Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

17/01/2009

Joana est morte (*)

"Il n’y a qu’une seule vérité dans cette déclaration, Joana est morte, le reste n’est plus qu’un tissu de mensonges"

Lire aussi : Joana serait morte sous les coups de son oncle


1225464769.jpgIl y a quatre ans, un enfant a été tué aux mains de sa mère et de son oncle. Son crime a été de les avoir surpris en plein acte sexuel. Elle s'appelait Joana et, outre le fait d’être négligé par sa mère, elle serait victime d'abus sexuels.

Hier, la mère, judiciairement déclarée responsable de son décès, a signé, depuis la prison d’Odemira, une déclaration où elle confirme tel décès, en attribuant l’unique responsabilité à son frère.

Il n’y a qu’une seule vérité dans cette déclaration, Joana est morte, le reste n’est plus qu’un tissu de mensonges d'une personne qui a été déclarée psychopathe social et qui, depuis le premier moment, ment a la justice.

Au contraire d'autres enfants assassinés, les responsables ont été amenés à la justice et condamnés pour l'hideux crime.

À la mère de Joana il ne suffit pas de demander pardon, elle doit cesser les mensonges et dire la vérité. Celui-là sera le moment de la vraie rédemption et alors l'âme de Joana reposera en paix.

Joana a souffert en vie et au moment de son décès violent , il n'a pas été possible d'éviter tels sacrifices, mais nous avons contribué à que justice soit faite.

C’est a cause de ce cas ci e d’autres que nous avons de l'orgueil d’avoir été policier, pouvoir regarder le ciel et dire : par la grâce de Dieu… j'ai été policier.

Gonçalo Amaral

(*) Chronique d’opinion de Gonçalo Amaral publié dans le quotidien portugais "Correio da Manhã"


Note : Léonor Cipriano a eu plusieurs versions à propos de la disparition et mort de sa fille depuis septembre 2004. Plus récemment, elle a dit ne pas savoir ce qu’étais arrivé à sa fille Joana. Plus, elle a même affirmé croire que Joana était toujours en vie.
Ces affirmations ont été faites dans la salle du Tribunal de Faro, devant les juges, le jury et le public du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire.
Ce n’était qu’une énième version… Aujourd’hui, quelques versions plus tard, la mère de Joana révèle que sa fille a été tuée par son oncle João Cipriano.

L’affaire Cipriano : Joana serait morte sous les coups de son oncle

Imagem1PDF.jpgNouveau témoignage à été écrit par Marcos Aragão

L’avocat Marcos Aragão Correia a révélé hier à la presse, en marge du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), un document signé par Léonor Cipriano, ou la mère de Joana accuse son frère, João Cipriano, d’être l’unique auteur de l’assassinat de la petite fille.

Dans ce document de huit pages, écrit par la main de l’avocat, Léonor Cipriano explique que son frère l’a convaincue à vendre Joana, mais que "les personnes n'avaient pas l'argent promis (une somme que Léonor n'a pas révélée) et João n'a pas livré la fille".

(Pour lire le document au complet, consultez ici les photos ou le PDF).

Cette énième version serait, selon Marcos Aragão, "la véritable histoire," le témoignage de Léonor racontant exactement ce qu’aurait arrivé à sa fille Joana, disparue en septembre 2004.

"Quand Joana est sortie de la maison, l'intention était de la livrer aux personnes et simuler un rapt", affirme l’avocat, expliquant que son oncle, João Cipriano, avait emporté les vêtements de la fillette dans un grand sac.

Selon Marcos Aragão, Joana aurait tout entendu de la discussion entre João et les acheteurs, menaçant son oncle "qu’elle allait tout raconter," après quoi "il aurait commencé à la battre finissant par la tuer".

D’accord avec ce nouveau témoignage, écrit par Marcos Aragão, Léonor n’était pas présente au moment de la mort de Joana mais João Cipriano lui aurait confessé son crime: quand il est retourné à maison il a essayé de cacher l'homicide, mais, devant l'insistance de Léonor, qui aurait détecté des taches de sang dans les pantalons de son frère, João a fini par admettre avoir tué Joana et avoir caché le corps dans un endroit proche de la maison avant de l’enterrer le lendemain.

amaral large 2.jpgÉnième version vise l’ex-coordinateur Gonçalo Amaral

C’est en marge du procès des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire que Marcos Aragão Correia – le même avocat qui affirmait avoir eu une vision de que le corps de Maddie était dans les eaux profondes du barrage d’Arade — à choisie de présenter le document à la presse soulignant que Léonor "a décidé d'oublier et de dire qu'elle ne savait de rien" à cause des "menaces de son frère", mais que la confession de sa participation dans la mort de Joana aurait été faite "sous torture" quand elle a été entendue par les inspecteurs de la PJ.

La nouvelle version des faits entourant la mort de Joana serait d’ailleurs utilisée par l’avocat de Léonor pour pointer du doigt l’ancien inspecteur et coordinateur Gonçalo Amaral, responsable pour l'enquête à la disparition et mort de Joana en 2004 et de Madeleine McCann en 2007.

Dans le document que l’avocat a écrit et que Léonor signe, l’ancien inspecteur est accusé de connaitre la vérité : "Si monsieur Gonçalo le sait, alors pourquoi a-t-il demandé qu’on me batte ? Pourquoi ?".

