30/08/2009
Encore la face cachée de l’affaire McCann
Español
Un nouvel article paru dans une revue britannique à propos des différents détectives et hommes de main engagés par les McCann dans la foulé de la disparition de Madeleine à provoqué d’immédiat une véritable tempête de la part du "clan" McCann.
Après deux années, ou presque tous les médias britanniques ont dû faire l’autruche à propos du véritable visage de la campagne de Kate et Gerry McCann – certains par choix, d’autres par la contrainte – ont aurait pu croire qu’une lueur d’espoir venait d’apparaitre permettant ainsi que le public britannique puisse enfin connaitre l’ampleur de l’affaire Madeleine McCann. Il n’en est rien, et si les pages 19 a 24 de la revue ES ont été censurés, son auteur n’a pas cessé d’être l’objet de pression et intimidation.
Malheureusement, il n’est pas le premier et est loin d’être le dernier.
C’est l’affaire dans l’affaire, rappelant une fois encore l’utilisation des moyens de l’État britannique pour contrôler les médias ou encore l’approche faite aux directeurs et éditeurs des plus importants média par les avocats du couple juste après leur fuite depuis l’aéroport de Faro en septembre de 2007.
Malgré toutes les manœuvres - Aussi bien celles des McCann avec leur porte-parole et leurs avocats, que celles de leurs détracteurs (certains troublés par leur aveuglement et leur haine irrationnel) – la vérité reste la même : il n’y a qu’une seule victime et elle se nomme Maddie.
Voici l’article en question.
09:59 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (133) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maddie, madeleine mccann, pj, détectives, prédateur, homicide, pédophile
01/07/2009
Maddie: La police a traqué tous les pédophiles connus
"La police portugaise a essayé de trouver et d´interroger tous les pédophiles connus" a avoué une source proche de l´enquête citant les détectives des McCann.
Selon cette source, qui cite encore les deux détectives anglais, "les interrogatoires n´ont pas été aussi complets qu´ils auraient pu l´être" ce qui les mène à vérifier toutes les pistes exploitées par la Police judiciaire jusqu´à l´archivage du procès.
Selon les rapports d’enquête (volume II pages 293 a 297), dont une partie est toujours sous secret de justice, les diligences effectuées par la PJ pour trouver et interroger tous les individus références pour la pratique de crimes de nature sexuelle a commencé dès les premiers instants qui ont suivi la disparition de Maddie – le 6 mai, les inspecteurs Manuel Lico, Nuno Martins, Luis Fontes, Frederico Louro, Pedro Maia et José Matos ont investigué plus de 14 suspects, entre eux, un individu qui travaille comme expert auprès du Tribunal Judiciaire de Portimão.
20:28 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maddie, madeleine mccann, pj, détectives, prédateur, homicide, pédophile
01/06/2009
Maddie blues
Le policier portugais, qui suspectait les parents, s’est vu retirer l’enquête sur la disparition de la fillette anglaise. Une sanction qu’il peine à digérer.
Un "portrait" de Gonçalo Amaral par Marie Piquemal avec photo d’Édouard Caupeil – publié aujourd’hui par "Libération"
Jamais une affaire n’a troublé son sommeil. Pas même la mystérieuse disparition de la petite Maddie, introuvable depuis deux ans. A l’époque, il était inspecteur de police à Portimao, dans le sud du Portugal. A quelques kilomètres de la station balnéaire de Praia da Luz, où la famille McCann passait ses vacances. Quand la fillette de 3 ans s’est volatilisée la nuit du 3 mai 2007, Gonçalo Amaral s’est retrouvé en première ligne. Responsable des opérations de recherche. Et propulsé sur les couvertures des magazines, à côté du joli minois de l’enfant disparue. L’image de la petite fille blonde et de sa peluche rose a fait le tour du monde. La médiatisation d’une ampleur inédite a été savamment orchestrée par les parents, Gerry et Kate McCann, et leur attaché de presse, embauché dès les premières heures. Dans ce tourbillon d’émotions et d’images, le commissaire Amaral est vite apparu comme un personnage clef de la dramaturgie. Une figure controversée. Dès le début, les tabloïds britanniques ont glosé sur son physique bedonnant, ses clinquantes lunettes Prada, son penchant pour l’alcool et la sieste. Quand le flic s’est mis à suspecter