon rapport professionnel et personnel avec la famille. Dans le même témoignage, Clarence Mitchell indique qu'il est allé au Portugal le 22 mai 2007 (la réunion à la police de Leicestershire avec Gerry McCann était le 21 mai 2007) et qu’il est resté là jusqu'au milieu de juin. Après son retour au Royaume-Uni il a maintenu un contact quotidien avec la famille et les ait rencontrés 2 ou 3 fois par semaine.

Détaché au Ministère des Étrangers

Mais selon Jim Murphy, ministre d'État, le 7 mai 2008, Clarence Mitchell a été détaché par l'Office Central d'Information (COI) auprès du Ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, pour une période de 25 jours, en mai 2007, afin d’aider la famille de Madeleine McCann à faire face aux médias.

M. Jim Murphy a révélé ces détails quand interrogé par Elliot Morley, député du parti travailliste pour le cercle de Scunthorpe, le 7 mai 2008, comme il est d’ailleurs indiqué par le "Daily Hansard — réponses écrites" à la Chambre des Communs.

Après son retour au Royaume-Uni, mi-juin 2007, Clarence Mitchell a continué à travailler comme chef de l'unité de surveillance des médias, un département de l'Office Central d’Information (COI) au sein du gouvernement britannique. Officiellement, il a démissionné du COI le 17 septembre 2007.

L'unité de surveillance des médias employé, en aout 2006, 18 personnes, et, selon les informations publiées dans les médias, elle a commencé à surveiller les blogues qui publient des infos à propos des sujets délicats concernant la politique du gouvernement en 2007, utilisant pour cela un logiciel développé par "23 ltd", les services de renseignements de l'Internet.

Les McCann, victimes d'un crime honteux

Clarence Mitchell a été remplacé par la démocrate libérale  Justine McGuinness, experte en communication et relations publiques, le 22 juin 2007. Justine a annoncé sa démission juste après le retour des McCann au Royaume-Uni et Clarence Mitchell quitte son travail bien payé au gouvernement pour devenir le porte-parole des McCann, avec un salaire de 75.000 livres payé par le millionnaire Brian Kennedy.

Pendant qu'il commençait sur son nouveau travail, il a justifié sa décision d’abandonner l’unité de surveillance des médias affirmant clairement ce qu'il pense de la décision de la police portugaise et du Cabinet du Procureur Public de constituer les McCann comme arguidos ou suspects formels : "Je l’ai fait simplement parce que je sens d’une manière tellement fort qu'ils sont les victimes innocentes d'un crime honteux que je suis disposé à renoncer à ma carrière au service du gouvernement pour les aider (...) Je représenterai simplement Kate et Gerry en tant que particulier, qui croit tout à fait qu'ils sont innocents de toute implication dans la disparition, encore moins de la mort, de leur fille, Madeleine."

Duarte Levy et Paulo Reis

(1) Gerry McCann est parti de l'aéroport de Faro le 20 mai 2007, sur un vol tardif. Il est arrivé à l'aéroport de Coventry aux premières heures du 21 mai. Les médias avaient été informés que le voyage était dû à des questions personnels, mais également pour des réunions avec les organisateurs du fonds Find Madeleine. Il a rencontré Clarence Mitchell au siège de la police du Leicestershire, et est allé à Rothley où il a visité le lieu de pèlerinage improvisé en honneur de Madeleine, établi au mémorial de guerre au centre du village. Le Daily Mail a écrit que la réunion de Gerry avec la police du Leicestershire était prévue pour voir comment s’opère la coordination de leurs enquêtes, car ils étaient le corps de police responsable de la coopération avec la police portugaise. Le 22 mai, Clarence Mitchell et Gerry McCann ont volé de retour à Algarve.

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