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03/10/2010

Kate McCann de retour à l’église de Praia da Luz

Kate, la mère de Madeleine McCann, la petite Anglaise disparue en 2007 au sud du Portugal, est retournée ce week-end dans l’église du village de Praia da Luz pour y "prier" pour sa fille.
Maddie, alors âgée de trois ans, aurait disparue le 3 mai 2007 de l’intérieur de l’appartement occupé par sa famille dans un resort touristique britannique, l’Océan Club, situé dans le village portugais de Praia da Luz, a Algarve.
Kate et Gerry à la sortie de l'église en May de 2007.jpegCe n’est pas la première fois que des membres de la famille McCann retournent au Portugal pour se rendre dans la petite église : déjà en décembre de 2009, Kate Marie Healy et Gerald Patrick McCann ont pu se recueillir en privé dans l’Église de la Lumière de Lagos. Le couple est arrivé à l’aube dans le temple et y est resté enfermé pendant un long moment. Selon une source de l’évêché d’Algarve, Kate et Gerry ont pu se rendre dans le temple "sans aucun accord préalable" des responsables de l’Église en utilisant une clé qui leur a été fournie par l’épouse du prêtre anglican Haynes Hubbard.
En décembre de l’année passée, les parents de Maddie étaient au Portugal pour assister au procès d’une injonction interdisant la vente du livre de Gonçalo Amaral, "Maddie : L’enquête interdite". L’audience à Lisbonne ayant été ajournée, le couple avait pris la direction de Praia da Luz.
Cette fois-ci, Kate est arrivée à Faro le vendredi soir, sans être accompagnée par Gerry, et est repartie dimanche. Selon une source proche de la famille, la mère de Maddie "compte retourner au Portugal avant la fin de l’année".

Dans la photo : Kate et Gerry à la sortie de l’église en mai de 2007, quelques jours après la disparition de leur fille.

11/04/2009

Maddie : Ce qui se cache derrière la vérité

Ce n’est qu’après avoir pris connaissance de la conclusion du documentaire basé sur le livre "Maddie : La Vérité du Mensonge", de Gonçalo Amaral et de sa prochaine transmission à la télévision portugaise, que les McCann ont compris l'urgence de montrer au public anglais leur version de l'histoire.

L’information a été confirmée par une source proche du couple.
Selon la même source, "la campagne lancée à Algarve n’a été qu’une manière de préparer et de justifier le documentaire qu’ils veulent montrer au public anglais le plus vite possible."
Si le documentaire avec la version de Gonçalo Amaral va être premier à être transmis au le Portugal, même avant du second anniversaire de la disparition de Maddie, la version donnée par les McCann a déjà assuré une plus grande diffusion en Europe : au Royaume-Uni le canal Channel 4 va transmettre le documentaire récemment filmé à Praia da Luz et divers contrats ont déjà été négociés, y compris pour le Portugal où le canal choisi est SIC.
Basé sur le livre écrit par l'ancien responsable de l'enquête officielle à la disparition de Maddie, écartée de l’affaire par des pressions politiques au plus haut niveau du gouvernement anglais et portugais, le documentaire de Multimédia Valentim de Carvalho n'apporte pas grandes nouveautés, mais, en la vertu des images, il détruit complètement la version d'un prétendu kidnappeur comme Kate et Gerry McCann ont toujours prétendu.
Disponible en Portugais et en Anglais, le documentaire de Multimédia Valentim de Carvalho a été dirigé par Carlos Coelho Da Silva, produit par Manuel S. du Fonseca et écrit par Nuno Ramos de Almeida.

Duarte Levy

English version

08/04/2009

Gerry McCann à Praia da Luz : Cela se passe de commentaires…

Tous crédits photo pour Luis Silva © 2009
Ne pas reproduire sans accord du propriétaire des droits.
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Duarte Levy & Luis Silva à Praia da Luz (Portugal)

06/04/2009

Le prêtre ne voulait pas le "cirque" dans son Eglise

Le prêtre José Pacheco, responsable de la petite église de Praia da Luz, a refusé que le tournage du nouveau documentaire des McCann soit réalisé à l'intérieur de l'église, et même les journalistes étaient invités à ne pas entrer sur les lieux. Des affiches en portugais et en anglais ont même été fixées à l'entrée interdisant l'accès aux caméras et appareils photo.