les parents de "simulation d’enlèvement" et de "dissimulation de cadavre", la presse s’est déchaînée. On le rencontre deux ans plus tard. Dans un hôtel parisien, rue du Faubourg Saint-Honoré. Il a changé. Moins de ventre et de cheveux. Il a aussi rasé sa moustache, digne du gendarme de Saint-Tropez. Engoncé dans son costume cravate, regard hagard derrière des sourcils épais, il semble éteint. Embrumé par les deux à quatre paquets de Marlboro qu’il consume chaque jour. "L’affaire Maddie l’a transformé, il est devenu triste", assure sa femme Sofia, qui ne le quitte pas d’une semelle. Du dynamisme pour deux. Amaral est à Paris pour la sortie en France de son livre, vendu à 180000 exemplaires au Portugal. Depuis l’affaire Maddie, il a quitté la police. Le 2 octobre 2007, après cinq mois sans nouvelles de la petite Anglaise, il est écarté de l’enquête par son supérieur. Vexé, il prend sa retraite anticipée, à 48 ans. "On ne m’a pas retiré l’affaire pour incompétence mais pour un instant de laisser-aller", insiste-t-il. C’est-à-dire pour avoir critiqué les policiers britanniques, les accusant d’être manipulés par le clan McCann. La police portugaise a d’emblée irrité la famille McCann. Manque de professionnalisme, diront les uns, avec l’arrogance anglo-saxonne. Méthodes de travail différentes, se défendront les autres. Entre les deux parties, le fossé se creuse, l’incompréhension et la rancoeur prenant le pas sur l’échange. Le culte du secret entourant l’enquête portugaise se heurte à la surmédiatisation orchestrée par les Anglais. Le commissaire Amaral n’en démord pas : "Pourquoi prendre le risque de publier la photo de cette enfant dès les premières heures, dans le monde entier ? C’est bon pour paniquer l’éventuel kidnappeur qui peut tuer l’enfant. Il faut travailler en silence. Au moins dans un premier temps." L’incompréhension mue ensuite en guerre des tranchées quand, l’été suivant la disparition, les enquêteurs portugais émettent l’hypothèse d’une simulation. Et si les parents étaient coupables ? Suspecter officiellement les McCann, en les plaçant sous le statut particulier d’arguidos ("suspects officiels") : passionnée, l’opinion publique britannique n’accepte pas. Elle crie au scandale. C’en est trop, le commissaire Amaral saute. Aujourd’hui, il s’explique. Voici sa thèse, brute de décoffrage : les parents sont responsables du décès de leur fille. Accident domestique, mauvais traitements ou meurtre. Qu’importe . "L’hypothèse politiquement correcte de l’enlèvement ne tient pas, assure-t-il. L’enfant est morte." Il articule sa démonstration autour de deux points phares. D’abord, il y a ces traces de sang repérées par les chiens renifleurs dans la chambre d’hôtel et dans la voiture louée par les McCann plus de vingt jours après la disparition de l’enfant. "Les analyses montrent que le sang correspond en partie au profil ADN de Madeleine McCann". Ensuite, il y a les statistiques. "Les crimes d’enfants, y compris sexuels, sont commis par les parents dans 84 % des cas." Pour lui, pas l’ombre d’un doute. Nous, on referme le bouquin comme on l’ouvre, sans aucune certitude. Pourquoi cet homme a t-il écrit ce livre ? Conviction ou obsession ? Pugnacité ou acharnement ? Gagner du fric, en jouant le sensationnel ? Il balaie les critiques d’un revers de la main. "C’est une question de valeurs, de justice et de vérité." Aujourd’hui, l’ex-flic souhaite la réouverture de l’enquête pour "retrouver le corps de Maddie". Et réhabiliter l’image de la police portugaise. La sienne aussi. L’ex-inspecteur est inculpé pour faux témoignage dans une autre affaire portant sur une enfant disparue, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Leonor Cipriano, la mère de Joana (8 ans), condamnée à seize ans de prison, affirme avoir avoué le meurtre de sa fille après avoir été battue par les policiers chapeautés par Amaral, qu’il aurait ensuite couverts. Sans sourciller, il voit là une nouvelle tentative de déstabilisation. Gonçalo Amaral fait partie de ces gens d’une intelligence glaçante, qui surprend, intimide et déconcerte. Pas de place, même infime, pour la compassion, l’émotion ou toute forme d’affect. Pour lui, les parents de Maddie (et leurs amis) sont coupables d’avoir laissé leurs enfants seuls sans surveillance dans leur chambre pendant qu’ils dînaient