Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

29/03/2009

Maddie : "Affiches arrachés et vies détruites"

L'auteur de ce texte n'est pas journaliste. Mais, avec ses paroles sincères et objectives, elle a résumé bien mieux que beaucoup d'entre nous, professionnels, ce qui va dans l'âme des gens d’Algarve et du peuple portugais en général.
Plus qu'un cri de révolte envers la nouvelle campagne des parents de Madeleine, les mots que nous laisse ici son auteur, sont pour nous tous une véritable leçon, qui seul le cœur et la raison d'une mère savent exprimer.


Texte d'Astro

Jeudi dernier, le "Correio da Manhã" rapportait le supposé retrait des affiches appartenant à la plus récente campagne que les McCann ont lancée dans la région de Luz/Lagos ; ces affiches qui apparemment avaient été arrachées par des résidants peu coopératifs de Praia da Luz. Passé quelques heures, l’"Evening Standart" rapportait cette situation comme des actes de vandalisme, et les discussions sur le sujet, dans les forums d'internet, ont été enflammées et intenses.
Personnellement, je trouve le sujet triste, et simultanément intéressant, mais il serait nécessaire un article beaucoup plus long pour parvenir à tracer un cadre sur ce que la ville de Luz a traversé, depuis cette fatidique nuit du 3 mai de 2007.
Le fait qu'il y ait eu effectivement, des personnes capables de faire un QUELCONQUE type de liaison/comparaison entre la préoccupation des habitants locaux avec son unique source de revenus – le tourisme – et le respect ou la considération envers Madeleine, est au minimum une offense, est-ce qu'il est supposé que ces personnes sacrifient la survie de leur famille, au nom d'une quelconque espèce de malédiction qui est tombée sur leur ville, le 3 mai 2007 ? Est-ce supposé que ces personnes sacrifient leurs vies, car il serait indécent de tenter de préserver leurs salaires ?
Ces personnes ont fait TOUT ce qu'elles pouvaient faire, sans qu'il soit nécessaire que quelqu'un leur demande quoi que ce soit ; elles ont cessé de travailler, elles ont offert leur meilleur effort, leur argent, leurs âmes et leurs cœurs pour aider à retrouver Madeleine.
Celui qui pense le contraire, ou il a été victime de contre-information de la part de certains médias, ou il est cruel au-delà de l'inimaginable. Ces personnes ont marché jusqu'à en avoir des ampoules aux pieds, cherchant dans un rayon de 15 kilomètres autour de Luz.
Ceux qui ne pouvaient pas aider physiquement, ont offert de la nourriture et des boissons à ceux qui le pouvaient, ainsi qu'aux policiers et pompiers qui ont été sur les lieux, jour et nuit. Les policiers dormaient dans les voitures, quand ils dormaient... certains leur ont offert quelques heures de sommeil sur le canapé de leur maison.
Le peuple de Luz a pleuré, prié, s'est consumé d'inquiétude pour une petite fille qu'ils ne connaissaient pas, comme si elle avait été leur propre fille, nièce ou petite-fille.
Entre temps, le désespoir était généralisé dans tout le pays. Pendant ces premiers jours, il y a eu des critiques envers les parents — il serait faux de le nier —, mais le sentiment généralisé était "en premier lieu, il faut retrouver cette petite".
Retrouver Madeleine était une priorité pour tous, pas seulement à Luz, mais dans tout l'Algarve et dans tout le pays, comme on a pu le remarquer par les premières "apparitions" dans divers points du Portugal.
Parmi vous, beaucoup savent que je vis à Portimão, à environ 30 kilomètres de Luz. Je me souviens des hélicoptères qui survolaient ma maison, en chemin vers Luz, ou de retour d'un jour de plus de recherches.
Je me souviens des affiches qui ont été fixées sur chaque vitrine, sur chaque arrêt d'autobus, dans chaque gare, salle d'attente d'hôpitaux, entrés de supermarchés... Heureusement, nous n'avons jamais dû supporter ce que Luz a souffert, avec l'invasion des journalistes du monde entier, à la recherche d'une histoire de plus d'un "angle humain", de ce "scoop" exclusif.
De la même manière dont nous n'avons pas dû endurer leurs fêtes de folie nuit après nuit — mais cela, c'est une autre histoire.
Mais même à 30 kilomètres de Luz, l'anxiété était palpable, omniprésente, inévitable. Madeleine était le sujet de toutes les conversations, partout, à toute heure.
En regardant en arrière, cela peut sembler surréaliste, avec le recul, même un peu exagéré. Mais en mai 2007, il semblait qu'il n'y avait rien que nous ne soyons prêts à faire, y inclus nous comporter de manière exagérée.
C'est précisément cet énorme effort au niveau national, cet engagement si intense des personnes de nord à sud du pays — un effort qui n'avait jamais été fait pour "nos" (heureusement rares) enfants disparus... — qui à rendu encore plus dur à supporter ce qui a suivi.
C'est facile de mettre la faute du changement de perspective du public dans cette affaire, sur les fuites d’information de la PJ que les médias portugais ont publiée sans réserve. C'est facile de mettre la faute de la chute des McCann, sur le Dr. Amaral et son équipe (une équipe qui incluait des policiers et des experts britanniques), ou même dans la nature humaine, puisque la "populace" était jalouse des McCann, qui étaient riches, célèbres et beaux.

