Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

10/07/2008

L’affaire McCann : Magistrats ont 3 semaines pour conclusions

88b535c3526a2c8f2aeb7712bd5328d2.jpg

Le Procureur général de la République (PGR), Pinto Monteiro, vient de demander aux magistrats du Ministère Public de lui adresser un rapport final de l’affaire Madeleine McCann, le tout dans un délai de trois semaines.

Pinto Monteiro prétend déterminer quelle est la suite à donner aux investigations de la Police judiciaire après que les inspecteurs ont envoyé au MP un rapport à propos du travail d’investigation effectué depuis la disparition de Madeleine. Un rapport plus qu’accablant dans les faits, mais où les inspecteurs, volontairement, n’ont pas voulu dresser des conclusions ou accusations, laissant aux magistrats la responsabilité de décider de la suite.

Selon un haut responsable de la PJ dans la région d’Algarve, “l’absence de conclusions ou d’accusations dans le rapport envoyé au Ministère public doit être interprétée comme une responsabilisation du rôle des magistrats et du pouvoir politique dans cette affaire.”

“La PJ n’a eu la possibilité de conduire l’enquête d’une manière tranquille… il y a eu des ingérences et des pressions, en particulier des autorités britanniques et leurs représentants au Portugal,” accuse le même responsable, soulignant qu’au Royaume-Uni les officiers qui avaient fait le voyage au Portugal “ont reconnu avoir souffert les mêmes pressions”.

Le Procureur Pinto Monteiro a analysé les dizaines de pages du rapport de la Police judiciaire et n’attend plus que la décision des magistrats : effectuer de nouvelles diligences, rester en attente de nouvelles preuves ou indices, sachant que l’enquête ne peut pas être pure et simplement archivée, contrairement à ce que certains médias ont prétendu.

“Maintenant, les magistrats doivent avoir le courage de lire, comprendre et analyser notre rapport. À eux de décider de la suite à donner et de savoir s’ils ont le courage de faire face aux Britanniques,” conclu le haut responsable de la Police Judiciaire.

Un rappel...

Pour rappel, en octobre 2007, les médias britanniques donnaient compte de que l’équipe d’avocats au service des McCann était occupée à effectuer leur propre enquête, avec des “entrevues” à chaque témoin qu'ils peuvent retrouver des événements du mois de mai.

“Les avocats donneront leur dossier de défense directement au Procureur Luis Bilro Verão. Ils espèrent qu’il comparera leurs preuves à celles retrouvées par la police à Algarve et qu’ils abandonnent l’affaire.”

Un ami de la famille, cité par les médias britanniques, affirmait alors que l'équipe d’avocats des McCann, qui incluaient à l’époque le Président en exercice de l’Ordre des Avocats, Rogério Alves, et le Président de la Commission des Droits de l'homme au Portugal, Carlos Pinto de Abreu, “fera une approche directe au Cabinet du Procureur. Ils diront : voici ce que nous avons. Nous vous conseillons de ne pas aller plus loin.”

Duarte Levy & Paulo Reis

English version

03/05/2008

Maddie: "il s’agit d’un crime très difficile d’élucider"

b1cca711469ea0fb30693c2d4e347a21.jpgSelon Pinto Monteiro, Procureur General de la République portugaise (PGR), les enquêteurs de la Police Judiciaire n’auraient pas de quoi en avoir honte si leurs investigations à la disparition de Madeleine McCann venaient à se révéler infructueuses car "il s’agit d’un crime très difficile d’élucider".

"Ce type de crime est toujours extrêmement difficile d'enquêter. Il y a un million d'enfants disparus par année dans le monde et moins de 20% sont retrouvées," à dit Pinto Monteiro soulignant que la police portugaise à fait tout ce qui était possible.

"Notre police fait tout ce que ferait toute autre police", affirmait aujourd’hui Pinto Monteiro soulignant qu'il va falloir attendre la fin de l'enquête pour comprendre le travail des enquêteurs.

Le Procureur Générale de la République est nommé et exonéré par le Président de la République, sous proposition du Gouvernement.  C'est le seule poste du Ministère Public et de la magistrature des tribunaux judiciaires sujet à désignation par le pouvoir politique. C’est à lui qu'incombe la direction, coordination et surveillance de l'activité du Ministère Public.