au restaurant de l’hôtel. Sans pitié, il lâche : "Ils devraient être punis pour ça. Le devoir des parents est de surveiller leurs enfants. Pensez-vous qu’une gamine de 3 ans soit en sécurité, seule dans une chambre ? Il peut lui arriver n'importe quoi : un accident électrique ou je ne sais quoi, sans même parler d’enlèvement." Gonçalo Amaral a, lui, trois filles au compteur, de deux mariages. "C’est un papa très relax. Avec lui, les enfants ont tous les droits", affirme sa femme Sofia. Dans son livre, Amaral évoque sa plus jeune fille Inès, du même âge que Maddie. "La même en brune." Pas un mot en revanche de son enfance au nord de Lisbonne, avec ses cinq frères et soeurs, sa mère au foyer et son père ouvrier. Il ne raconte pas non plus comment il est entré dans la fonction publique comme simple agent, à 14 ans, "parce qu’à l’époque, c’était possible". Parcours parsemé de cours du soir, pour gravir les échelons jusqu’à ce poste de coordinateur du département d’investigations criminelles de la police judiciaire de Portimao. Hormis l’affaire Maddie, il a traité des affaires délicates, notamment liées à des trafics de drogue. "Ce travail, c’était sa vie. Arrêter a été une profonde déchirure", dit sa femme. Il a bien essayé de rebondir en politique. Il voulait se présenter aux élections municipales d’octobre 2009 à Olhao, pour le Parti social-démocrate (formation de centre-droit). La présidente du parti a refusé "par crainte d’un mélange des genres politique-justice". Alors, il a entrepris un autre livre, sur d’autres affaires de police. La page reste à tourner.
13:11 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (96) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gonçalo amaral, maddie, madeleine mccann, pj, libération, marie piquemal
29/05/2009
Gonçalo Amaral sous écoute
Le cas Maddie est tabou pour le PGR et la PJ
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"De nombreuses personnes liées au cas Maddie et à l'investigation faite au Portugal, ont été ou sont encore la cible d'écoutes et de surveillance," a dit au 24 Horas une source du Home Office en réponse aux affirmations de l'ex-coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de la Police Judiciaire (PJ) de Portimão.
Gonçalo Amaral a dit qu'il était "sous surveillance" et il sait qu'il "a son téléphone sous écoute." L'ancien responsable de l'investigation a la disparition de Madeleine McCann "ne sait pas par qui il est surveillé", mais il affirme que son email a été la cible d'une curiosité constante et qu'une partie de cette information est parvenue aux McCann.
"En ce moment, il y a des informations qui doivent être valorisées à propos de la localisation et sur ce qui aurait pu arriver au corps de la fillette," a dit Amaral accusant le Procureur Général de la République (PGR) et la direction de la PJ de faire un tabou du cas Maddie, ou "personne ne fait rien" permettant "que des personnes étrangères à la justice et à la police portugaise enquêtent des crimes sous la responsabilité de la PJ".
Gonçalo Amaral qui jusqu'à présent n'a reçu aucune notification par rapport à la plainte pour diffamation annoncée par le couple McCann, confirme qu'il va poursuivre Kate et Gerry McCann et prouver qu'il "existait une entente" entre le couple et la police anglaise durant l'investigation, ce qui aurait conditionné le résultat final de l'enquête.
Les parents de Maddie veulent se prévenir contre la publication en anglais du livre "Maddie : L'enquête interdite", dans lequel l'ex-coordinateur de la PJ révèle de nombreux éléments de l'enquête qu'il a menée à Praia da Luz ou il soutient la mort de Madeleine. La décision du couple aurait été prise en conséquence de la divulgation du documentaire basé de ce livre, que la TVI (chaîne TV portugaise) a diffusé et qui est disponible sur internet sous-titré en anglais.
Amaral accuse le MP de l'avoir "piégé" dans le cas Leonor Cipriano
"Je n'ai aucun doute qu'il y a eu un piège de la part du Ministère Public qui a mené par la suite à dire lors du jugement que j'ai fait une fausse déposition, car j'aurai dû être constitué arguido le premier jour, à la première heure, comme mes collègues," a dit Gonçalo Amaral sur TVI (voir vidéo) sur le fait d'avoir été condamné dans le procès de Leonor Cipriano, confirmant qu'il fera appel de la sentence.
