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17/06/2008

Journalistes et députés ont provoqué la colère des McCann

f3afe92c3c90d3c03d7b2c63a24ba06f.pngEn déplacement au Parlement européen à Strasbourg, Kate et Gerry McCann quand confrontés aux questions des journalistes à propos de la forme comme le couple à laissé, à plusieurs reprises, les enfants seules et sans surveillance la nuit de la disparition de Madeleine, ont perdu leur calme en soutenant que la "vraie question" est l’enlèvement.

Venues demander aux députés européens de signer "une déclaration écrite" proposant la création d'un système d'alerte pour l’Union européenne semblable à l'alerte américaine Amber — pourtant déjà dans les projets en cours de l’Union européenne depuis 2006 – les parents de Madeleine ont très mal réagi aux questions d’une partie des journalistes.

Le couple s’est dit fatigué des questions des journalistes à propos de la nuit de la disparition de leur fille, en particulier celles qui font allusion au fait que les enfants étaient seules.

"Nous n’avons pas abandonné et nous n’avons pas négligé Madeleine," a dit Gerry McCann protestant que "revenir sur ce sujet est réellement très ennuyeux".

"Nous devons nous concentrer sur la vraie question. Cela ne nous aide pas de continuer à soulever ce sujet. Rien n'a changé ces 14 derniers mois et je ne comprends pas pourquoi nous parlons à nouveau de cela", a dit Kate McCann.

Les McCann ignorés par les parlementaires

b880fcd8d7b11a3dc30d07e794ccc080.jpgComme à Bruxelles, plusieurs sont les députés européens qui ont préféré passer à côté de la visite de Kate et Gerry McCann, protestant contre le fait que les cinq auteurs de la déclaration ont pu associer le couple à ce document en raison de leur statut d’arguidos dans l’enquête à la disparition de leur fille.

La visite des McCann et la présentation d’une déclaration écrite demandant la mise en place d’un système d’alerte européen, hors que la Commission y travaille depuis 2006, sont vues par une grande partie des membres du Parlement comme une tentative de manipulation médiatique.    

Les déclarations du français Jacques Barrot, actuel Vice-président de la Commission européenne et futur Commissaire en charge de la "Justice, Liberté et Sécurité", indiquant que "parmi ses priorités" figurait la mise en place du système européen d'alerte rapide en cas d'enlèvement d'enfants, donnant suite à la stratégie adoptée par le parlement en matière de protection des enfants, ont été entendus comme une réponse voilée aux critiques faites par les McCann.

Gerry McCann a d’ailleurs très mal accueilli le manque de réponse des parlementaires à leur déclaration : le but officiel de leur visite à Strasbourg était d’obtenir la signature de 182 députés, mais, après tout une journée, ils ne sont parvenus qu’à obtenir 15, ce que laisse présager que le document, que finalement n’a aucun poids juridique ou politique, ne sera pas publié.

Proposé aux députés au mois d’avril la "déclaration écrite" arrive à échéance le 24 juillet, date a laquelle elle doit avoir obtenu plus de 393 signatures. Hier, avec les 15 signatures récoltes à Strasbourg elle ne totalise que 226.

Duarte Levy (Strasbourg) & Paulo Reis 

Español 

Lire aussi EU Vice-President Jacques Barrot rejects McCann's project of a European Amber alert

13/06/2008

Parents de Maddie à Strasbourg

2454847b94e2dcb4c2d8905ba77a8144.jpgKate et Gerry McCann ont confirmé cette après-midi qu’ils vont effectuer le déplacement, mardi prochain, au Parlement européen à Strasbourg ou les auteurs d’une déclaration appelant à la création d'un système européen d'alerte pour enfants disparus vont essayer de convaincre 182 députés à signer le document.

Les McCann n’ont joué aucun rôle dans la rédaction de cette déclaration – une initiative de cinq parlementaires –, mais le couple avait effectué sa présentation à Bruxelles malgré les protestations de plusieurs parlementaires.

Le document n’apporte rien de nouveau aux intentions du Parlement ou la création d’un système d’alerte européen est à l’étude depuis plusieurs années.

La France, qui assume la présidence rotative au mois de juillet, indépendamment de la déclaration présentée à Bruxelles le 10 avril, avait déjà fait connaître son intention de faire approuver un système européen semblable à celui qui existe dans l’hexagone.

"Jusqu'à présent, nous avons 211 signatures et nous avons besoin de la signature de 393 députés européens, une majorité simple dans le Parlement" a dit le porte-parole de Kate et de Gerry McCann, Clarence Mitchell.

Le couple a prévu de rencontrer, en privé, plusieurs députés européens avant de conclure sa journée par l’habituelle conférence de presse.

Introduits au Parlement européen par le conservateur Edward McMillan-Scott, vice-présidente du Parlement, Gerry et Kate McCann, arguidos dans l’enquête à la disparition de leur fille Madeleine, avaient déjà été fortement critiqués à Bruxelles par plusieurs parlementaires, jugeant inopportune la visite du couple.

Récemment, le couple avait trouvé le moyen de ne pas effectuer le voyage au Portugal afin d’y participer à la reconstitution des événements entourant la disparition de leur fille Madeleine, comme les autorités portugaises l’avaient exigé.

Les McCann n’y sont pour rien

98005d25d99012cbbd313038a14a8e42.jpgLa déclaration présentée initialement le 10 avril au Parlement européen à Bruxelles n’a pas été rédigée ou suggérée par le couple McCann mais, grâce à l’appui du gouvernement britannique, les parents de Madeleine ont obtenu le droit de s’y associer malgré leur statut d’arguidos au Portugal.

Edward McMillan-Scott, Roberta Angelilli, Glenys Kinnock, Evelyne Gebhardt, et Diana Wallis sont les cinq députes à l’origine du document qui propose la coopération d'urgence entre les états membres de l’Union européenne pour retrouver les enfants disparus.

Le document invite les États membres à conclure des accords de coopération avec tous les États frontaliers afin de se donner les moyens de lancer l'alerte rapidement sur les territoires concernés.

Malgré l’importance des lignes d’orientation proposée par le document, on est encore loin d’un accord entre tous les états membres.

Hier, la France – pays où le dispositif Alerte Enlèvement a déjà fait ces preuves – a organisé une simulation d’enlèvement en collaboration avec la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. L’exercice a été conclusif et a permis aux quatre organisateurs de tester leurs moyens de réaction, mais également la collaboration avec les médias.

Les polices du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de l’Allemagne et de la Tchéquie ont participé comme observateurs. Le Royaume-Uni, invité, a préféré ne pas y participer.

Duarte Levy & Paulo Reis