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26/10/2009

Maddie : tabloïde anglais parle d’une "commande" vers le Maroc

Suspeito maio 2009.jpg

Português - Español - English

La théorie n'est pas nouvelle, mais, selon l’édition d’hier du quotidien britannique Daily Star, le supposé rapt de Maddie serait un crime sous commande, perpétrée par un dangereux criminel algérien qui, en échange de cent mil euros, aurait emmené l'enfant vers le Maroc.
D'après cette même information, Maddie a été transportée dans le nord de l'Afrique à bord du ferry qui relie le sud d'Espagne au Maroc.
Le quotidien britannique, qui dit avoir reçu ses informations du "monde du crime", avance que l'information a été connue après que le criminel algérien se soit vanté du rapt auprès de deux trafiquants de drogue anglais, Paul Bennet et James Neil.
L'algérien, qui répond aux noms de Younis ou Tariq, est décrit comme ayant la peau foncée, cheveux bouclés et présentant des cicatrices faciales, correspondant à l'un des portraits-robots déjà connus dans le cas. L'homme serait, d'après la source citée par le quotidien anglais, "connu des services de police au Portugal".
Le 24horas (le quotidien portugais) à pu constater entretemps que les informations citées par le Daily Star, et soi disant provenant "du monde du crime" avaient déjà été avancées au Portugal par un avocat lié à l’affaire et qui se basait dans un rapport des détectives espagnols de Método 3 qui ont été au service de Kate et Gerry McCann.
L'agence espagnole a réalisé divers rapports au sujet de la disparition de Maddie, mais aussi au sujet de la vie privée des inspecteurs de la PJ responsables de l'enquête, notamment sur Gonçalo Amaral — rapports que les détectives ont mis à disposition de cet avocat et qui ont été utilisés publiquement.
"Il n'existe aucune enquête en cours, sur cette ou une autre quelconque piste, et le cas continue à être de la responsabilité des autorités portugaises," dit une source de la police de Leicestershire, contactée par le 24horas.

Des policiers à l’humour britannique

Ce n'est pas la première fois que des "supposées informations" et "spéculations" autour du cas Maddie font la manchette des journaux anglais. Encore la semaine dernière le gouvernement britannique a démenti officiellement que son premier ministre serait en contact avec les autorités américaines à qui, d'après le Sunday Express — journal du même groupe que le Daily Star — Gordon Brown aurait voulu demander des images du satellite qui surveillait supposément la côte portugaise.
L'information avancée hier par le Daily Star "à la valeur de sa promotion de dimanche, pour 40 pennies (à peu près 50 centimes) le lecteur amène deux journaux," a ironisé une source du Home Office en réponse au 24horas.

Duarte Levy

* Publié dans le quotidien portugais 24horas

20/02/2009

Maddie est une affaire de sécurité nationale

Madeleine McCann.jpgEnglish - Português

Vous pouvez également suivre cette affaire sur le blog de Jon Clements ICI et de Joana Morais ICI.

En Angleterre, la police du Leicestershire, répondant à une demande d'un journaliste britannique, sous la législation qui réglemente le libre accès à l'information, a refusé d’expliquer si oui ou non le recours à l’enregistrement téléphonique et l'interception du courrier électronique dans l’investigation de l’affaire Madeleine McCann a été couvert par un mandat.

Selon le journaliste Jon Clements, la police, après avoir retardé sa réponse pendant plusieurs mois alléguant la nécessité de consulter d'autres "agences", a répondu qu'elle n'avait aucune obligation d'expliquer sous quelles conditions des moyens de surveillance ont été employés dans l’affaire Maddie, pour des raisons "de sécurité nationale".

La police du Leicestershire, qui est considérée être la 5e meilleure police municipale de l'Angleterre, a en outre expliqué au journaliste qu'elle a été également dispensée de lui répondre, parce que l'explication demandée pourrait être liée à d'autres "services de sécurité", qui, selon la législation qui réglemente le libre accès à l'information, seraient plusieurs organismes des services secrets, tels que MI5, MI6, GCHG, SOCA ou les forces spéciales.

Satellites tournés vers le Maroc au moment où Maddie a disparu

satellite.jpgL’"aventure" de Jon Clements n'est pas unique, compte tenu du fait qu'en mai 2007, seulement quelques jours après que Maddie ait disparu, un fonctionnaire supérieur du département d'enquête criminelle de la Polícia Judiciária (CID) à Portimão a demandé à ses collègues anglais, qui avaient été envoyés à Praia da Luz, d’avoir accès aux images satellites observant la côte de l'Algarve.

Bien que la demande elle-même pourrait être considérée comme étant normale, car l’imagerie satellite avait aidé les autorités à résoudre l’une ou l’autre affaire compliquée par le passé, la réponse était étonnante. Selon les "experts" qui avaient été envoyés au Portugal par le gouvernement britannique, au moment où Madeleine McCann a été enlevée de l'appartement 5A à l’Ocean Club, tous les satellites étaient tournés vers la côte du Maroc.