Mais, s'il vous plaît, regardez à nouveau.
Vous verrez une image très différente.


Vous verrez les parents prétendument dévastés, désespérés, faire du "jogging", jouer au tennis, recevoir des invités, poser pour des séances photo, voyager dans toute L'Europe.
Vous verrez comment ils sourient aux habitants locaux lorsque les caméras étaient allumées — et comme ils ne daignent même pas dire un bonjour à l'employé du supermarché Batista qui leur livrait les courses à la maison.
Vous verrez les médias britanniques, sous les ordres du porte-parole des McCann, ridiculiser, insulter et humilier ces mêmes personnes qui avaient pleuré pour Madeleine, du fond du cœur.
Et quand la situation s'est compliquée, au lieu de répondre aux questions de la police, ils ont laissé Luz sans un mot. Ils ont tourné le dos à ceux qui les avaient traités comme une famille, que les avaient donné tout ce qu'ils avaient, et plus encore.
Quelques-uns diront que personne n'a demandé à ces gens de faire ce qu'ils ont fait. D'autres diront que les McCann ne devaient rien à ces gens, qu'ils devaient penser à leur fille disparue, à leurs enfants plus jeunes. Les McCann devaient protéger leur famille.
Et ils ont raison. Dieu sait que je protégerais ma famille avec le sacrifice de ma vie, s'il le fallait ; il n'y a personne qui ne comprenne pas cet argument.
Mais il ne peut y avoir deux poids deux mesures, seulement parce que cela les arrange.
Le peuple de Luz est aussi en train de protéger leur famille. Ils doivent gagner leur vie, ils n'ont pas un fond pour payer le crédit de la maison lorsque les temps sont difficiles.
Ils n'ont pas des appuis riches, ni des sponsors célèbres. Ils n'ont rien sinon leurs bras et leurs jambes pour travailler, jour après jour, et ce travail se trouve être, dans sa grande majorité, le marché du tourisme.
Encore que pour un instant, s'ils mettaient de côté les insultes, l'arrogance, l'humiliation dont ils ont souffert, ils resteraient toujours devant un choix parfaitement basique : une campagne à succès hautement douteuse — ou la nécessité de restaurer l'image détruite dans leur ville en tant que destination touristique familiale et sure.

Pour conclure, quelques mots sur le proclamé propos de cette campagne : les McCann ont annoncé qu'ils prétendaient obtenir l'aide du peuple de Luz, réveiller les mémoires, recueillir une quelconque information qu'ils puissent posséder sur la fillette, et sur la nuit ou elle a disparu — dans la croyance qu'un élément de la population de Luz aurait pu cacher l'information à la police, de manière délibérée.

