Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

16/01/2009

L’affaire Cipriano : Leonor change d’histoire une nouvelle fois et accuse l’oncle d’avoir tué Joana

464514.gif.jpgLéonor Cipriano, la mère de Joana, la petite fille de sept ans disparue au sud du Portugal en décembre 2004, à une nouvelle fois changé sa version des faits, cette fois-ci à propos de la mort de sa fille.

Jugé et condamné pour l’assassinat de Joana, Léonor Cipriano participe aujourd’hui dans le jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) portugaise, accusés par le Ministère Public d’avoir commis des actes de torture à son encontre.

Hier, comme avait d’ailleurs "prédit" son avocat, Marcos Aragão Correia, à l’occasion du lancement de son livre, Léonor Cipriano a accusé l'oncle de Joana d´avoir assassiné l’enfant après avoir essayé de la vendre.

João Cipriano.jpgSelon Léonor, dans un document signé hier en prison, João Manuel Domingos Cipriano aurait tué Joana après avoir raté la livraison de l’enfant à ses acheteurs.

Aujourd’hui, vers 16 heures (15 h au Portugal) Marcos Aragão Correia, l’avocat de Léonor, accompagné du beau-père de Joana, António Leandro David Da Silva, lira un communiqué à la presse, devant l’entrée du Tribunal de Faro ou se déroule le jugement des inspecteurs de la PJ. Après ce communiqué, le document, au total de huit pages, sera livré au Ministère Public.

Une affaire réveillée pour servir le cas Madeleine McCann

Marcos Aragão Correia.pngAprès avoir trainé dans les tiroirs du Ministère Public pendant plusieurs années, pendant lesquelles les différents procureurs n’ont jamais réussi à établir avec certitude si Léonor Cipriano a été véritablement agressé et par qui, il a fallu l’affaire Madeleine McCann et un "divorce" de plus entre la police et les magistrats, pour que cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) soient accusés d’actes de torture… parmi eux le responsable de l’investigation à la disparition de Maddie.

Étonnamment, Gonçalo Amaral n’est devenue arguido dans ce procès qu’après avoir considéré les parents de Maddie comme suspects dans la disparition de leur fille, ce que tout policier aurait fait au vu des divers éléments de l’enquête.

Même si tous les spécialistes sont d’accord pour affirmer que l’affaire Joana Cipriano n’a aucune relation avec la disparition et mort de Madeleine McCann, les médias britanniques (et quelques portugais) ont été instigués à "réveiller" cette histoire afin de mettre en cause le responsable de l’enquête au sein de la Police Judiciaire, Gonçalo Amaral.

Aujourd’hui, quatre ans après l’assassinat et la disparition du corps de Joana, Marcos Aragão Correia, l’avocat qui a travaillé avec les détectives espagnols de Metodo 3 au service de Kate et Gerry McCann est devenu également l’avocat de Léonor Cipriano et continue à vouloir lier les deux affaires, visant à chaque fois le travail de Gonçalo Amaral.

"Indépendamment de tout ce que concerne l’affaire Cipriano – ou il n’a rien à cirer — si Marcos Aragão Correia réussit à ternir l’image d’Amaral, il aura par la même occasion réussi à redorer l’image des McCann," affirme un spécialiste en communication de la Police Judiciaire, soulignant que "c’était l’objectif tracé avec les Espagnols".


Lire aussi :
Marcos Aragão Correia : à une "vision" de l’affaire Cipriano
Jugement de Gonçalo Amaral le 24 octobre
Mère de Joana condamné une nouvelle fois
"Nous l’avons battu (Léonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"
Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions
Affaire Cipriano : Extrait d'entrevue avec le psychologue et professeur universitaire Paulo Sargento

22/02/2008

Gonçalo Amaral va être jugé

0606c6dd4d2fd49b04dba103b1d7a8b1.jpg

"Une affaire qui n’a rien en commun avec le cas Maddie"

Gonçalo Amaral, l’ancien coordinateur des investigations à la disparition de Madeleine McCann, va être jugé par le Tribunal de Faro accusé de ne pas avoir dénoncé une prétendue agression à la mère de Joana Cipriano, la petite fille disparue le 12 septembre 2004.

La juge d’instruction criminelle du Tribunal de Faro, Ana Lucia Cruz, à décidé d’avancer vers le jugement de cinq inspecteurs de la Police judiciaire, accusés par le Ministère Public dans le cadre d’une prétendue agression à Leonor Cipriano.

Les inspecteurs Leonel Marques, Pereira Cristóvão e Paulo Bom sont accusées de torture. Le quatrième, António Cardoso, est accusé de falsification de documents car il aurait prétendument menti dans le rapport de ce qui serait arrivé à la mère de Joana.

Gonçalo Amaral, le seul inspecteur qui appartient au siège régional de l'Algarve, n’a jamais été accusé par la mère de Joana d’agression, comme l’ont prétendu plusieurs médias britanniques. L’inspecteur, est accusé de ne pas avoir dénoncé la prétendu agression mais son avocat, Maître Antonio Cabrita, considère que, malgré le fait que Gonçalo Amaral était le coordinateur de l’investigation, il n’a pas "l’obligation de tout savoir", soulignant que, dans ce cas, il fallait juger également le directeur national adjoint et le directeur national de la Police Judiciaire.

António Pragal Colaço, l’avocat des inspecteurs de la Police Judiciaire de Lisbonne accusées par le Ministère Publique d’avoir agressée Leonor Cipriano, avait annoncé, le 11 février, que ses clients allaient être jugés "pour une question politique".

Si Leonor Cipriano, condamnée à 16 ans de prison pour l’assassinat de sa fille, prétend avoir été agressée et torturée par trois inspecteurs de Lisbonne, la Police Judiciaire a toujours affirmé que la maman de Joana a voulu se suicider en se jetant du haut des escaliers.