Une malheureuse "coïncidence" qui avait fini par étonner les hommes de la PJ quand, des mois plus tard, ils ont vu les mêmes "experts" défendre la théorie de l'enlèvement de Madeleine vers le Maroc, soutenue par les rapports fantaisistes d'une agence de détectives espagnole qui, dans une déclaration au public, a même dit qu’elle savait qui avait pris la petite fille, pourquoi et quand, promettant qu'elle retournerait à la maison avant Noël.

Duarte Levy

07/08/2008

Gardien Securitas affirme avoir vu Madeleine, lundi passé, à Bruxelles

Exclusive. Un gardien de Securitas attaché à la sécurité du siège de la banque KBC à Bruxelles, sur le territoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean, affirme avoir vu, lundi passé, le 4 aout, une fillette blonde aux yeux bleus que, selon lui, serait Madeleine McCann.

L’agent de Securitas n’a pas rempli son rapport le jour même, mais à fini par informer sa hiérarchie que, hier, à informé la police.

Le témoin a été interrogé par la Police fédérale, qui à également saisi les images de la vidéo surveillance de l’extérieur du bâtiment.

5cf56e375f4956e4f13f43fa7015bac2.jpgLe gardien n’a pas aperçu de signe distinctif dans l’œil de l’enfant, comme celui de Madeleine, mais donne une description précise à propos de l’âge, hauteur et vêtements.

Selon son rapport, la fillette était accompagnée par une femme d’origine nord-africaine, âgée de 30 à 40 ans, habillée de façon européenne, mais portant un foulard, ce que s’explique probablement par l’existence d’une grande communauté originaire du Maroc dans le quartier.

D’accord avec le témoignage, la fillette parlait anglais, car le témoin aurait entendu, en milieu d’une phrase, "I go back".

Vu l’émotion suscitée par l’affaire, et les dernières informations des médias britanniques, spéculant à propos de l’existence d’un réseau de pédophilie belge à l’origine de la disparition de Madeleine, le nombre de personnes affirmant avoir vu la fillette risque d’augmenter, ce qu’est d’ailleurs confirmée avec ce nouveau témoignage.

Au Portugal, un haut responsable de la Police judiciaire, contacté téléphoniquement, s’est dit confiant dans l’enquête "indépendante et efficace" des autorités belges qui avaient déjà été confrontées à d’autres témoignages.

Duarte Levy & Paulo Reis 

13/03/2008

Détective de M3 à payé des témoins au Maroc

M3 à tout fait pour garder les McCann 

Un des détectives travaillant pour Metodo 3 aurait payé des témoins qui ont affirmé avoir aperçue Madeleine au Maroc. L’accusation est faite par une source de la sureté marocaine, responsable de l’interrogatoire des témoins dans le royaume, ou les méthodes de travail de Metodo 3 sont mises en cause par les autorités.

L’arrestation, d’António Jiménez, un des détectives privés au service des McCann, accusé d’implication dans le vol de plusieurs centaines de kilos de cocaïne et de corruption de fonctionnaires publics, est venu renforcer les suspicions des autorités à propos du travail de l’agence.

Dans le rapport d’audition, un des témoins entendues par la sureté marocaine à admis avoir reçu plusieurs milliers d’euros du détective espagnol qui lui avait demandé de garder l’arrangement secret "pour ne pas affecter les investigations".

António Jiménez, ancien inspecteur-chef de l’Unité de Drogues et Crime Organisé (Udyco) de la police à Barcelone, était l’homme de confiance de Francisco Marco, le directeur de M3, au Maroc. C’est lui qui avait "retrouvée" plusieurs témoins qui ont affirmé avoir vu Madeleine dans le nord du pays. L’homme à même conduit plusieurs journalistes britanniques à la rencontre des témoins.

Selon la même source, le versement d’argent aurait pu avoir été fait à l’insu de Gerry et Kate McCann, ce que poussent les investigateurs à croire que le détective aurait agit avec l’intention  de permettre à l’agence de Barcelone de "marquer des points" auprès de l’opinion publique et de garder ainsi, pour plus longtemps, le contrat avec les parents de Madeleine, leur plus gros client en ce moment.

"Nous avons pu déterminer, avec ce que le témoin nous à appris et les informations que nous avons reçu d’Espagne, que les parents de Madeleine n’ont pas demandé au détective d’agir de la sorte," affirme le responsable de la sûreté marocaine, rajoutant "qu’il n’est pas exclu que l’agence de détectives puisse être la seule responsable de ces faits".

Déjà en novembre de 2007, en marge de la 76éme assemblée-générale d’Interpol, à Marrakech, le Ministre de l’Intérieur marocain, Chakib Benmoussa affirmait "qu’il n’y avait aucune raison de penser que la petite Madeleine McCann puisse être au Maroc", une opinion confirmée par les investigateurs sur le terrain.