L'ex-coordinateur, parlant sur sa plus récente expérience avec la justice au Portugal, a donné l'exemple de deux plaintes présentées autour d'un même rapport élaboré par une association dans le cas Joana Cipriano : la plainte présentée par Amaral il y a plus d'un an est en attente, alors que la seconde, présentée par la partie adverse, a déjà des arguidos.
Duarte Levy aussi sur 24horas
10:33 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gonçalo amaral, maddie, madeleine mccann, kate mccann, gerry mccann, duarte levy, 24 horas, pj, dic, home office
25/05/2009
La Cour dit que Leonor Cipriano a menti et demande une enquête judiciaire
Le groupe de juges qui a présidé le procès des cinq inspecteurs et ex-inspecteurs de la Police Judiciaire va demander au Ministère Public (MP) l'ouverture d'une enquête judiciaire à Leonor Cipriano pour le délit de fausses déclarations lors du procès ou Gonçalo Amaral a été condamné.
Selon l'agence Lusa, la Cour a constaté "des incohérences flagrantes et importantes de la part de Leonor Cipriano dans les déclarations qu'elle a fait lors des sessions du jugement, ce qui a déterminé l'extrait d'une attestation, à laquelle une copie des enregistrements a été rajoutée.
Leonor "a disposé (...) d'une longue opportunité pour révéler la vérité" lors des audiences au Tribunal de Faro, mais "elle a profité essentiellement de cette opportunité pour mentir", peut-on lire dans la décision présentée vendredi dernier.
"Que la Cour ait reconnu que Leonor a menti pendant tout le procès ne surprend personne, ce qui est surprenant et inacceptable c'est que l'on a condamné deux inspecteurs sur la base de ses mensonges," a commenté une source du syndicat de la PJ.
"Leonor Cipriano a menti sur la façon dont on l'a battue, sur l'identification des personnes qui l'ont battue, sur le temps et la manière dont elle aurait été battue, enfin, elle a menti sur tous les aspects essentiels dans les déclarations qu'elle a faites", souligne la décision.
Malgré le fait que le collectif de trois juges et 4 jurés admettent que Leonor a présenté "des versions très différentes pour les mêmes faits" — lire aussi "La condamnation de Gonçalo Amaral a été aussi atypique que le procès" — deux des cinq professionnels de la PJ ont été condamnés à des peines avec sursis : Gonçalo Amaral, ex-coordinateur du Département d'Investigation Criminelle de la PJ de Portimao, a été condamné à un an et demi pour fausses déclarations, alors que l'inspecteur Antonio Cardoso a été condamné à deux ans et trois mois pour falsification de documents.
11:16 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gonçalo amaral, leonor cipriano, pj
24/05/2009
La condamnation de Gonçalo Amaral a été aussi atypique que le procès
Português - English - Español
La décision du jugement du "cas Leonor Cipriano", où deux des cinq inspecteurs et ex-inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) ont été condamnés, a fini par se révéler aussi atypique que le procès : le tribunal de Faro a considéré la pratique de la torture comme prouvée, mais n'a pas pu indiquer qui étaient les supposés agresseurs.
Au cours de toutes les sessions de la Cour, aucun témoin des soi-disant actes de torture n'a été présenté, et la décision a fini par se baser sur les rapports des experts en médecine légale, faits non pas à partir d'un examen physique de Leonor Cipriano, mais à partir de photos publiées des années auparavant par le journal Expresso et dont l'authenticité est toujours mis en doute.
Vu l'importance attribuée aux photos, il est d'ailleurs étrange que la Cour n'ait pas tenu compte des doutes qui persistent encore au sujet de leur origine. Des doutes qui auraient pu être clarifiés si la défense avait été autorisée à entendre l'ex-journaliste qui était responsable de leur divulgation, aujourd'hui bâtonnier de l'Ordre des Avocats — avec la décision astucieuse de mettre l'Ordre comme assistant dans le procès, Marinho Pinto maintenait ainsi le contrôle sur ce qui se déroulait au Tribunal de Faro et, en même temps, échappait à l'interrogatoire.