En déclarations à la presse portugaise, l’ancien coordinateur du DIC de la PJ à Portimão, s’est contenté de dire que Léonor Cipriano a déjà été considérée comme psychopathe (voir vidéo du psychologue Paulo Sargento) et qu’elle ment, soulignant que la mère de Joana, aussi bien que son frère João ont été jugés et condamnés pour la mort de Joana, tout "le reste sont des mensonges qui circulent".

L’avocat de Gonçalo Amaral, António Cabrita, va plus loin et après avoir considéré que le document présenté par Marcos Aragão n’a aucune relevance pour le procès en cours contre les cinq inspecteurs, affirme ne pas croire qu’il s’agit d’un discours de Léonor, mais plutôt l’œuvre de quelqu’un d’autre : "une évidente Instrumentalisation de la détenue à d'autres fins", notamment souiller l’image de Gonçalo Amaral.

Révision de la condamnation de Léonor doit attendre la fin du jugement d’Amaral

La demande de révision de jugement de Léonor et João Cipriano restera à attendre le résultat final du procès des cinq inspecteurs de PJ, accusés d’avoir commis des actes de torture au cours d’un interrogatoire, le lendemain de la confession de Léonor en présence de son avocat de l’époque.

En novembre 2005, les deux frères ont été condamnés, respectivement, à 20 ans et quatre mois de prison et à 19 ans et deux mois, mais, en mai 2008, la Cour Suprême de Justice a réduit les peines pour 16 ans et huit mois de prison.

 

16/01/2009

L’affaire Cipriano : Leonor change d’histoire une nouvelle fois et accuse l’oncle d’avoir tué Joana

464514.gif.jpgLéonor Cipriano, la mère de Joana, la petite fille de sept ans disparue au sud du Portugal en décembre 2004, à une nouvelle fois changé sa version des faits, cette fois-ci à propos de la mort de sa fille.

Jugé et condamné pour l’assassinat de Joana, Léonor Cipriano participe aujourd’hui dans le jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) portugaise, accusés par le Ministère Public d’avoir commis des actes de torture à son encontre.

Hier, comme avait d’ailleurs "prédit" son avocat, Marcos Aragão Correia, à l’occasion du lancement de son livre, Léonor Cipriano a accusé l'oncle de Joana d´avoir assassiné l’enfant après avoir essayé de la vendre.

João Cipriano.jpgSelon Léonor, dans un document signé hier en prison, João Manuel Domingos Cipriano aurait tué Joana après avoir raté la livraison de l’enfant à ses acheteurs.

Aujourd’hui, vers 16 heures (15 h au Portugal) Marcos Aragão Correia, l’avocat de Léonor, accompagné du beau-père de Joana, António Leandro David Da Silva, lira un communiqué à la presse, devant l’entrée du Tribunal de Faro ou se déroule le jugement des inspecteurs de la PJ. Après ce communiqué, le document, au total de huit pages, sera livré au Ministère Public.

Une affaire réveillée pour servir le cas Madeleine McCann

Marcos Aragão Correia.pngAprès avoir trainé dans les tiroirs du Ministère Public pendant plusieurs années, pendant lesquelles les différents procureurs n’ont jamais réussi à établir avec certitude si Léonor Cipriano a été véritablement agressé et par qui, il a fallu l’affaire Madeleine McCann et un "divorce" de plus entre la police et les magistrats, pour que cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) soient accusés d’actes de torture… parmi eux le responsable de l’investigation à la disparition de Maddie.

Étonnamment, Gonçalo Amaral n’est devenue arguido dans ce procès qu’après avoir considéré les parents de Maddie comme suspects dans la disparition de leur fille, ce que tout policier aurait fait au vu des divers éléments de l’enquête.

Même si tous les spécialistes sont d’accord pour affirmer que l’affaire Joana Cipriano n’a aucune relation avec la disparition et mort de Madeleine McCann, les médias britanniques (et quelques portugais) ont été instigués à "réveiller" cette histoire afin de mettre en cause le responsable de l’enquête au sein de la Police Judiciaire, Gonçalo Amaral.

Aujourd’hui, quatre ans après l’assassinat et la disparition du corps de Joana, Marcos Aragão Correia, l’avocat qui a travaillé avec les détectives espagnols de Metodo 3 au service de Kate et Gerry McCann est devenu également l’avocat de Léonor Cipriano et continue à vouloir lier les deux affaires, visant à chaque fois le travail de Gonçalo Amaral.

"Indépendamment de tout ce que concerne l’affaire Cipriano – ou il n’a rien à cirer — si Marcos Aragão Correia réussit à ternir l’image d’Amaral, il aura par la même occasion réussi à redorer l’image des McCann," affirme un spécialiste en communication de la Police Judiciaire, soulignant que "c’était l’objectif tracé avec les Espagnols".


Lire aussi :
Marcos Aragão Correia : à une "vision" de l’affaire Cipriano
Jugement de Gonçalo Amaral le 24 octobre
Mère de Joana condamné une nouvelle fois
"Nous l’avons battu (Léonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"
Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions
Affaire Cipriano : Extrait d'entrevue avec le psychologue et professeur universitaire Paulo Sargento