Selon une source proche du prêtre, Père Pacheco, très critiqué en 2007 pour avoir donné la clé de l'église aux McCann, n'a pas voulu cette fois-ci que le "cirque", crée par la présence du père de Maddie, puisse affecter les cérémonies religieuses du dimanche des Rameaux et craignait même la réaction de la population.

article-1167555-044CE540000005DC-420_468x425.jpgAverti du refus du prêtre, Gerry McCann a fini par aller seul à l'église hier matin. Le père de Madeleine est entré dans l'église vers 8 h, une heure plus tôt que prévu.

Clarence Mitchell avait annoncé aux journalistes que le père de Maddie irait à l'église vers 9 h du matin et a demandé aux journalistes de ne pas venir sur les lieux : ni Gerry a respecté l'horaire de son porte-parole, ni les journalistes ont manqué d'être présents sur les lieux.

Contrairement à ce qui s'était passé durant les mois qui ont suivi la disparition de Madeleine, quand les McCann étaient chaleureusement accueillis à l'église par la population, cette fois-ci Gerry McCann a été ignoré par la grande majorité des habitants, avec seulement quelques commentaires de révolte que l'on pouvait entendre à la sortie du service religieux.

La fillette a eu un "caprice" pendant le tournage

La fausse 'Maddie' du nouveau documentaire des McCann n'a pas facilité le travail de la production et, le samedi soir, a refusé de collaborer au cours du tournage, malgré l'insistance de la mère et des autres acteurs.

La fillette de 4 ans, qui est la fille des amis de Kate et Gerry McCann, a fini la nuit de samedi en pleurant et se débattant dans les bras de sa mère.

En chaussettes et vêtue d'un pyjama identique à celui que Madeleine portait soi-disant la nuit de la disparition, la fillette, qui ressemble légèrement à la vraie Maddie, a toujours été accompagnée par sa mère et par l'épouse du pasteur anglican de Praia da Luz, mais cela n'a pas permis de conclure le tournage et tout a été repoussé pour le lendemain soir, hors des regards réprobateurs du public qui se trouvait sur les lieux.

C'est vers 23 h 45 le samedi soir que le porte-parole de Kate et Gerry McCann a fini par s'excuser auprès des journalistes, disant qu'il serait impossible de photographier ou filmer l'enfant cette nuit-là.

"Vous avez vu ça... avec le froid qu'il fait l'enfant est en chaussettes", protestait un membre du public avec incrédulité, rajoutant qu’"il n'y a que les Anglais pour faire une chose pareille."

Camionnette accueillie avec des insultes

C'est avec des insultes et des sifflements que la population locale a accueilli l'unique camionnette qui circule dans la région de Praia da Luz avec un outdoor affichant la photo de Madeleine McCann et les mots-clés de la petite campagne lancée par le couple : "Ne m'abandonnez pas !"
Le chauffeur lui-même, avec son accent bien prononcé du nord du pays, a expliqué au 24Horas qu'il a circulé dans la région "car le travail doit être fait", mais lorsqu'il doit stationner, "il se sent plus en sécurité près des journalistes et de la GNR présents sur les lieux."

La camionnette, qui a toujours été présente proche du lieu de tournage, est d'ailleurs l'un des rares éléments de la campagne que l'on peut encore trouver à Praia da Luz puisque la quasi-totalité des affiches ont été arrachées, et même l’outdoor, qui se trouve à l'entrée du village, est seulement partiellement visible depuis que des inconnus l'ont couvert de peinture blanche.

D'après un représentant de l'entreprise, la "dreamMedia publicidade" de Vila Nova de Gaia (Porto), la camionnette est arrivée en Algarve le 29 mars et va y rester jusqu'à mardi, le dernier jour de la campagne.

Surpris par la mauvaise réception

Clarence.jpgKate et Gerry McCann, ainsi que leurs 7 amis britanniques, ne sont pas venus participer à la reconstitution que la police judiciaire avait demandée antérieurement "parce que c'était uniquement pour le travail de la police" et n'aidait en rien dans la recherche de Madeleine.

Pour le porte-parole du couple, seulement un documentaire télévisé permet aux gens de voir ce qui s'est passé cette nuit-là.

Clarence Mitchell, le porte-parole de Kate et Gerry McCann, a exprimé son regret au 24Horas du dérangement que le tournage a causé aux habitants et au tourisme de Praia da Luz et a avoué avoir été surpris par les réactions qu'il a pu observer, mais a réaffirmé qu’"il est nécessaire que les gens comprennent que les nouvelles pistes, qui se sont révélées au travers de l'enquête privée en cours dans la région, doivent être complétées par ce documentaire."