En lisant le jugement final, on peut en conclure que la Cour a soutenu sa décision en se basant sur les photos, crédibles ou pas, puisqu'elle ne pouvait pas se baser sur Leonor Cipriano qui, pendant tout le procès, a fait de nombreuses déclarations contradictoires, confirmant ainsi l'analyse faite par l'expert Paulo Sargento qui l'a décrivait comme une menteuse compulsive.
Leonor a changé sa version sur la manière dont elle aurait été agressée, les jours et les heures, à plusieurs reprises, mais aussi le lieu où tout se serait déroulé et même au sujet de ses agresseurs : un jour, elle impliquait directement l'ex-coordinateur Gonçalo Amaral, le lendemain elle avouait qu'elle ne l'avait même pas vu le jour des interrogatoires.
Paulo Pereira Cristovao, Leonel Marques et Paulo Marques Bom, accusés d'actes de torture, ont été innocentés, alors qu'Antonio Cardoso et Gonçalo Amaral ont été condamnés à des peines avec sursis : deux ans et trois mois et un an et demi de prison, respectivement.
L'effet "boule de neige"
Le rapport d'Antonio Cardoso, qui lui a valu sa condamnation, et dans lequel l'inspecteur décrivait de quelle manière Leonor Cipriano est tombée dans les escaliers, n'a pas été transmis au laboratoire de la police scientifique où un expert aurait pu découvrir une fausse signature, un changement de date ou même la substitution de passages dans le texte : le juge Henrique Pavão, au nom du collectif, au moment de considérer que la torture était prouvée, a automatiquement retiré la valeur du rapport de Cardoso – s'il existait de la torture, alors le rapport doit être faux.
C'est dans ce contexte que l'ex-coordinateur de la PJ, Gonçalo Amaral, finit par être condamné : dire que torture a existé, c'est affirmer que Cardoso a menti en écrivant son rapport de service, alors – peu importe qu'il dise la vérité ou pas — Amaral devait être condamné. N'était-ce pas l'objectif initial ?
— Comme on dit en France "c'était Q.F.D."
Duarte Levy
04:39 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pj, gonçalo amaral, leonor cipriano
23/05/2009
Le nouveau "suspect" du cas Maddie n'était pas à Praia da Luz et a un alibi
Raymond Hewlett, un Britannique de 64 ans, désigné hier dans la presse anglaise comme étant le nouveau suspect dans la disparition de Madeleine McCann "n'était pas à Praia da Luz" le 3 mai 2007 et "a un alibi" qui a été confirmé par des témoins à la police.
L'information, confirmée aujourd'hui auprès d'un responsable de la Police Judiciaire, dit encore que l'équipe des enquêteurs anglais envoyés au Portugal tout de suite après la disparition de Maddie "a écarté l'individu comme suspect pour diverses raisons, entre autres son profil," a dit ce même responsable au 24horas, indiquant que "tous les cas connus impliquant le supposé suspect sont en rapport avec des jeunes et non avec des enfants de l'âge de Madeleine".
Hier, le porte-parole de Kate et Gerry McCann, Clarence Mitchell, a admis que le couple connaissait les soupçons à propos de l’individu, mais il a souligné que le britannique, dont l'identité a été révélée par les médias, est uniquement "un individu avec un intérêt pour l'investigation" que deux ex-policiers sont en train d'effectuer dans cette affaire.
Le britannique — qui a vécu au Portugal, mais plus concrètement à Tavira, pendant quelques années — se trouve actuellement hospitalisé en Allemagne, mais il a dit à un journal anglais que le jour de la disparition de Maddie il était dans une foire* à Fuzeta. La mairie de Fuzeta, contactée par le 24horas, a confirmé qu'il existait deux foires* par mois dont les dates correspondent aux déclarations du suspect : la foire mensuelle qui est organisée le premier jeudi de chaque mois et qui en mai 2007 s'est déroulée le jeudi 3, le jour de la disparition, et la foire de la brocante qui est le premier dimanche de chaque mois.
En 2007, les vendeurs n'étaient pas obligés de s'identifier devant les organisateurs des foires*, une lacune corrigée cette année par la Mairie, mais l'employée qui s'occupe des contacts avec les vendeurs est encore la même, mais la PJ ne l'a pas interrogée. Le 24horas a essayé de la contacter, mais celle-ci est en arrêt de travail.