Je pense qu'on appelle cela, frotter du sel sur la blessure.

Je suis désolé si cela offense quelqu'un, car clairement je ne suis pas d'accord avec le fait de déchirer les affiches dans ce cas ; mais si un jour j'en trouve une, calmement, sans tapage, je m'occuperai de l'enlever et de le mettre dans la "corbeille" ; je n'ai pas besoin d'affiches pour me souvenir d'une petite fille qui ne méritait pas le destin qui lui était incombé.

Et le peuple de Luz non plus.

Astro

English - Português

18/02/2008

Parents de Mari Luz ont décidé de vendre leurs biens pour offrir récompense

613b51969c800239a87744f21981a7e3.jpgLes parents de Mari Luz ont décidé d'élever le montant de la  récompense de 150.000 euros, offerte en echange d’une piste que conduirait "directement" à la localisation de leur fille ou adressée au présumé kidnappeur pour sa libération, à 300.000 euros.

a8dd640e5b6497fb0f8739ff41d27417.jpg"Les parents proches de Mari Luz ont décidé de vendre leurs biens dans le but d’avoir une piste que nous conduise à l’enfant ou à que celui qui la maintien captive la relâche," à expliqué Juan José Cortés, le père de la petite fille.

Plus d’un mois après la disparition de Mari Luz, malgré une récompense initial de 150.000 euros, ses parents continuant sans recevoir la moindre information que puisse conduire à leur fille.

Les parents de Mari Luz continuent à collaborer avec les autorités espagnoles dans la recherche de leur fille, poursuivent plusieurs pistes, notamment celle de l’enlèvement, corroboré par deux témoins qu’ont indiqué avoir vu Mari Luz être embarquée de force dans un véhicule sur le chemin de retour de sa maison.

Clarence Mitchell indigné avec la famille Cortés

75c0a09206b7cb82abb34edf5e14abf3.jpg"C’est honteux que le père de Mari Luz vienne se plaindre," à réagi Clarence Mitchell, le responsable en relations publiques du couple McCann, en réponse à l’exigence de Juan José Cortés de que les affiches avec la photo de sa fille à coté de Madeleine ne soient pas distribués.

Juan José, à propos de la campagne d’affiches annoncé par Clarence Mitchell, a confirmé hier que "personne nous a rien demandé," indiquant que la situation aurait été la même avec la famille de Yeremi Vargas. Les affiches – qui ne sont pas encore visibles en Espagne ou au Portugal -  ont été imprimées par initiative des McCann.

Clairement gêné avec la conférence de presse du père de Mari Luz, Clarence Mitchell  à expliqué aujourd’hui que les McCann "ont cru avoir l'autorisation" de la famille Cortés pour organiser la campagne utilisant la photo des enfants espagnols.

17/02/2008

Famille de Mari Luz menace les McCann avec action en justice

La famille de Mari Luz Cortés, la petite espagnole disparue depuis le 13 janvier à Huelva, a demandé que les affiches ou sa photo figure cote-à-cote avec Madeleine McCann ne soient plus distribués et considère même la possibilité d’intenter une action en justice à l’encontre de Kate et Gerry McCann si leur exigence n’est pas respecté.

c18d9fedf81097b1b5f299c9c5b172e6.jpgJuan José Cortés, père de Mari Luz, à affirmé aujourd’hui que mélanger la disparition de Madeleine à celle de sa fille "n’est pas une stratégie opportune," réaffirmant qu’il n’a jamais donné son accord aux affiches crées par la famille McCann.

"Ce sont deux cas totalement différents avec des voies d’investigation complètement distinctes," à dit le père de Mari Luz à la sortie d’une rencontre avec le Président du Gouvernement Autonome d’Andalousie.

De la taille A3, les 18.000 affiches annoncés par le responsable en relations publics du couple McCann, Clarence Mitchell, pour un cout total de plus de 4.000 euros, indiquent un numéro de contact pour signaler des informations à propos de Mari Luz qui n’est pas en service.