"Nous nous sommes déjà excusés pour le dérangement que nous avons causé à la population de Praia da Luz, mais vous devez comprendre que les parents de Maddie voient dans ce documentaire une nécessité pour continuer les recherches sur l'endroit où se trouve leur fille", a déclaré le porte-parole des McCann, soulignant encore une fois qu’"il n'existe pas de preuves que Maddie soit morte". Il reconnait néanmoins que, "d'après la logique", beaucoup de personnes puissent penser le contraire.

Duarte Levy (avec le journal portugais 24horas)

Pour lire en portugais: http://duartelevypt.wordpress.com/

Pour lire en anglais: http://duartelevyen.wordpress.com/

29/03/2009

Maddie : "Affiches arrachés et vies détruites"

L'auteur de ce texte n'est pas journaliste. Mais, avec ses paroles sincères et objectives, elle a résumé bien mieux que beaucoup d'entre nous, professionnels, ce qui va dans l'âme des gens d’Algarve et du peuple portugais en général.
Plus qu'un cri de révolte envers la nouvelle campagne des parents de Madeleine, les mots que nous laisse ici son auteur, sont pour nous tous une véritable leçon, qui seul le cœur et la raison d'une mère savent exprimer.


Texte d'Astro

Jeudi dernier, le "Correio da Manhã" rapportait le supposé retrait des affiches appartenant à la plus récente campagne que les McCann ont lancée dans la région de Luz/Lagos ; ces affiches qui apparemment avaient été arrachées par des résidants peu coopératifs de Praia da Luz. Passé quelques heures, l’"Evening Standart" rapportait cette situation comme des actes de vandalisme, et les discussions sur le sujet, dans les forums d'internet, ont été enflammées et intenses.
Personnellement, je trouve le sujet triste, et simultanément intéressant, mais il serait nécessaire un article beaucoup plus long pour parvenir à tracer un cadre sur ce que la ville de Luz a traversé, depuis cette fatidique nuit du 3 mai de 2007.
Le fait qu'il y ait eu effectivement, des personnes capables de faire un QUELCONQUE type de liaison/comparaison entre la préoccupation des habitants locaux avec son unique source de revenus – le tourisme – et le respect ou la considération envers Madeleine, est au minimum une offense, est-ce qu'il est supposé que ces personnes sacrifient la survie de leur famille, au nom d'une quelconque espèce de malédiction qui est tombée sur leur ville, le 3 mai 2007 ? Est-ce supposé que ces personnes sacrifient leurs vies, car il serait indécent de tenter de préserver leurs salaires ?
Ces personnes ont fait TOUT ce qu'elles pouvaient faire, sans qu'il soit nécessaire que quelqu'un leur demande quoi que ce soit ; elles ont cessé de travailler, elles ont offert leur meilleur effort, leur argent, leurs âmes et leurs cœurs pour aider à retrouver Madeleine.
Celui qui pense le contraire, ou il a été victime de contre-information de la part de certains médias, ou il est cruel au-delà de l'inimaginable. Ces personnes ont marché jusqu'à en avoir des ampoules aux pieds, cherchant dans un rayon de 15 kilomètres autour de Luz.
Ceux qui ne pouvaient pas aider physiquement, ont offert de la nourriture et des boissons à ceux qui le pouvaient, ainsi qu'aux policiers et pompiers qui ont été sur les lieux, jour et nuit. Les policiers dormaient dans les voitures, quand ils dormaient... certains leur ont offert quelques heures de sommeil sur le canapé de leur maison.
Le peuple de Luz a pleuré, prié, s'est consumé d'inquiétude pour une petite fille qu'ils ne connaissaient pas, comme si elle avait été leur propre fille, nièce ou petite-fille.
Entre temps, le désespoir était généralisé dans tout le pays. Pendant ces premiers jours, il y a eu des critiques envers les parents — il serait faux de le nier —, mais le sentiment généralisé était "en premier lieu, il faut retrouver cette petite".
Retrouver Madeleine était une priorité pour tous, pas seulement à Luz, mais dans tout l'Algarve et dans tout le pays, comme on a pu le remarquer par les premières "apparitions" dans divers points du Portugal.
Parmi vous, beaucoup savent que je vis à Portimão, à environ 30 kilomètres de Luz. Je me souviens des hélicoptères qui survolaient ma maison, en chemin vers Luz, ou de retour d'un jour de plus de recherches.
Je me souviens des affiches qui ont été fixées sur chaque vitrine, sur chaque arrêt d'autobus, dans chaque gare, salle d'attente d'hôpitaux, entrés de supermarchés... Heureusement, nous n'avons jamais dû supporter ce que Luz a souffert, avec l'invasion des journalistes du monde entier, à la recherche d'une histoire de plus d'un "angle humain", de ce "scoop" exclusif.
De la même manière dont nous n'avons pas dû endurer leurs fêtes de folie nuit après nuit — mais cela, c'est une autre histoire.
Mais même à 30 kilomètres de Luz, l'anxiété était palpable, omniprésente, inévitable. Madeleine était le sujet de toutes les conversations, partout, à toute heure.
En regardant en arrière, cela peut sembler surréaliste, avec le recul, même un peu exagéré. Mais en mai 2007, il semblait qu'il n'y avait rien que nous ne soyons prêts à faire, y inclus nous comporter de manière exagérée.
C'est précisément cet énorme effort au niveau national, cet engagement si intense des personnes de nord à sud du pays — un effort qui n'avait jamais été fait pour "nos" (heureusement rares) enfants disparus... — qui à rendu encore plus dur à supporter ce qui a suivi.
C'est facile de mettre la faute du changement de perspective du public dans cette affaire, sur les fuites d’information de la PJ que les médias portugais ont publiée sans réserve. C'est facile de mettre la faute de la chute des McCann, sur le Dr. Amaral et son équipe (une équipe qui incluait des policiers et des experts britanniques), ou même dans la nature humaine, puisque la "populace" était jalouse des McCann, qui étaient riches, célèbres et beaux.