La révélation de ce nouveau suspect — qui ne correspond à aucune des descriptions données jusqu'à présent par les témoins du supposé enlèvement — a été faite après la dénonciation d'un couple anglais, Alan et Cindy Thompson - le couple était déjà connu pour avoir retrouvé l’endroit ou se cache Bin Laden - qui connaissent personnellement Raymond et son passé, mais n'avaient jamais contacté la police. Les deux ex-policiers qui ont substitué les espagnols de Método 3 — décrits par des proches des McCann comme des incapables et très chers — continuent d'insister sur le fait qu'aucun réseau pédophile n'a kidnappé la fillette ou que celle-ci ait été emmenée en bateau.
Duarte Levy (aussi dans le 24horas)
* Au Portugal la foire se déroule en général 1 fois par mois et est uniquement vestimentaire, contrairement au marché alimentaire qui est tous les jours
08:43 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : raymon hewlett, maddie, madeleine mccann, clarence mitchell, pj, portugal
23/04/2009
L’affaire McCann : "Le nouveau suspect" est identifié dans le procès.
Le présumé "nouveau suspect" de la disparition de Madeleine McCann, révélé hier par le journal anglais "The Sun" citant une source liée à la production du documentaire que Channel 4 va transmettre le 7 mai, a été identifié par la Police Judiciaire pendant l'enquête.
Selon le journal anglais, l'homme, à l’aspect méditerranéen, aurait eu un comportement suspect et a été vu, seul, regardant fixement vers l'appartement occupé par les McCann,
Le suspect serait âgé de 20 à 30 ans.
L'homme ne serait pas le même que celui que Jane Tanner a décrit à la police, comme le 24 Horas l'avait déjà annoncé, le documentaire réalisé sous la direction de Gerry McCann va mettre le ton sur un enlèvement commis par un "Méditerranéen", éventuellement un portugais.
Dans la copie du procès consultée par l'équipe qui travaille pour Kate et Gerry McCann il manque de nombreuses pages, comme pour la majorité des journalistes.
Duarte Levy
09:18 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suspect, madeleine mccann, maddie, pj, the sun
25/02/2009
"Il n´y a pas de volonté politique pour rouvrir le procès".
Gonçalo Amaral affirme que les autorités ont voulu abandonner l´affaire Maddie
par Duarte Levy dans le 24 Horas
L´ex-inspecteur da PJ qui a dirigé les investigations suite à la disparition de Madeleine McCann, fait de fortes critiques aux autorités anglaises et portugaises.
Dans une entrevue enregistrée à Vigo, Espagne, en octobre de l´année dernière, mais révélée que maintenant, l´ex-coordinateur de la PJ, Gonçalo Amaral, accuse les autorités de n´avoir aucune volonté politique pour rouvrir le procès et les investigations de la disparition de Madeleine McCann.
"Il n´y a aucune volonté politique, il n´existe pas de volonté politique pour rouvrir le procès" accuse l´ancien responsable des investigations, ajoutant que "quand on archive un procès de ce genre, avec tant de diligences a faire, avec autant de faits qui devaient être éclaircis, c´est qu´il n´y a aucune volonté de poursuivre avec l´enquête et ceci a été très clair quand nous sommes sortis des investigations le 2 octobre."
Pour Gonçalo Amaral, il y a eu une claire intention de la part des autorités portugaises d´abandonner les investigations et "maintenant ça sera très difficile de rouvrir le procès".
Dans l´entrevue, disponible en vidéo sur internet (http://joanamorais.blogspot.com), Gonçalo Amaral dénonce l´existence de "situations dans le procès que n´ont pas été prises en compte, qui n´ont pas été lues ou connues par qui avait le droit de les connaître", soulignant que la déclaration du couple de médecins anglais qui faisait référence a des vacances à Majorque, ou ils se rendirent compte de "gestes et mots qui indiquaient l´existence d´un agresseur de mineurs" dans le groupe de personnes qui passaient leurs vacances" n´a pas été pris en compte avant l´archivage du procès.
Pour Gonçalo Amaral, les responsables du Ministère Publique n´ont pas lu les détails du procès, ajoutant qu´il "ne croit pas qu´ils aient lu de telles déclarations et sont passé par dessus ça".