Plusieurs voix liées à la police portugaise et britannique se sont soulevées, à diverses occasions, pour critiquer le travail de Metodo 3. C’est le cas de Mark Williams-Thomas, criminaliste britannique et expert en matière de protection d'enfant, pour qui la piste invoquée par Metodo 3 de que Madeleine aurait été enlevée, sur commande, par un réseau pédophile et transportée vers le Maroc, "démontre un manque de connaissance des pédophiles et de comment ils fonctionnent."

Depuis la disparition de Madeleine McCann, le 3 mai 2007, plusieurs dizaines de témoins ont affirmé avoir aperçue la petite britannique, mais c’est après l’engagement de Metodo 3 que les témoignages dans les médias sont devenues plus réguliers, indiquant à chaque fois une piste vers le Maroc, sans que l’agence de détectives puisse, à ce jour, apporter la moindre preuve.

Francisco Marco, le directeur très médiatique de Metodo 3, avait fait son apparition avec la promesse de que la fillette serait retrouvée avant la fin d’un contrat de six mois avec Kate et Gerry McCann. Francisco prétendait même connaître l’identité des auteurs de l’enlèvement et que Madeleine serait auprès de ses parents pour noël.

Ce n’est pas la première fois que les membres de M3 sont mis en cause. Dans le passé, cinq membres de l'agence de Barcelone avaient déjà été arretés par la police dans une sombre histoire d’ecoutes illégales et de corruption, notamment Francisco Marco, sa mère, Maria Fernandez Lado, son père, Francisco Marco Poyuelo, son frère Francisco Gabriel Fernandez Lado, et un employé, Oscar Trujillo.

"Tous les moyens sont bons"

Clarence Mitchell, questionné à propos des accusations faites à Metodo 3, commence par affirmer "qu’il n'en sais rien", et qu’il "n’est pas en mesure de faire un commentaire," mais vite il reprend son rôle de responsable en communication et relativise affirmant que "tous les moyens sont bons" pour les investigations des détectives privées : "C’est possible que au cours de l’investigation ils ont pu payer des renseignements", à admis le responsable en communication au service des McCann.

85f4a549bf34b9cdab32d4b708e38f45.jpgMetodo 3, affirme Clarence Mitchell, "garde la confiance de ceux qui paient leurs frais, car ils trouvent qu'ils démontrent leur engagement et passion à retrouver Madeleine".

"Les mécènes sont contents avec leur travail sur le terrain... des fois ils ont pu traquer des signalements très rapidement… dans certains cas dans l'espace de trois heures et  ils sont tout simplement plus rapides, beaucoup plus rapides qu'Interpol ou les services de police dans les pays où ils opèrent et donc les mécènes pensent qu''ils font du bon travail," affirme Clarence rajoutant "bien sûr, ils n'ont pas encore trouvé Madeleine, mais la police non plus". Nous savons que M3 travaille bien, ils n'ont pas besoin de le prouver", conclu Clarence Mitchell.

 

Ecouter un court extrait audio des déclarations de Clarence Mitchell :podcast

English version 

15/01/2008

Metodo 3: Espagne, Maroc ou Belgique… tout sauf le Portugal

7b23e0c756b79b7add3c6edd8ab4740e.jpgMadeleine McCann aurait été choisi par des pisteurs au service des cercles pédophiles et kidnappé sous commande avant d’être transporté, via l’Espagne, vers le Maroc ou la Belgique. L’affirmation est de Francisco Marco, le directeur de Metodo 3, l’agence de détectives basée à Barcelone.

Francisco Marco, qu’avait déjà promis de ramener la petite britannique à ses parents "à temps de passer noël en famille", n’explique pas comment l’enfant le plus recherché du monde aurait fait le voyage entre Praia da Luz et le Maroc ou la Belgique, mais affirme que ses détectives sont occupés à investiguer la Costa Blanca, entre Valencia et Alicante, région ou serait installé le réseau pédophile. Le directeur de Metodo 3, payé 420.000 euros pour six mois d’investigations, après avoir reconnu publiquement que Madeleine n’étais pas au Maroc et que le kidnappeur n’etais pas espagnol, reviens maintenant sur ces propres déclarations.

f158890c1dd1ff37034ca64ae13c3c78.jpgMetodo 3, critiqué par les proches des McCann pour les déclarations aux média, avait fait son apparition dans l’enquête par l’annonce de la découverte d’une fillette américaine kidnappé et retenue au Maroc, un fait que s’est avéré comme étant faux par la suite et qui est venu se rajouter à la révélation d’un passé avec des démêlés avec la police.

Plus de huit mois après la disparition de Madeleine McCann, Metodo 3, Control Risk et maintenant Hogan International, trois agences d’investigateurs, se sont pas parvenues à retrouver la moindre piste concernant la petite britannique et le travail de la police portugaise et britannique continue à se concentrer sur le couple McCann et les britanniques présents au Tapas Bar la nuit de la disparition. (En photo, Martina Lado et Francisco Marco, directeurs de Metodo3)

(English)

Aujourd’hui:

Eurojust confirme demande pour réinterroger groupe du Tapas Bar

Madeleine n’est pas passée par les Canaries