Mais, s'il vous plaît, regardez à nouveau.
Vous verrez une image très différente.


Vous verrez les parents prétendument dévastés, désespérés, faire du "jogging", jouer au tennis, recevoir des invités, poser pour des séances photo, voyager dans toute L'Europe.
Vous verrez comment ils sourient aux habitants locaux lorsque les caméras étaient allumées — et comme ils ne daignent même pas dire un bonjour à l'employé du supermarché Batista qui leur livrait les courses à la maison.
Vous verrez les médias britanniques, sous les ordres du porte-parole des McCann, ridiculiser, insulter et humilier ces mêmes personnes qui avaient pleuré pour Madeleine, du fond du cœur.
Et quand la situation s'est compliquée, au lieu de répondre aux questions de la police, ils ont laissé Luz sans un mot. Ils ont tourné le dos à ceux qui les avaient traités comme une famille, que les avaient donné tout ce qu'ils avaient, et plus encore.
Quelques-uns diront que personne n'a demandé à ces gens de faire ce qu'ils ont fait. D'autres diront que les McCann ne devaient rien à ces gens, qu'ils devaient penser à leur fille disparue, à leurs enfants plus jeunes. Les McCann devaient protéger leur famille.
Et ils ont raison. Dieu sait que je protégerais ma famille avec le sacrifice de ma vie, s'il le fallait ; il n'y a personne qui ne comprenne pas cet argument.
Mais il ne peut y avoir deux poids deux mesures, seulement parce que cela les arrange.
Le peuple de Luz est aussi en train de protéger leur famille. Ils doivent gagner leur vie, ils n'ont pas un fond pour payer le crédit de la maison lorsque les temps sont difficiles.
Ils n'ont pas des appuis riches, ni des sponsors célèbres. Ils n'ont rien sinon leurs bras et leurs jambes pour travailler, jour après jour, et ce travail se trouve être, dans sa grande majorité, le marché du tourisme.
Encore que pour un instant, s'ils mettaient de côté les insultes, l'arrogance, l'humiliation dont ils ont souffert, ils resteraient toujours devant un choix parfaitement basique : une campagne à succès hautement douteuse — ou la nécessité de restaurer l'image détruite dans leur ville en tant que destination touristique familiale et sure.

Pour conclure, quelques mots sur le proclamé propos de cette campagne : les McCann ont annoncé qu'ils prétendaient obtenir l'aide du peuple de Luz, réveiller les mémoires, recueillir une quelconque information qu'ils puissent posséder sur la fillette, et sur la nuit ou elle a disparu — dans la croyance qu'un élément de la population de Luz aurait pu cacher l'information à la police, de manière délibérée.

Je pense qu'on appelle cela, frotter du sel sur la blessure.

Je suis désolé si cela offense quelqu'un, car clairement je ne suis pas d'accord avec le fait de déchirer les affiches dans ce cas ; mais si un jour j'en trouve une, calmement, sans tapage, je m'occuperai de l'enlever et de le mettre dans la "corbeille" ; je n'ai pas besoin d'affiches pour me souvenir d'une petite fille qui ne méritait pas le destin qui lui était incombé.

Et le peuple de Luz non plus.

Astro

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