Les Anglais accusés de blocage
L´auteur du succès "Maddie : la vérité du mensonge", le livre qui continu sans être édité en Angleterre, au sujet de la collaboration avec les autorités britanniques, a aussi accusé "les plus hauts de la hiérarchie de la police anglaise" d´avoir bloqué l´avancé des investigations. Selon l´ancien inspecteur de la police judiciaire, sur le terrain, la coopération des officiers anglais "était très étroite, très intense", mais les choses n´avançaient pas une fois arrivée à la hiérarchie.
Affaire confidentielle en Angleterre
Pendant l´enquête à la disparition de Maddie, les policiers anglais ont été "invité" à signer un document de confidentialité qui les empêche, même aujourd´hui, de parler sur ce qui s’est passé au Portugal ou en Angleterre, une procédure qui n´est pas normale dans la police anglaise. "C´est normal dans les affaires des services secrets, et ce document est signé tout de suite au début, mais pas avec la police d´investigations criminelles."
L´ex-coordinateur du DIC de la PJ de Portimão va encore plus loin et se souvient que c´était Stuart Prior, un des plus importants responsables de la police anglaise, envoyée au Portugal, qui lui avait dit, à propos des indices récoltés contre les parents de Madeleine, "qu´avec beaucoup moins il avait déjà arrêter des personnes en Angleterre."
Duarte Levy
09:00 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gonçalo amaral, madeleine mccann, maddie, duarte levy, pj, portimão, majorque, stuart prior
23/02/2009
Les nombreuses victimes du cas de la fillette enlevée au Algarve
(Publiée aujourd’hui dans le quotidien portugais 24 Horas)
L'enquête sur la disparition de Maddie , outre son énorme médiatisation dans le monde entier, a été marquée par un nombre important de "victimes" entre les diplomates et les policiers qui ont participé ou touché à cette affaire très sensible.
Au Portugal, après la sortie de Gonçalo Amaral de la Police Judiciaire, écarté des investigations du cas Maddie à la demande des autorités anglaises, le alors directeur national da PJ, Alipio Ribeiro, est sorti aussi bien que divers autres inspecteurs.
Guilhermino Encarnaçao, directeur national adjoint, responsable de la Direction de Faro au moment de la disparition de Madeleine McCann, pourrait être la prochaine "victime" confirmée dans ce cas. L'homme qui est devenu connu dans l´affaire pour avoir empêché Gonçalo Amaral de procéder à l'interrogatoire de Kate McCann dans un moment où elle était, d'après divers inspecteurs présents sur les lieux, "prête à parler", se trouve en arrêt prolongé pour des raisons de santé et va cesser son activité.
Malgré les problèmes de santé de l'ex-directeur, une source interne de la PJ au Algarve avance que Guilhermino Encarnaçao aurait commencé son arrêt de travail après les déclarations d'un ancien détective privé espagnol révélant l'existence d'une "taupe" à l'intérieur de la PJ qui aurait fourni, pendant des mois, des informations à l'agence Método 3 qui travaillait pour les McCann.
Selon les déclarations de l'ancien employé de Método 3, confirmées d'ailleurs par une source de la PJ, la "taupe" ne serait pas l'ancien directeur de la PJ à Faro, mais bien un de ses proches et son protégé.
Du côté britannique quelques diplomates et policiers sont aussi "tombés", entre eux, l'ambassadeur et le consul au Portugal, respectivement John Buck et Bill Henderson.
L'ambassadeur John Buck a été remplacé le 10 septembre 2007, le jour suivant la constitution de Kate et Gerry McCann comme arguidos. Un mois plus tôt, en aout de la même année, le consul au Algarve, Bill Henderson, démissionnait abandonnant complètement la carrière diplomatique. Sa substitut, Célia Edwards, finira aussi par ne pas rester très longtemps au Portugal.
Du Foreign Office sont partis aussi Sherree Dodd et Clarence Mitchell, la première, responsable de la communication du parlement anglais et le second, comme porte-parole du couple McCann, maintenant cependant, pendant quelque temps, une "relation privilégiée" avec le gouvernement britannique.
Duarte Lévy
12:00 Publié dans Madeleine McCann | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : madeleine mccann, guilhermino encarnação, duarte levy, 24 horas, pj, gonçalo amaral, taupe, metodo 3, john buck, bill henderson










